
| Haaretz (Le pays)
Rapport de l’Onu : Israël a commis des crimes de guerre à Gaza | The Jerusalem Post
L’enquête de l’ONU affirme qu’Israël a commis des crimes contre l’humanité à Gaza. Israël : C’est un rapport partial qui renforce le terrorisme | |
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| Maariv (Le soir) Numéro spécial : 24 heures en Israël | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Service militaire des frères des soldats morts au combat : « Maman, signe-moi l’autorisation » | |
Israël-Palestiniens
« C’est une déclaration de guerre » / Itamar Eichner, Eldad Beck et Tova Tzimuki – Yediot Aharonot
En Israël on s’attendait à un rapport particulièrement dur de la commission Goldstone, chargée par le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies d’enquêter sur l’opération Plomb durci. Une réaction mettant en cause la fiabilité du rapport avait même été préparée d’avance. Mais les conclusions du rapport, qui accusent presque exclusivement Israël et ouvrent la voie à des actions en justice personnelles et des plaintes à la Cour pénale internationale, ont surpris le ministère des Affaires étrangères.
Le rapport, qui s’étend sur 574 pages, accuse Israël d’avoir mené une politique systématique de punition collective contre la population civile de Gaza et affirme qu’il existe des preuves des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par Israël. La commission affirme qu’Israël a visé délibérément des infrastructures civiles et a détruit notamment des maisons, des écoles, des hôpitaux et des centres de distribution de nourriture. Le rapport ajoute que Tsahal a volontairement ignoré la distinction entre combattants et civils et il accuse Tsahal d’avoir tiré sur des civils même quand ils sortaient de chez eux en brandissant des drapeaux blancs.
Israël est également accusé d’avoir utilisé des armes interdites par les conventions internationales, telles que le phosphore blanc, et d’actes de torture. La commission, dirigée par le juriste juif sud-africain Robert Goldstone, affirme détenir des informations concernant trente-huit cas spécifiques dans lesquels Israël a commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. « On peut émettre de sérieux doutes quant à la volonté israélienne de mener une enquête approfondie et indépendante », écrit le rapport qui recommande aux Nations-Unies et à la Cour pénale internationale d’envisager le lancement de procédures pour que soient jugés les Israéliens qui sont personnellement responsable de ces « crimes ».
La commission recommande au Conseil des droits de l’homme d’adresser une requête en ce sens au Conseil de sécurité. Celui-ci peut en effet réclamer la création d’un tribunal spécial chargé de juger un pays qui n’est pas membre de la CPI. Il est fort probable que les Etats-Unis qui, eux non plus, ne sont pas membres de la CPI, torpilleront toute initiative de ce type grâce à leur droit de veto. Mais en Israël on craint que les conclusions du rapport ne mènent, malgré tout, à des plaintes à la CPI et n’ouvrent la voie à des actions en justice contre des personnes spécifiques.
« Ce rapport n’est rien d’autre qu’une déclaration de guerre contre Israël », ont déclaré hier de hauts responsables du ministère des Affaires étrangères. « Il nous oblige à nous lancer dans l’une des batailles diplomatiques et juridiques les plus complexes de notre histoire. Nous ne nous attendions pas à un rapport aussi dur. Cela fait du bruit et crée déjà un effet très négatif. La lutte sera longue, mais le fait que le rapport soit si radical et partial joue en notre faveur ».
Dès hier, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a joint le président Shimon Pérès aux efforts d’explication de la position israélienne face aux conclusions du rapport. M. Pérès tiendra aujourd’hui une conférence de presse à ce sujet en présence des représentants de la presse internationale.
Gabriela Shalev, ambassadrice d’Israël aux Nations-Unies et spécialiste de droit international, a réagi hier au rapport : « Cela ne fait que justifier notre décision de ne pas coopérer avec la commission et son mandat partial. Nous ne sommes pas membres de la Cour pénale internationale et celle-ci n’a pas la possibilité ni la compétence pour juger des individus ».
Le ministère des Affaires étrangères a publié une réaction officielle dans laquelle il affirme : « C’est le caractère partial de la résolution qui avait poussé de nombreux pays membres du Conseil des droits de l’homme à ne pas soutenir la commission. C’est aussi pour cela que des personnalités éminentes, telles que Mary Robinson, ancien haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme, ont refusé d’en prendre la tête. Malgré ses réserves, Israël lira attentivement le rapport, comme il le fait toujours ».
Au-delà des critiques à l’égard d’Israël, le rapport établi que des « groupes armés palestiniens » ont commis des crimes de guerre et « semble-t-il, des crimes contre l’humanité » en tirant des roquettes vers Israël. La commission affirme également que l’utilisation par le Hamas de la population gazaouie comme bouclier humain constitue un crime de guerre. Les membres de la commission réclament aussi des ravisseurs de Guilad Shalit de le libérer pour des motifs humanitaires et, en attendant, de lui accorder tous les droits qui lui sont dus et notamment d’autoriser la Croix-Rouge à lui rendre visite.
Mitchell à Netanyahu : Faites preuve de souplesse concernant le gel de la construction pour permettre la tenue du sommet à l’ONU / Barak Ravid et Avi Issacharof – Haaretz
Hier encore, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, n’est pas parvenu à rapprocher les positions d’Israël, des Etats-Unis et de l’Autorité palestinienne, de manière à permettre la réunion d’un sommet tripartite lors de l’assemblée générale des Nations-Unies, la semaine prochaine à New York.
M. Mitchell a demandé hier au Premier ministre Netanyahu de faire preuve davantage de souplesse concernant le gel de la construction dans les colonies, afin que Mahmud Abbas puisse l’accepter et se rendre au sommet tripartite. Hier dans la nuit s’est réuni le groupe ministériel dit « forum des sept » pour débattre une nouvelle fois du sujet et voir si Israël dispose d’une marge de manœuvre supplémentaire.
M. Netanyahu rencontrera ce matin à nouveau l’émissaire américain, leur rencontre d’hier s’étant terminée sans parvenir à un accord. Au terme de l’entretien, le bureau du Premier ministre a publié un communiqué laconique selon lequel la rencontre avait été bonne.
M. Mitchell informera ce matin le Premier ministre Netanyahu de son entretien hier avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, et tentera de parvenir à un compromis concernant le gel de la colonisation qui sera acceptable pour Netanyahu mais qui permettra aussi à Abbas de faire machine arrière et d’annoncer qu’il participera au sommet à New York.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, a rencontré hier après-midi George Mitchell, qu’il a invité à partager le repas de fin de jeûne du Ramadan. Il n’y a toutefois pas eu d’avancée concernant une éventuelle rencontre M. Abbas et le Premier ministre Netanyahu./.