07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 01. NOVEMBRE 2009

Mercredi 11 novembre 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

LE MINISTRE DES FINANCES YUVAL STEINITZ : LES ARABES ET LES ULTRA-ORTHODOXES SONT RESPONSABLES DE LEUR SITUATION ECONOMIQUE

The Jerusalem Post

L’IMPORTANCE DE CETTE VISITE S’AVERERA A L’AVENIR, A DECLARE NETANYAHU APRES L’ENTRETIEN AVEC OBAMA

Maariv (Le soir)
AVEC LE SOUTIEN DE NETANYAHU : LA LOI QUI BLOQUE TOUT ACCORD DE PAIX
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
LA RENCONTRE ET L’EMBARRAS

DIPLOMATIE

Bernard Kouchner : « Israël ne croit plus à la paix » / Lior Zilberstein – Yediot Aharonot

Si le Premier ministre Binyamin Netanyahu espère que l’accueil que lui sera réservé aujourd’hui en France sera plus chaleureux que celui dont il a bénéficié aux Etats-Unis ces deux derniers jours, il devrait être déçu.

Hier, peu avant l’atterrissage du Premier ministre à Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a critiqué le climat en Israël tel qu’il le perçoit. « Ce qui nous fait beaucoup de peine et qui nous choque, c’est qu’il y avait en Israël un grand mouvement de la paix, une gauche qui se faisait entendre et une aspiration à la paix. Il me semble – et j’espère me tromper complètement – que cette aspiration a disparu comme si on n’y croyait plus », a-t-il déclaré lors d’une interview à la station de radio France Inter.

A la question de savoir si le Président français Nicolas Sarkozy est très agacé par l’attitude de M. Netanyahu et par son refus de stopper la colonisation, Bernard Kouchner a répondu : « Agacé n’est pas le mot, il y a un vrai différend politique. Nous avons pensé et nous pensons toujours que le gel des colonisations, c’est-à-dire ne pas coloniser pendant que l’on parle, serait absolument indispensable ».

M. Kouchner devrait participer cet après-midi à la rencontre à l’Elysée entre le Président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre Binyamin Netanyahu. La semaine prochaine, il devrait se rendre en Israël, même si cela n’a pas encore été confirmé officiellement par le ministère français des Affaires étrangères. L’autre invité qui est attendu en France cette semaine est le Président syrien, Bachar Assad, qui devrait être à Paris jeudi et vendredi prochains. Selon les commentateurs, sa visite témoignerait d’un nouveau réchauffement des relations franco-syriennes.

Obama a donné une leçon à Netanyahu / Shimon Shiffer – Yediot Aharonot

« Comment s’est passé l’entretien entre Obama et Netanyahu ? », a demandé hier le sénateur Carl Levin au ministre de la Défense Ehud Barak lors d’une rencontre entre les deux hommes sur la colline du Capitole. « Je ne peux témoigner que de la première partie, à laquelle j’ai participé », a répondu Barak à Levin, qui préside la commission des forces armées du Sénat, avant d’ajouter : « Elle était positive. Nous avons dit au Président Obama que nous sommes sérieux et prêts à payer le prix de compromis et de concessions requis dans le cadre des négociations avec les Palestiniens ».

Lorsque M. Netanyahu est sorti du bureau ovale de la Maison Blanche à l’issue d’un entretien d’une heure et quarante minutes avec le Président Obama, ses conseillers l’attendaient dans le salon Roosevelt pour entendre ce qu’il avait à dire. Selon certains d’entre eux, il avait l’air « très tendu, les lèvres serrées et, surtout, il était moins sûr de lui ». La Maison Blanche n’a pas publié de photo de la rencontre comme il est de coutume de le faire, se contentant d’un communiqué laconique de cinquante et un mots. Ce communiqué évoquait l’amitié de longue date qui prévaut dans les relations israélo-américaines, mais se contentait de dire que la rencontre avait eu lieu et de réitérer l’engagement des États-Unis pour la sécurité d’Israël ».

Ce n’est pas un hasard si Netanyahu a décidé d’annuler les points de presse qu’il avait prévus après cette rencontre nocturne. En effet, le Président américain aurait essayé de lui donner une leçon et de bien lui faire comprendre qu’il trouvait inacceptables les fuites israéliennes. Obama a laissé entendre à Netanyahu que s’il souhaitait bâtir une relation de confiance, il était préférable qu’il reste discret et ne soit plus à l’origine de titres du genre « Veni, vidi, vici ». Netanyahu pour sa part aurait bien assimilé cette insinuation et c’est pourquoi avant son départ pour l’Europe, lorsqu’on l’a interrogé sur le contenu de son entretien avec le Président américain, il a évité de rentrer dans les détails : « Nous avons eu une conversation très positive et concrète », a-t-il déclaré sans faire de commentaire. Les conseillers d’Obama ont eux aussi gardé le silence. Rahm Emanuel, chef de cabinet de la maison blanche, a qualifié la rencontre de « positive ».

Il n’est pas impossible qu’Obama n’ait pas dit à Netanyahu que de bonnes choses. Selon des sources à Washington, Obama aurait voulu faire la lumière sur des propos problématiques imputés à Netanyahu et lui a demandé de ne plus tenter d’intimider la Maison Blanche en se prévalant des appuis qu’Israël possède à Washington.

La présence d’Ehud Barak a aidé Netanyahu à calmer les esprits, Barak étant perçu à Washington comme un acteur positif qui s’emploie à convaincre Netanyahu de faire les concessions nécessaires au redémarrage des pourparlers israélo-palestiniens.

Le Conseil de sécurité : Nous sommes préoccupés par l’affaire du navire d’armes / Yaniv Halili – Yediot Aharonot

L’ONU changerait-il de direction ? Le Conseil de sécurité a exprimé hier son inquiétude suite à l’affaire du navire Francop, arraisonné par Israël la semaine dernière avec à son bord de nombreuses armes destinées au Hezbollah.

Plusieurs membres du Conseil de sécurité, dont la Grande-Bretagne, ont exprimé leur inquiétude face à l’implication de l’Iran dans cette affaire, et ont laissé comprendre, lors du débat, que les armes saisies étaient effectivement destinées au Hezbollah.

C’est la première fois depuis la deuxième guerre du Liban que le Conseil de sécurité exprime une réelle inquiétude quant aux violations de la résolution 1701 par le Hezbollah et la volonté de l’organisation chiite de se réarmer.

Par ailleurs, ces derniers jours, Israël fait pression sur les membres du Conseil de sécurité afin de torpiller le débat sur le rapport Goldstone. Le Yediot Aharonot a appris que les Etats-Unis et la Russie auraient déjà fait savoir qu’ils s’opposeraient à la tenue de ce débat ; la Grande-Bretagne et la France devraient elles aussi s’y opposer. Israël a besoin de huit voix sur quinze pour que le débat soit annulé.

REGIONAL

Gaby Ashkenazi : le Hezbollah possède des missiles pouvant atteindre Tel-Aviv / Yehonathan Liss – Haaretz

S’exprimant devant la Commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, le chef d’état-major a fait savoir hier que le premier bataillon doté du système Dôme de Fer, conçu pour intercepter les tirs de roquettes en provenance de Gaza, serait opérationnel d’ici un an. Il a ajouté que le Hezbollah s’est doté « de dizaines de milliers de missiles, dont certains ont une portée de 300 kilomètres ».

Le général Ashkenazi a ensuite vivement critiqué le rapport Goldstone, affirmant notamment ne pas être « à la tête d’une armée de criminels, de pillards ou de violeurs ». Selon lui, il est arrivé que « Tsahal ait involontairement causé des victimes civiles, de la même manière que nos propres soldats et officiers ont été touchés par des ‘tirs amis’ ».

Le chef d’état-major a indiqué que Tsahal vérifiait toutes les plaintes, et a encouragé tous ceux qui veulent porter plainte à le faire. Selon lui, Tsahal a recueilli jusqu’à présent les témoignages d’une soixantaine de Palestiniens ayant déposé des plaintes. 45 des 100 plaintes déposées jusqu’ici ont mené à l’ouverture d’enquêtes, a-t-il ajouté./.

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