
| Haaretz (Le pays)
Olmert : nous avons des lignes rouges | The Jerusalem Post
Israël a des lignes rouges qu’il ne franchira pas, déclare Olmert | |
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| Maariv (Le soir) Sans Guilad | Yediot aharonot (Les dernières nouvelles ) La ligne rouge | |
* Israël-Palestiniens
Olmert : Israël a des lignes rouges qu’il ne transgressera pas
Au terme du conseil des ministres consacré à l’échec des négociations avec le Hamas, Ehud Olmert a réuni une conférence de presse, rapporte le Haaretz. Il a déclaré aux journalistes qu’Israël « poursuivra les négociations et les efforts destinés à libérer le soldat enlevé Guilad Shalit, mais ne transgressera pas les lignes rouges présentées cette semaine lors des pourparlers du Caire ». Le Premier ministre a précisé qu’aucune nouvelle proposition ne serait communiquée au Hamas, mais que les négociations pourraient toutefois reprendre si l’organisation islamiste acceptait d’adopter à nouveau ce qui avait été convenu auparavant entre les parties.
Au cours de la réunion du gouvernement, l’émissaire de M. Olmert, Ofer Dekel, a révélé pour la première fois qu’Israël avait accepté de libérer 325 des 450 prisonniers dont le Hamas réclame la libération. Parmi ces 325 personnes, il y a de nombreux responsables du Hamas qui dirigeaient sa branche militaire dans les années 1990 et 2000 et sont à l’origine d’attentats meurtriers commis en Israël. Israël a insisté pour que 144 d’entre eux soient expulsés vers la bande de Gaza ou l’étranger. Selon M. Dekel, lundi dernier le Hamas semblait avoir accepté la proposition israélienne d’expulser une partie des prisonniers et de compléter la liste des 450 avec de nouveaux noms mais, plus tard, il a repris ses positions d’origine, qui sont très fermes.
Les chefs des services de sécurité israéliens ont souligné aux ministres qu’Israël ne doit pas aller au-delà de la proposition faite au Caire. Cela causerait « des dommages stratégiques à Israël », a déclaré le chef du Shabak (service de sécurité intérieur), Youval Diskin ; cela « assènerait un coup mortel aux courants palestiniens modérés » et renforcerait considérablement les extrémistes, a affirmé le chef des renseignements militaires, Amos Yadlin. Pour le chef du Mossad, « accepter la liste du Hamas c’est franchir les lignes rouges et se voir infliger des dommages stratégiques ».
Les chefs de tous les services de sécurité ont vivement critiqué la campagne médiatique menée en Israël en faveur de la libération de Guilad Shalit, et les propos tenus par certains ministres à ce sujet, ces dernières deux semaines. Selon eux, cette campagne et ces propos ont persuadé le Hamas qu’il était sur le point d’obtenir la libération de tous les prisonniers et l’ont fait durcir ses positions.
Le gouvernement a nommé une équipe ministérielle dirigée par le ministre de la Justice Daniel Friedman et chargée de proposer au gouvernement des mesures afin d’exercer des pressions sur le Hamas et en particulier sur ses prisonniers incarcérés en Israël. Il s’agit notamment de vérifier sur le plan légal si l’on peut ajuster les conditions de détention des prisonniers palestiniens sur celles de Guilad Shalit, qui est complètement isolé du monde et n’a pas droit aux visites de la croix rouge. Le Yediot note à ce propos que les prisonniers du Hamas vivent dans de très bonnes conditions. De plus, ils ont droit à des téléviseurs et des radios dans leurs cellules, reçoivent tous les jours les journaux, ont accès aux études universitaires et ont droit à des visites de leurs proches, de la croix rouge et de leurs avocats.
Ben Caspit, commentateur politique du Maariv, donne raison à Ehud Olmert dans sa décision de fixer des lignes rouges. Pour M. Caspit, le Premier ministre a fait preuve de leadership en rejetant les conditions du Hamas. M. Olmert, estime le commentateur, a pris sa décision sur la base des prévisions du Shabak selon lesquelles les 144 prisonniers qu’Israël envisageait d’expulser et les 125 autres qu’il refusait de libérer pourraient rétablir sous peu les infrastructures terroristes du Hamas en Cisjordanie, et piloter de nouveaux attentats terroristes, qui feraient de nombreuses victimes israéliennes.
Pour Ofer Shelah, lui aussi commentateur du Maariv, Ehud Olmert n’est pas honnête en prétendant que ses émissaires se soient rendus au Caire pour remettre au Hamas une proposition israélienne actualisée. En réalité, écrit M. Shelah, le prix de ce marché d’échange, soit les 450 prisonniers dont le Hamas réclame la libération, est connu depuis longtemps ; or M. Olmert est décidé depuis longtemps à ne pas s’y résigner. La dernière mission au Caire de ses émissaires n’était donc pas une dernière tentative de signer un accord mais une dernière tentative de convaincre les Israéliens qu’un marché avec le Hamas n’est pas possible. Comme d’habitude, se plaint M. Shelah, on essaie de persuader les Israéliens qu’ils n’ont pas de partenaire de l’autre côté de la frontière.
* Intérieur
Netanyahu : « je présenterai mon gouvernement lundi prochain »
Malgré les difficultés rencontrées dans les négociations avec les petits partis, le président du Likoud Binyamin Netanyahu estime pouvoir achever la formation de son gouvernement avant dimanche prochain et le présenter à la Knesset le lendemain, rapporte le Yediot. S’il n’arrive pas à le faire jusqu’à cette date, il devra demander au Président Shimon Pérès de lui accorder une prolongation légale de 14 jours. Toutefois selon le journal, Netanyahu estime qu’il n’en aura pas besoin. Les accords de coalition avec Shas et le Judaïsme de la Torah devraient être signés aujourd’hui, et ceux avec le Foyer Juif et l’Union Nationale devraient l’être demain.
Le Maariv pour sa part rapporte que Netanyahu n’a pas encore décidé s’il demandera ou non la prolongation de 14 jours. Selon le journal, Netanyahu attend pour cela la réponse du président du parti travailliste, Ehud Barak, qui devrait l’informer s’il est capable de faire adopter par le comité central de son parti l’adhésion au gouvernement Netanyahu moyennant cinq portefeuilles ministériels. Si la réponse de M. Barak est positive, Netanyahu demandera la prolongation pour pouvoir conclure un accord avec les Travaillistes./.