
| Haaretz (Le pays)
L’Iran a procédé durant Yom Kippour à un essai de missiles à longue portée | The Jerusalem Post
Alors que la crise autour du nucléaire s’aggrave, l’Iran teste des missiles à longue portée | |
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| Maariv (Le soir) Assaf Goldring s’est suicidé | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Assaf Goldring : La peine de mort | |
Israël-Palestiniens
Affrontements violents sur le mont du Temple : 20 Palestiniens et 17 policiers blessés / Avi Issacharof, Yehonathan Lis et Barak Ravid – Haaretz
Une vingtaine de Palestiniens ont été blessés avant-hier lors de graves affrontements entre la police et des manifestants palestiniens qui tentaient de chasser un groupe de touristes de l’esplanade du mont du Temple à Jérusalem. Dix-sept policiers ont également été blessés dans les affrontements, dix d’entres eux ont été évacués vers les hôpitaux de la ville. Onze manifestants ont été arrêtés et placés en garde à vue.
Le mufti de Jérusalem, Ikrama Sabri, soupçonné d’avoir incité les manifestants à la violence, devrait être interrogé aujourd’hui.
Ces incidents ont provoqué de vives réactions de la part de l’Autorité palestinienne et de la Jordanie. De hauts responsables palestiniens et la presse officielle ont vivement condamné Israël. En une du journal palestinien al-Ayam on pouvait lire hier « 20 blessés dans la lutte pour la défense d’al-Aqsa », tandis que Nabil Abou Radeina, porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, condamnait « l’entrée de groupes juifs extrémistes dans la mosquée al-Aqsa ». Saëb Erekat, chef de l’équipe de négociation de l’OLP, a condamné une « attaque contre al-Aqsa et des fidèles » et une tentative de modifier la situation sur le terrain.
Les incidents ont également été suivis d’une vive protestation de la part de la Jordanie. A quelques heures du début du jeûne de Yom Kippour, le ministère jordanien des Affaires étrangères a convoqué un diplomate israélien pour lui faire part de sa protestation.
Les Jordaniens ont tenu à exprimer « une vive protestation auprès du gouvernement israélien suite à l’entrée des policiers israéliens dans la mosquée al-Aqsa ». Ils se sont déclarés « choqués par cet acte d’agression » et ont réclamé « l’arrêt immédiat de toutes les provocations qui menacent la sécurité de la région et risquent de porter atteinte aux efforts de paix ».
Le principal affrontement a éclaté avant-hier matin sur le mont du Temple. Près de cent cinquante musulmans ont jeté des pierres vers un groupe de touristes français qui visitaient le mont. Ces touristes étaient escortés par les forces de l’ordre, comme il est d’usage ces dernières années. Des policiers postés à proximité ont rapidement pris le contrôle la situation en tirant des grenades aveuglantes vers les manifestants.
La situation s’est ensuite progressivement calmée suite au déploiement de forces de police sur le mont. Des Palestiniens plus âgés sont eux aussi venus en aide à la police et ont tenté de calmer les esprits. Plus tard, des affrontements ont éclaté entre de jeunes musulmans et la police dans les ruelles de la vieille ville. Près de l’accès au mont du Temple, plusieurs dizaines de musulmans se sont affrontés aux policiers qui leur refusaient l’entrée sur l’esplanade. Selon la police, quinze manifestants ont été légèrement blessés dans les affrontements et ont dû être évacués vers un hôpital de la ville. La police affirme que ces manifestants ont été blessés par les jets de pierre des autres manifestants et non par les policiers.
Avant-hier soir, les affrontements ont repris dans le village d’Isawiya où une vingtaine de cocktails Molotov ont été lancés en direction des forces de l’ordre. Plusieurs dizaines de manifestants ont brûlé des pneus et jeté des pierres vers les policiers sur la route menant au village. Cinq policiers ont été légèrement blessés. Deux autres cocktails Molotov ont été jetés vers les maisons d’habitants juifs dans le village de Silwan sans causer de dégât.
Le document du retrait / Ben Caspit et Maya Bengal – Maariv
« Toute négociation sur un accord permanent entre Israël et les Palestiniens se basera sur les lignes de 1967 ». C’est un des titres du document rédigé par la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, et remis à son successeur, Hillary Clinton.
Ce document de onze pages a été rédigé par Mme Rice à la veille de la passation de pouvoirs à Washington et son but est d’assurer la continuité entre les gouvernements Bush et Obama.
Un haut responsable de la Maison Blanche a déclaré la semaine dernière que c’est là la politique héritée du gouvernement précédent et c’est également l’opinion du président Obama. C’est également une des raisons pour lesquelles Obama a déclaré dans son discours devant l’assemblée générale des Nations-Unies qu’Israël « doit mettre fin à l’occupation commencée en 1967 ».
Ce document transmet à l’actuel gouvernement tout ce qui a été obtenu dans le cadre des négociations entre les parties au cours des huit ans de George Bush à la Maison Blanche. L’accord permanent, affirme le document, doit inclure une solution à toutes les questions en suspens, y compris Jérusalem, les réfugiés, l’eau, les frontières, etc.
Rappelons qu’Israël exige que le gouvernement américain reconnaisse aussi les accords auxquels sont parvenus Jérusalem et Washington sous George Bush et, en premier lieu, les lettres adressées par George Bush en avril 2004 qui évoquaient les blocs de colonies et affirmaient que les Etats-Unis sont favorables à ce que, dans le cadre des négociations, soient pris en compte « les changements démographiques sur le terrain ». A présent, il s’avère que le gouvernement Bush a transmis au gouvernement suivant le « bâton », les frontières de 1967, mais on ignore s’il a transmis la « carotte ».
Dans les semaines à venir, d’ici la mi-octobre, les Américains ont l’intention d’exercer de fortes pressions sur Israël et l’Autorité palestinienne pour faire avancer le processus de paix. Demain, les conseillers du Premier ministre partiront pour Washington pour la suite des contacts. Ils y rejoindront l’équipe palestinienne dirigée par Saëb Erekat. Les deux équipes engageront des pourparlers en vue de la reprise des négociations. La semaine prochaine, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, sera à nouveau dans la région.
Escalade dans le sud : l’armée de l’air a visé un lance-roquette / Amir Bouchbout et Ouri Binder - Maariv
A la fin d’une période calme, la tension remonte dans l’ouest du Néguev. Hier, jour de Kippour, un appareil de l’aviation a visé un lance-roquettes prêt à actionner qui était déposé dans le nord de la bande de Gaza. Le raid israélien est intervenu après que, plus tôt dans la journée, trois roquettes aient été tirées vers le Néguev. L’une d’entre elles a explosé sur le territoire palestinien, près de la clôture frontalière, tandis que les deux autres se sont abattues sur des zones inhabitées dans l’ouest du Néguev, ne causant ni victime ni dégât.
Des responsables militaires du commandement sud de Tsahal rappellent que ces derniers tirs de roquettes s’ajoutent à de nombreuses tentatives des organisations terroristes palestiniennes d’embraser la région au cours de la semaine dernière. A Yom Kippour, des terroristes ont ouvert le feu depuis le centre de la bande de Gaza sur une patrouille de Tsahal qui longeait la clôture. Lors d’un autre incident, des terroristes ont lancé un missile sur une patrouille de Tsahal. Dans les deux cas, il n’y a pas eu de victimes ou de dommages. Tsahal a riposté par des armes légères et des obus de mortier.
« Depuis le début de 2009, il y a eu plus de quarante incidents où des mines ont été découvertes le long de la clôture, soit le double par rapport à la même période l’année précédente », indiquent des responsables du commandement sud, avant d’expliquer : « pas mal d’organisations terroristes à Gaza voient comment le Hamas durcit ses positions et cherchent à se montrer plus extrémistes face à Israël ».
Régional
Une nouvelle provocation d’Ahmadinejad / Amit Cohen et Amir Bouchbout - Maariv
Alors que les Israéliens observaient le jour de Kippour, l’Iran a poursuivi hier ses incitations contre le monde en lançant des missiles à longe portée capables d’atteindre Israël. Cette dernière provocation de Téhéran intervient à trois jours des négociations avec les Six qui auront lieu jeudi prochain à Genève, et quelques jours seulement après la révélation de l’installation nucléaire secrète d’enrichissement d’uranium dans la ville de Kom.
En Israël, on suit de près les évènements récents en Iran. Les services de sécurité estiment que les derniers lancements de missiles ne servent qu’à la propagande et ne présentent « aucune nouveauté ». « Normalement, on effectue des essais de ce genre pour tester de nouveaux systèmes, mais les Iraniens le font tous les ans pour provoquer », a expliqué un responsable de la défense./.