07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 06. Juin 2009

Mercredi 10 juin 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Ehud Barak : Ce gouvernement vous surprendra

The Jerusalem Post

Israël dit à George Mitchell ne pas avoir l’intention de stopper la croissance naturelle dans les colonies

Maariv (Le soir)
Iran : Au cœur du choix
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Les Etats-Unis proposent : Une conférence internationale

Diplomatie

Mitchell essaie de calmer le jeu / Mérav David, Arik Bender & Jacky Hougui – Maariv

Après plusieurs semaines d’échanges de messages « mordants » entre l’administration Obama et le gouvernement Netanyahu, l’émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell, est arrivé hier en Israël pour une série de rencontres avec des responsables israéliens. Le but de sa visite est de calmer le jeu dans le dialogue entre les deux pays, à quelques jours du discours que Binyamin Netanyahu doit prononcer à l’université Bar-Ilan et dans lequel il devrait exposer son programme politique.

George Mitchell s’est entretenu hier avec Binyamin Netanyahu pendant pas moins de quatre heures dont deux heures en tête-à-tête, précédées par une rencontre restreinte à laquelle ont participé, du côté israélien, le ministre chargé des services de renseignements, Dan Meridor, le chef du Conseil de sécurité nationale, Uzi Arad, et le conseiller de M. Netanyahu, Me Yitzhak Molho.

Le cabinet du Premier ministre a qualifié l’entretien d’« amical et positif ». M. Netanyahu aurait affirmé à George Mitchell qu’Israël « œuvre à la promotion de la paix et de la sécurité avec nos voisins palestiniens ainsi qu’avec l’ensemble du monde arabe ».

Auparavant, M. Mitchell a rencontré le président Shimon Pérès qui participe lui aussi aux efforts destinés à atténuer les pressions américaines. M. Pérès a souligné qu’il y a « un consensus en Israël concernant la nécessite d’évacuer les colonies sauvages et de ne pas créer de nouvelles colonies mais, pour ce qui est de la croissance naturelle dans les blocs d’implantations, il faudra continuer à négocier de manière intensive pour parvenir à des ententes ». Pour sa part, George Mitchell a assuré au président Pérès que « l’engagement américain en faveur de la sécurité d’Israël ne saurait être mis en cause », ajoutant que l’administration américaine « œuvre afin d’obtenir une paix globale au Proche-Orient, dans le cadre de laquelle Israël, comme Etat juif, vivra dans la paix et la sécurité aux côtés de l’Etat palestinien ».

Les Etats-Unis proposent : une conférence internationale / Orly Azoulay et Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Bien que le Premier ministre Netanyahu n’ait pas encore déclaré qu’il accepte le principe de deux Etats, et malgré la poursuite de la controverse concernant le gel de la construction dans les colonies, le président américain, Barack Obama, ne cesse de promouvoir son projet de paix dont l’objectif final est la création d’un Etat palestinien avant la fin de son mandat en 2012.

Selon le plan Obama, au cours des dix-huit mois à venir s’établira un dialogue significatif entre Israël et les Palestiniens visant à obtenir une avancée qui permettra de déclarer l’indépendance de l’Etat palestinien dès 2012. Cet été, Obama prononcera un discours dans lequel il présentera les grandes lignes de son plan.

A la Maison Blanche on attend encore les réponses du Premier ministre Netanyahu concernant deux questions centrales : Israël arrêtera-t-il la construction dans les colonies ? Israël s’engagera-t-il à entamer des pourparlers sur la base du principe de deux Etats ? Des réponses seront données, du moins partiellement, dans le discours que prononcera Netanyahu dimanche à l’université Bar-Ilan. Netanyahu devrait semble-t-il se déclarer prêt à participer à une démarche conduite par le communauté internationale et visant à obtenir une paix régionale.

Dans le cadre de cette démarche, Israël devrait accepter la création d’un Etat palestinien dans des frontières provisoires, une idée qu’avaient rejetée les Palestiniens de crainte que ces frontières provisoires ne deviennent permanentes. Netanyahu considère ce discours comme sa véritable investiture et compte dévoiler le programme politique qu’il a élaboré au cours des dix dernières années.

Parmi les moyens évoqués pour promouvoir un accord régional, l’organisation d’une conférence internationale à laquelle participeraient Israël, les pays arabes modérés, les Palestiniens, les Américains ainsi que d’autres pays qui s’engageront en faveur du processus.

En coulisses, il existes des contacts diplomatiques intensifs entre Israël, les Etats-Unis, la France, la Russie, l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Jordanie, les Etats du Golfe et l’Union européenne afin de faire avancer cette démarche.

Israël tend à accepter l’idée d’une conférence internationale, à condition qu’il soit déclaré que le futur Etat palestinien sera démilitarisé et que les grands blocs de colonies resteront sous contrôle israélien, dans le cadre, semble-t-il, d’échanges de territoires.

La Syrie pourrait elle aussi être invitée à la conférence. L’émissaire américain, George Mitchell, se rendra après-demain à Damas et à Beyrouth pour voir s’il y a lieu de faire participer les Syriens aux pourparlers.

Barak : Ce gouvernement vous surprendra / Etgar Kéret – Haaretz [A l’occasion de la Semaine du livre, le Haaretz publie aujourd’hui une édition entièrement rédigée par des écrivains]

Ehud Barak s’exprime ce soir devant le Conseil pour la paix et la sécurité. La salle est remplie d’anciens de l’armée, du Shabak et du Mossad ou, comme l’a résumé un des journalistes, « de grands pontes des services de sécurité à travers les âges. Ces gens là nous ont mené de désastre en désastre ».

Barak dit à l’assistance ce qu’il a sûrement déjà dit à Netanyahu : Du point de vue d’Israël, ce serait une erreur d’être ceux qui empêchent Barack Obama d’essayer de mettre de l’ordre au Proche-Orient. Netanyahu a-t-il entendu et a-t-il été convaincu ? Nous le saurons dimanche prochain.

Ehud Barak parle de la nécessité d’une solution. Si nous ne nous séparons pas en deux Etats, dit-il, nous nous retrouverons soit sous un régime d’apartheid, soit dans un pays où nous serons une minorité. Mais il ajoute immédiatement que cela fait des années que nous tentons de parvenir à un tel accord et qu’à chaque fois nous échouons à cause de l’autre camp. L’accord auquel il faut aspirer est un accord définitif, que l’on ne peut renégocier, ajoute-t-il. Mais il souligne alors que chez nos voisins, rien n’est définitif et que la situation peut se détériorer en un instant à cause d’un bulletin de vote ou d’un doigt sur la gâchette.

Son discours est rationnel, argumenté, précis. Le texte est pragmatique, mais ce qui se cache sous le texte est franchement désespérant : Nous ne pouvons pas survivre sans accord, mais il n’y a personne avec qui signer cet accord. Il faut essayer mais, entre nous, ça ne marchera pas. Le mot « occasion » est prononcé à plusieurs reprises mais est à chaque fois suivi d’une sorte de soupir abattu. Etre un pessimiste de droite, c’est une carrière, mais être pessimiste et diriger un parti de gauche, ce n’est pas une expérience agréable.

Savez vous ce que Binyamin Netanyahu va dire ce dimanche ?

Je l’ignore. J’ai des suppositions, mais pas plus. Les débats que mène le Premier ministre sont de véritables débats. Parmi les personnes qui y participent, certaines sont connues pour les déclarations emphatiques qu’ils font au dehors mais, en fin de compte, quand on se retrouve assis dans la pièce, ce qui compte c’est ce qu’il convient de faire pour le pays et non ce que nous avons imaginé, ce que nous avons rêvé ou ce qui émane de notre idéologie. Ce gouvernement vous surprendra.

Pensez-vous qu’il dira qu’il aspire à deux Etats pour deux peuples ?

Tout le débat auquel nous assistons aujourd’hui concernant les deux Etats pour les deux peuples a pour origine une requête lors de la campagne électorale. Kadima a réclamé du Likoud qu’il le dise, le Likoud n’a pas voulu le dire et je pense que l’on en a fait quelque chose de disproportionné. A partir du moment où le gouvernement reconnaît tous les accords précédemment conclus, cela inclut la Feuille de route. Et dans la Feuille de route, le principe de deux Etats est explicitement mentionné. On ne peut rien y faire. Et ce n’est pas une mauvaise chose. Il est vrai que, maintenant que le Hamas est au pouvoir, la Feuille de route doit être modifiée. Mais cet base demeure et c’est pourquoi j’estime que la réticence à en parler n’est pas une question de principe. Notre peuple vit dans l’Etat d’Israël. L’autre peuple, où vit-il ? dans une cage ? dans une prison ? une piscine ? Il vit dans son Etat. Je ne pense pas qu’il y ait de véritable controverse à ce sujet.

Régional

Attention, optimisme / Jacky Hougui – Maariv [Série de questions et réponses concernant l’élection présidentielle iranienne]

Qui est le meilleur candidat pour Israël ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n’y a pas de réponse évidente à cette question. Si Mir Hussein Moussavi l’emporte, un vent nouveau soufflera en provenance de Téhéran. Mais un président modéré risque de donner une image positive du régime et, dans le même temps, de « couvrir » les avancées du programme nucléaire. Pour de nombreux responsables israéliens, Mahmud Ahmedinejad a servi la communication israélienne, ses déclaration ayant contribué à convaincre la communauté internationale du danger que représente le régime iranien./.

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