07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 04. Août 2009

Mardi 4 août 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

La mission impossible du gouverneur Stanley Fischer : contrôler le cours du dollar

The Jerusalem Post

Un Américain arrêté à Jérusalem dans l’affaire « American Pie », une fraude fiscale de plusieurs millions de dollars

Maariv (Le soir)
Les mains en l’air
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Grippe porcine : Les jeunes en danger

Israël-Palestiniens

L’expulsion et la condamnation / Maya Bengal – Yediot Aharonot

Il y a trois semaines à peine, le Premier ministre déclarait que son gouvernement ne cesserait pas la construction à Jérusalem-est. Aujourd’hui il semble cependant que Binyamin Netanyahu va devoir affronter de vives protestations. La construction à Jérusalem-est crée un front international uni et déterminé contre Israël et les constructions destinées à la population juive.

L’expulsion avant-hier de deux familles palestiniennes de leur maison du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-est – après que la Cour suprême ait établi que ces maisons appartenaient à des familles juives – a provoqué la colère du monde envers d’Israël. L’Egypte, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Turquie, la Jordanie, la Norvège et la Suède ont vivement critiqué Israël. La Suède, qui préside l’Union européenne, a même convoqué hier l’ambassadeur d’Israël, Benny Dagan, pour lui faire part de sa désapprobation. Les Suédois ont remis à l’ambassadeur une protestation de l’Union européenne dans laquelle Israël est accusé de prendre des mesures illégales. En réaction, le directeur adjoint du ministère des Affaires étrangères, Rafi Barak, à l’intention de convoquer aujourd’hui l’ambassadeur de Suède en Israël pour exprimer son mécontentement et expliquer la démarche israélienne.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a elle aussi condamné hier l’expulsion des familles palestiniennes de Sheikh Jarrah. « Ce sont des actes très regrettables. J’ai déjà eu l’occasion de dire que l’expulsion de familles et la démolition de maisons à Jérusalem-est sont incompatibles avec les engagements pris par Israël. J’appelle le gouvernement israélien et la mairie de Jérusalem à s’abstenir de telles provocations », a déclaré Mme Clinton au cours d’une conférence de presse conjointe avec le ministre jordanien des Affaires étrangères, Nasser Judeh, à Washington. « Les deux camps doivent faire preuve de responsabilité et s’abstenir de provocations qui risquent de bloquer la voie menant à un accord de paix. Les mesures unilatérales risquent de nuire aux négociations et seront considérées comme une modification du statu quo ».

Le ministre jordanien a ajouté que Jérusalem-est est une zone occupée. Il a condamné l’expulsion des familles et a appelé à l’arrêt de telles mesures. Les Egyptiens eux aussi ont exprimé leur colère. Chose exceptionnelle, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et bras droit du ministre, Hossam Zaki, a téléphoné à l’ambassadeur d’Israël pour lui faire part de sa protestation en des termes sans équivoque : « Cela porte atteinte aux efforts égyptiens qui visent à faire avancer le processus de paix », « nous sommes déçus » et « c’est une démarche nuisible ».

A ce stade, Israël ne cède pas. « La construction dans l’est de la ville se poursuivra. Nous avons une pleine souveraineté sur Jérusalem et nous ne cèderons pas face aux pressions », a déclaré hier un ministre proche de Binyamin Netanyahu.

George Mitchell dément que les pays arabes aient refusé de faire des gestes envers Israël : « Même les Saoudiens sont prêts à aider » / Orly Azoulay – Yediot Aharonot

Depuis que le Président des Etats-Unis, Barack Obama, a pris ses fonctions à la Maison Blanche, on a beaucoup parlé de la demande américaine qu’Israël gèle la construction dans les colonies. Mais hier, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, a expliqué que ce ne sont pas nécessairement les colonies qui sont au cœur du débat, et que les Etats-Unis adressent des demandes au monde arabe également.

Dans une première interview depuis son entrée en fonction, accordée au New York Times, George Mitchell affirme que le monde s’est fait une fausse idée quant à la manière dont progresse sa mission. « Les Etats-Unis demandent à Israël de faire des choses, mais pas seulement ; ils demandent à tous d’effectuer des démarches », a-t-il déclaré. Selon lui, l’impression selon laquelle les pays arabes ont rejeté la requête du président Obama qui leur demandait des gestes de bonne volonté est fausse. « Nous avons eu de bonnes réactions et une volonté d’agir de la part de nombreux pays dont l’Arabie saoudite. Lors d’entretiens privés, au moins dix pays arabes ont répondu positivement. Ces pays sont prêts à envisager une série de mesures ».

M. Mitchell n’a pas voulu préciser de quelles mesures il s’agit, mais un autre responsable américain a fait savoir qu’il s’agit de gestes destinés à établir la confiance. Selon lui, plusieurs pays arabes sont prêts à envisager de permettre à des compagnies aériennes israéliennes de survoler leur territoire, l’ouverture de représentations commerciales en Israël et la tenue d’interviews de dirigeants arabes par des journalistes israéliens.

Des fonctionnaires américains expliquent que le problème est la mise en œuvre de ces gestes dans le temps. Ils soutiennent que les choses doivent se faire simultanément : Israël doit geler les colonies et les pays arabes doivent procéder à ces gestes. Or, chaque camp veut que l’autre soit le premier à agir. Un responsable américain indique que des progrès importants ont été réalisés en vue de l’ouverture de représentations commerciales, mais que rien de définitif n’a été conclu car chaque pays arabe attend qu’un autre pays soit le premier à exprimer son accord.

Parallèlement, la Maison Blanche envisage de lancer dans les semaines à venir une campagne médiatique de grande envergure afin de promouvoir le plan de paix au Proche-Orient du Président Obama. Par la suite, le Président américain pourrait même accorder des interviews à des chaînes télévisées israéliennes et arabes pour expliquer les grandes lignes de son plan et préciser comment il compte parvenir à une paix globale entre Israël et les Palestiniens et entre Israël et les pays arabes.

Intérieur

La loi Mofaz et la loi sur la privatisation des terres ont été approuvées / Mazal Moualem – Haaretz

Après une série de reports, des révoltes au sein de la coalition, des menaces de limogeage à l’encontre des ministres et un compromis vide de contenu avec le parti travailliste, le Premier ministre Netanyahu est parvenu hier à faire voter en deuxième et troisième lectures la « loi Mofaz » et la loi sur la privatisation des terres qui étaient devenues pour lui un but important et une question de principe.

Binyamin Netanyahu entame les vacances parlementaires relativement serein mais l’adoption de la loi sur les terres a creusé la fracture à l’intérieur du parti travailliste qui se rapproche d’une scission ; une telle scission serait une mauvaise nouvelle pour la coalition de Netanyahu. La situation est problématique aussi au sein de Habayit Hayehoudi et il n’est pas impossible que Zevulun Orlev et Uri Orbach, les deux députés du parti qui ont voté contre la loi sur les terres, deviennent eux aussi des « rebelles » à partir de la prochaine session parlementaire.

La « loi Mofaz », destinée à permettre à sept députés du parti Kadima de faire scission pour rejoindre le Likoud, a été approuvée par 60 députés contre 43, les quatre « rebelles » du parti travailliste votant contre. Le président de la Knesset, Reuven Rivlin, un des principaux opposants à la loi au sein du Likoud, n’a pas pris part au vote. Shaul Mofaz s’en est à nouveau pris au Premier ministre Netanyahu, soulignant qu’il n’a aucune intention de faire scission.

Si le vote de la loi Mofaz s’est déroulé dans un calme relatif, celui de la loi sur la réforme de la Direction des Terres d’Israël a été houleux et chargé d’émotion. Selon cette loi, 4 % des terres appartenant à l’Etat (soit près de 80 000 hectares) passeront dans des mains privées. Certains de ces terrains sont d’ores et déjà construits et habités, d’autres seront commercialisés ultérieurement. Binyamin Netanyahu est parvenu à faire adopter cette loi à la majorité de 61 voix contre 45.

Sept députés de la coalition ont voté contre la loi : les quatre « rebelles » du parti travailliste – Ophir Pinès, Yuli Tamir, Amir Péretz et Eytan Kabel – la députée travailliste Shelly Yahimovitz ainsi qu’Uri Orbach et Zevulun Orlev de Habayit Hayehoudi. Ceux parmi les ministres et vice-ministres travaillistes qui, s’opposant à la privatisation des terres, s’étaient absentés il y a deux semaines et avaient entraîné le report du vote, ont voté hier en faveur de la loi sous les huées des députés du parti Kadima.

Liberman : Dans deux ans je serai toujours président du parti / Arik Bender – Maariv

« Si, après l’audition, le Conseiller juridique du gouvernement décide de m’inculper, je démissionnerai de mes fonctions de ministre des Affaires étrangères et, sous trois à cinq mois, je quitterai aussi la présidence d’Israël Béteinou ». C’est l’engagement pris hier par le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, qui a provoqué une vive émotion chez de nombreux membres de son parti.

Au lendemain de l’annonce de la police qui a recommandé son inculpation pour une série de délits graves, Avigdor Liberman a choisi la salle de la commission des lois de la Knesset pour y tenir une conférence de presse. Plusieurs dizaines de journalistes étaient présents ainsi que tous les députés du parti Israël Béteinou (à l’exception d’Anastasia Mikhaéli, en congé de maternité).

De nombreux regards étaient tournés vers le ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, dont on pouvait voir l’embarras. En effet, ni Aharonovitch ni aucun des députés ne savait ce qu’Avigdor Liberman était sur le point de dire. Or, une diatribe du président de son propre parti contre les enquêteurs aurait placé le ministre de la Sécurité intérieure dans une situation délicate.

Mais Avigdor Liberman est resté calme, du moins en apparence, et s’est déclaré heureux « qu’au terme de grands efforts, l’enquête se soit terminée. A présent, j’espère que le parquet aussi nous donnera une réponse rapidement. Je dois avouer qu’hier j’ai passé en revue les événements et ce sur quoi j’ai été interrogé au cours des dernières années et je vous le dis : Je n’ai rien à me reprocher et, si c’était à refaire, je referais la même chose ».

Autour de la table, de nombreux visages étaient tendus. Au sein d’Israël Béteinou on sait bien que si le leader du parti se voit obliger de quitter le gouvernement et la Knesset, l’avenir du parti pourrait bien être remis en question. Liberman a eu beau tenter de rassurer ses collègues en affirmant : « J’estime que l’année prochaine, et dans deux ans aussi, je serai toujours président du parti et ministre des Affaires étrangères et je vous promets que, quoi qu’il arrive, aux prochaines élections nous franchirons la barre des vingt sièges », aucun des députés du parti n’a souri et la salle est restée silencieuse./.

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