
| Haaretz (Le pays)
Israël : L’Onu dissimule des éléments à charge concernant le nucléaire iranien | The Jerusalem Post
Les Etats-Unis sont bien conscients qu’il existe un gel de la colonisation de facto, affirme-t-on en Israël | |
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| Maariv (Le soir) La douzième victime | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Un meurtre prévisible | |
Diplomatie
« Israël va dans le bon sens » / Orly Azoulay et Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Le président américain, Barack Obama, a déclaré que son administration et lui-même sont encouragés par la mesure positive prise par Israël au sujet du gel des colonies : « Israël a fait un pas dans le bon sens », a-t-il indiqué.
M. Obama a tenu ces propos lors d’une conférence de presse conjointe avec le président égyptien, Hosni Moubarak, après leur entretien à la Maison Blanche hier. En réponse à une question portant sur l’information publiée par le site YNET [site internet du Yediot Aharonot], selon laquelle le Premier ministre Netanyahu et les ministres Ehud Barak et Ariel Attias auraient convenu d’un gel de facto des nouvelles constructions dans les territoires – y compris dans les blocs d’implantations et à Jérusalem-est – le président Obama a déclaré : « C’est encourageant. Nous avons vu des démarches positives non seulement de la part d’Israël, mais également du côté palestinien. Si les parties concernées commencent à agir, nous aurons la possibilité de parvenir à la paix. Nous sommes encouragés par ce qui se passe sur le terrain : des barrages ont été levés, les services de sécurité palestiniens se sont renforcés, il y a une activité économique ; tout cela crée un climat propice aux négociations en vue d’une solution globale ».
Or, à en croire la réaction du cabinet du Premier ministre Netanyahu, il n’est pas certain qu’Israël mérite ces compliments. Le cabinet du Premier ministre a en effet indiqué qu’il n’existe « aucun accord entre le Premier ministre, le ministre de la Défense et le ministre de la Construction et du Logement concernant le gel des nouvelles constructions en Judée et Samarie ». Dans l’entourage de M. Netanyahu on confirme toutefois que ce gel correspond à la situation de facto sur le terrain depuis un an, depuis l’époque du gouvernement d’Ehud Olmert. Selon les proches du Premier ministre, celui-ci a hérité de cette situation, l’a préservée et n’a pas eu à prendre de décision concernant le lancement de nouveaux appels d’offres. Un haut responsable politique explique : « Lancer un appel d’offres aujourd’hui, alors que d’ici une semaine ou deux on saura s’il y a ou non un accord avec l’administration d’Obama sur le gel des constructions, n’aurait aucun sens ».
Le président Moubarak, pour qui c’était la première visite aux Etats-Unis depuis cinq ans, a déclaré hier : « Nous ne voulons pas de solution provisoire. Il faut passer tout de suite aux négociations sur un règlement permanent. Lorsque nous aborderons les questions problématiques telles que Jérusalem, les réfugiés et les frontières, cela va être très difficile ». Le président Obama a rejoint ces propos, ajoutant qu’une occasion vient de se présenter car « les Palestiniens ont compris qu’Israël n’allait pas disparaître ; son existence est un fait. De même, en Israël, nombreux sont ceux qui ont compris que sans solution au problème palestinien, Israël ne jouira pas de la sécurité ».
Lors de leur entretien, les deux chefs d’Etats se sont entretenus des grandes lignes de l’initiative de paix du président Obama et plus particulièrement du tracé des frontières entre Israël et le futur Etat palestinien. Comme l’a révélé le Yediot Aharonot, un des points du plan Obama prévoit un échange de territoires : Israël pourra annexer les blocs d’implantations densément peuplés, en échange de territoires dans la vallée du Jourdain et près de la bande de Gaza qu’il cédera aux Palestiniens. La décision de commencer les négociations par la question des frontières se base sur l’hypothèse selon laquelle cela contribuera à dissiper la tension en Israël, qui saura désormais où il a le droit de construire, et à rassurer les Palestiniens et l’opinion publique dans les pays arabes en faisant de l’Etat palestinien quelque chose de concret.
MM. Moubarak et Obama ont également discuté de la possibilité qu le président américain révèle prochainement les principaux points de son plan de paix. Deux possibilités sont envisagées : soit qu’Obama présente ces points lors de son discours devant l’assemblée générale des Nations-Unies, fin septembre ; soit que les Etats-Unis organisent une conférence internationale à l’automne.
Hagaï Hadas serait parti pour l’Allemagne / Tzah Yoked – Maariv
Hagaï Hadas, le médiateur chargé des négociations sur la libération de Guilad Shalit, s’est rendu en Allemagne avant les prochains pourparlers en Egypte. C’est ce qu’a affirmé hier soir le journal télévisé de la chaîne 10. Hier, le président égyptien, Hosni Moubarak, a surpris en révélant dans une interview que l’Allemagne fait office de médiatrice dans le cadre des pourparlers sur la libération de Shalit.
Selon la chaîne 10, les Egyptiens ont accepté de « laisser la place » et d’accepter la médiation allemande, le Hamas, qui détient Shalit, ne considérant pas le président Moubarak comme un « intermédiaire impartial ».
Shimon Pérès : Un Iran nucléaire serait comme un camp d’extermination volant / Barak Ravid – Haaretz
Le président russe, Dmitri Medvedev, a déclaré hier, lors de sa rencontre avec le président Shimon Pérès, que la Russie va reconsidérer la vente à l’Iran et à la Syrie d’armes qui risquent de modifier l’équilibre stratégique, telles que les missiles anti-aériens S-300. Au cours de cette rencontre, qui s’est déroulée dans la résidence estivale du président russe à Sotchi, sur les bords de la mer Noire, le président Pérès a surtout évoqué la menace iranienne, affirmant qu’un Iran nucléaire serait comme « un camp d’extermination volant ».
Le président russe a lui abordé les pourparlers avec la Syrie, soulignant que, suite à des entretiens avec de hauts responsables syriens, la Russie estime que le président Assad est près à négocier directement avec Israël. Le président Pérès a répliqué qu’Israël est prêt à des pourparlers directs, sans condition préalable, avec la Syrie mais que celle-ci doit cesser de soutenir les organisations terroristes palestiniennes et le Hezbollah.
Le président Pérès a demandé l’aide de la Russie dans le cadre des efforts pour obtenir la libération de Guilad Shalit et, plus particulièrement, en faisant pression sur la Syrie et sur la direction du Hamas à Damas. Le président Medvedev a répondu que la Russie est prête à consacrer des ressources et à mettre à disposition ses services de renseignements et sa diplomatie pour aider à la libération de Guilad Shalit.
M. Medvedev a souligné, au cours de cette rencontre, que la Russie s’oppose à ce que l’Iran possède l’arme nucléaire : « C’est une situation qui nous inquiète tous et il ne fait aucun doute que si l’Iran obtient l’arme nucléaire, cela entraînera une course au nucléaire de la part d’autres pays du Moyen-Orient, ce qui serait le pire des scénarios », a-t-il déclaré.
Israël : L’ONU dissimule des éléments à charge concernant le nucléaire iranien / Barak Ravid et Yossi Melman – Haaretz
Les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont recueilli ces derniers mois de nouveaux éléments prouvant que l’Iran développe un programme nucléaire militaire. Ces éléments contredisent la ligne adoptée par le directeur général de l’AIEA, Mohamed el-Baradei, selon laquelle rien ne prouve que l’Iran développe ses capacités nucléaires pour des besoins nucléaires. Malgré les nouvelles révélations de ses inspecteurs, l’AIEA dissimule ces informations et n’en fait pas mention dans les rapports qu’elle publie.
De hauts fonctionnaires israéliens chargés du dossier nucléaire iranien et des diplomates occidentaux ont déclaré au Haaretz que ces nouveaux éléments concernant le développement d’un programme nucléaire militaire en Iran sont connus depuis plusieurs mois et ont même été rapportés dans une annexe secrète du compte-rendu rédigé par le chef de l’équipe d’inspection en Iran. Selon eux, non seulement cette annexe n’a été intégrée à aucun des derniers rapports, certains des éléments qui y sont rapportés ont été censurés par de haut responsables siégeant au quartier général de l’AIEA à Vienne.
Lors de contacts qu’ont eus ces dernières semaines des fonctionnaires américains, français, britanniques et allemands, il a été décidé de faire pression sur el-Baradei et de le pousser à révéler ces informations dans le prochain rapport, qui sera publié à l’occasion de la conférence générale, le mois prochain. Israël aussi essaie de faire pression, par le biais de pays amis, pour que l’annexe censurée soit publiée. Ceci afin de prouver que, contrairement à ce qu’il affirme, l’Iran essaie encore aujourd’hui de développer l’arme nucléaire.
Israël-Palestiniens
Colonie sauvage de Bnei Adam : On se dirige vers une évacuation violente / Roï Sharon – Maariv
Au lendemain de l’expiration de l’ultimatum adressé par la Cour suprême aux habitants de la colonie sauvage de Bnei Adam, leur intimant d’évacuer volontairement les trois préfabriqués érigés récemment, le Conseil de Judée et Samarie tente toujours de convaincre les habitants d’accepter cette « offre ». Hier, des responsables du conseil régional Binyamin se sont entretenus avec les représentants de la colonie, mais ces derniers refusent d’évacuer les lieux.
Les dirigeants du Conseil de Judée et Samarie ont en effet promis au commandant militaire de la région centre, Gadi Shami, et au directeur de l’Administration civile, Yoav Mordekhaï, que les habitants évacueront volontairement les trois préfabriqués, à condition qu’ils ne soient pas démolis. Mais au cours de la semaine passée, les habitants se sont consultés à plusieurs reprises et se sont adressés à d’éminents rabbins du courant sioniste religieux. Ils ont finalement décidé de refuser l’évacuation et ont fait savoir qu’ils se préparent à la lutte. A Bnei Adam, située au nord de Jérusalem, vivent actuellement huit familles et quatre célibataires, soit, au total, quelques dizaines de personnes.
Parallèlement aux tentatives de persuasion de la part des organisations officielles de colons, des militants de droite se préparent à s’opposer à l’évacuation de force qui pourrait avoir lieu à tout moment. Ces militants ont l’intention de se rendre sur le site de la colonie sauvage et de riposter dans le cadre de la politique du « prix à payer » (qui consiste à s’en prendre à des biens palestiniens en cas d’évacuation par la force) si l’évacuation a lieu./.