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ISRAËL-PALESTINIENS
Abou Mazen refuse toujours / Amit Cohen et Maya Bengal – Maariv
Malgré sa rencontre hier avec le président égyptien, Hosni Moubarak, le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen persiste dans son refus d’entamer des négociations diplomatiques, tant qu’Israël n’aura pas accédé à ses demandes parmi lesquelles un arrêt total de la construction dans les colonies. « Les Palestiniens veulent obtenir des garanties américaines concernant Jérusalem et les réfugiés », affirmait hier un haut responsable israélien.
« Le président Moubarak m’a affirmé que Jérusalem devra faire partie des négociations », a déclaré hier le président de l’Autorité palestinienne au terme de sa rencontre avec le président égyptien à Sharm el-Sheikh et à laquelle participaient aussi le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, et le chef des services de renseignement, Omar Suleiman. Cette rencontre se tenait quelques jours après le déplacement en Egypte du Premier ministre Netanyahu et du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, Binyamin Ben Eliezer, qui ont demandé au président Moubarak de faire pression sur les Palestiniens afin qu’ils reprennent les négociations avec Israël.
Au cours de l’entretien d’hier, le président Moubarak a exposé les sujets qui ont été évoqués lors de sa rencontre avec Binyamin Netanyahu, mais Abou Mazen est demeuré impassible. « Nous ne souhaitons pas juger des propositions qui restent pour l’heure vagues. Nous ne nous opposons pas en principe à des négociations ou à des rencontres et nous ne posons pas de conditions, mais nous l’avons dit et le disons encore : quand la construction dans les colonies cessera et que les principes internationaux seront reconnus, nous serons prêts à reprendre les négociations », a-t-il déclaré.
En attendant, Hosam Zaki, porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, a confirmé hier que le gouvernement américain a élaboré un nouveau plan qui prévoit la création d’un Etat palestinien d’ici deux ans. Omar Suleiman et Ahmed Aboul-Gheit entameront jeudi une série de rencontres à ce sujet avec des responsables américains et britanniques.
A ce stade, l’objectif de l’Egypte, des Etats-Unis et d’Israël est la tenue le mois prochain d’un sommet au cours duquel les pourparlers entre Israël et les Palestiniens seront lancés sous l’égide de l’Egypte et avec le soutien des Etats-Unis et de la Jordanie. Les propos d’Abou Mazen après la rencontre d’hier diminuent les chances que ce sommet ait lieu, mais les responsables israéliens restent optimistes.
« J’ai le sentiment que l’on assiste ces dernières semaines à un changement d’atmosphère et j’espère que l’on est en train d’évoluer vers une reprise du processus diplomatique », a déclaré hier le Premier ministre Netanyahu lors d’une réunion du groupe parlementaire Likoud. Un proche du Premier ministre a lui affirmé que l’on s’attend à une reprise des pourparlers au début du mois prochain.
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, qui participe aux efforts en vue d’une reprise des pourparlers, a déclaré hier : « Il faut écourter les préliminaires, raccourcir le corridor, pour que nous nous retrouvions rapidement engagés dans des négociations au terme desquelles on parviendra à un accord sur la base du principe de deux Etats pour deux peuples ».
Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, est en revanche peu optimiste. Hier, il rencontrait le représentant du Quartette, Tony Blair, a qui il a affirmé qu’on ne pourra parvenir à sur les frontières permanentes d’ici neuf mois ni à un accord global d’ici deux ans. « Il s’agit d’un objectif irréaliste et c’est pourquoi il faut entamer des pourparlers directs sans prendre d’engagement et sans consacrer une date ou une autre », a déclaré M. Liberman.
DIPLOMATIE
Uzi Arad a effectué une visite confidentielle en Inde / Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Une délégation israélienne dirigée par le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, s’est rendue avant-hier en Inde dans le cadre du dialogue stratégique entre les deux pays. A la demande des Indiens, cette visite avait été gardée secrète avant d’être révélée hier matin par la chaîne américaine en langue arabe al-Hurra.
La délégation était constituée de représentants des ministères de la Défense et des Affaires étrangères et des services de sécurité qui se sont entretenus avec de hauts responsables indiens.
Les entretiens ont porté sur une variété de sujets dont la menace iranienne, la crainte que l’arsenal nucléaire pakistanais ne tombe dans de mauvaises mains ou la coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme qui s’est nettement renforcée depuis les attentats de Bombay.
Le voyage des officiers a été annulé de crainte qu’ils ne soient arrêtés / Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Israël a annulé au dernier moment une visite de travail en Grande-Bretagne d’officiers israéliens, de crainte que des mandats d’arrêt soient émis contre eux.
La délégation israélienne, qui aurait dû être constituée de colonels, de lieutenants-colonels et de commandants, avait été invitée par l’armée britannique pour étudier de possibles collaborations dans le domaine militaire. Israël, qui craignait que des mandats d’arrêts soient émis contre ses officiers, s’était préalablement adressé au gouvernement britannique, lui demandant de se porter garant des officiers. En effet, il y a deux semaines, un mandat d’arrêt a été émis contre le chef de l’opposition, Tzipi Livni, et le ministre de la Défense, Ehud Barak, a lui aussi fait l’objet de telles tentatives.
Au grand étonnement des Israéliens, les Britanniques ont fait savoir la semaine dernière qu’ils ne pourraient pas garantir que les officiers ne seraient pas arrêtés. Après plusieurs consultations, Israël a décidé de ne pas prendre de risques et d’annuler le voyage de la délégation.
En Israël on considère qu’il s’agit là d’un incident grave qui porte atteinte aux relations militaires entre les deux pays. De hauts responsables politiques affirment que la situation actuelle en Grande-Bretagne est intenable et réclament que la loi soit modifiée immédiatement.
Cette question sera évoquée lors des entretiens qu’aura aujourd’hui la procureure générale britannique, Patricia Janet Scotland, avec le ministre de la Justice, Yaakov Nééman, le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, et le conseiller juridique du ministère des Affaires étrangères, Ehud Keinan. Mme Scotland, qui est en Israël dans le cadre d’une visite privée, participera aussi à une conférence à l’université hébraïque de Jérusalem./.