
| Haaretz (Le pays)
FORTE HAUSSE DU NOMBRE DE PALESTINIENS DE JERUSALEM-EST A QUI ISRAËL A RETIRE LE STATUT DE RESIDENT | The Jerusalem Post
NETANYAHU : LE GEL DE LA COLONISATION N’EST QUE TEMPORAIRE | |||
|---|---|---|---|---|
| Maariv (Le soir) GRIPPE PORCINE : LA CARTE DE L’EPIDEMIE | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) LA BATAILLE DU GEL |
ISRAËL-PALESTINIENS
Netanyahu : le gel de la construction est « occasionnel » / Maya Bengal, Rotem Séla, Roï Sharon et Amir Buhbut – Maariv
Après que les inspecteurs de l’Administration civile qui se sont rendus dans les colonies pour distribuer les ordres concernant le gel de la construction se sont heurtés à une vive résistance de la part des colons, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a tenté hier de calmer les esprits, soulignant que la décision de geler la construction dans les territoires pendant dix mois était « occasionnelle » et ne se répétera pas.
S’exprimant lors d’une conférence économique, M. Netanyahu a souligné que la décision du cabinet concernant le gel ne concerne pas les cinq mille logements qui ont déjà été approuvés ou dont la construction a déjà commencé. « Cette décision n’est pas facile, ni pour moi ni pour les habitants de la Judée et Samarie, qui font partie intégrante de notre peuple », a déclaré le Premier ministre.
Plus tard dans la journée, on a appris ce qui a motivé cette déclaration de M. Netanyahu. En effet, hier, après l’annulation de la rencontre entre les représentants des colons et le Premier ministre, en raison de la maladie de ce dernier, plusieurs responsables du bureau du Premier ministre ont rencontré à la Knesset les dirigeants des colons. Les colons ont confié à ces hauts fonctionnaires qu’ils ne croient pas que le gel prendra fin au terme de la période de dix mois décrétée par le cabinet restreint de sécurité et qu’à leur avis, l’annonce israélienne ne fera qu’accroître les pressions américaines au cours de l’année prochaine. Ces propos ont été rapportés au Premier ministre Netanyahu qui en a été choqué. Selon un responsable de son cabinet, c’est la raison pour laquelle M. Netanyahu a décidé d’ajouter à son discours une déclaration politique dans laquelle il affirme que la construction dans les colonies reprendra à la fin des dix mois.
Par ailleurs, les frictions hier entre inspecteurs et colons ne se sont pas limitées à la colonie de Kiryat-Arba, près de Hébron. Des colons de Karneï Shomron, de Revava et de Shaveï Shomron ont également encerclé les inspecteurs et leurs véhicules, exigeant d’eux qu’ils quittent les lieux. Plus tard, une centaine d’habitants de Kedoumim, dont le maire de la colonie, ont barré la voie d’accès à la localité. Le Conseil de Judée et Samarie a lui fait part de son soutien aux habitants et aux maires, les appelant à empêcher l’entrée des inspecteurs dans les localités, sans toutefois avoir recours à la violence.
Tzipi Livni au ministre suédois des Affaires étrangères : Stoppez l’initiative sur le changement de statut de Jérusalem / Barak Ravid – Haaretz
Le chef de l’opposition, Tzipi Livni, s’est mobilisée hier pour freiner l’initiative suédoise qui prévoit de modifier le statut de la ville et de déclarer Jérusalem-est comme capitale de la Palestine. Dans une lettre adressée hier au ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, Mme Livni l’appelle à retirer cette proposition de l’ordre du jour. Entre temps, une réunion supplémentaire se tiendra aujourd’hui à Bruxelles suite aux désaccords qui sont apparus avant-hier entre les Etats de l’Union européenne concernant la proposition suédoise.
Dans sa lettre au chef de la diplomatie suédoise, Tzipi Livni fait part de son inquiétude face à l’initiative qui vise à modifier le statut de Jérusalem. « Cette démarche est perçue comme une tentative de fixer d’avance les résultats des négociations sur un sujet extrêmement sensible de l’accord permanent. Je vous demande prestement de vous abstenir d’adopter une quelconque position concernant Jérusalem. J’estime que les parties doivent reprendre les négociations là où elles ont été interrompues à l’époque où je menais les pourparlers et toute tentative de dicter d’avance le résultat des négociations sur le statut de Jérusalem serait un acte contre-productif et une erreur », écrit-elle.
Le ministère des Affaires étrangères a publié hier une vive réaction à la démarche suédoise qui, selon lui, « porte atteinte à la capacité de l’Union européenne de prendre part au processus diplomatique et de devenir un médiateur significatif entre Israël et les Palestiniens ».
Avant hier s’est tenue à Bruxelles une première réunion concernant l’initiative suédoise. Selon des diplomates européens, cette réunion a donné lieu à un débat très vif sur la question de Jérusalem, qui a mené à un clivage entre les vingt-sept. Suite à ces désaccords, une nouvelle réunion entre ambassadeurs se tiendra aujourd’hui pour tenter de parvenir à un texte accepté par tous. Les représentants français à la réunion d’avant-hier ont fait savoir qu’ils ne soutiennent pas la proposition suédoise et réclament que la décision affirme que « Jérusalem sera la capitale des deux Etats » et non que « Jérusalem-est sera la capitale de la Palestine ». Les Français ont souligné la nécessité de ne pas décider d’avance des résultats des négociations et que c’est à Israël et à l’Autorité palestinienne de parvenir à un accord à ce sujet. La Roumanie, l’Autriche, la Grèce, la Pologne et la Slovénie se sont ralliées à la position française. La République tchèque, la Hongrie et le Danemark ont eux aussi fait part de leur opposition au texte suédois et ont réclamé que le terme « Palestine » soit remplacé par « Etat palestinien ».
Forte hausse du nombre de Palestiniens de Jérusalem-est à qui Israël a retiré le statut de résident / Nir Hasson et Barak Ravid – Haaretz
Le ministère de l’Intérieur a multiplié en 2008 les procédures de retrait du statut de résident à des Palestiniens de Jérusalem-est. Au cours de l’année passée, l’Etat a privé 4 577 Palestiniens de Jérusalem-est de leur statut de résident, soit, en moyenne, vingt et une fois plus qu’au cours des quarante années précédentes. Parallèlement, un rapport sévère de l’Union européenne, dont l’écriture s’est achevée le 23 novembre dernier, critique vivement la politique israélienne à Jérusalem-est et recommande à l’UE d’agir pour renforcer la présence de l’Autorité palestinienne dans la ville et protester contre Israël.
Le ministère de l’Intérieur a expliqué la forte hausse des retraits de permis de résidence par une procédure d’enquête lancée par le ministère en mars-avril 2008 auprès de plusieurs milliers d’habitants de Jérusalem-est. Selon le ministère, cette enquête a révélé l’existence de plusieurs milliers de personnes qui possèdent le statut de résident permanent mais ne vivent pas en Israël et peuvent donc être privés de leur statut. Cette enquête était une initiative du précédent ministre de l’Intérieur, Meir Shitrit, et du directeur général de l’état civil, Yaakov Guenot.
Un rapport interne très sévère de l’Union européenne affirme que le gouvernement israélien et la mairie de Jérusalem agissent conformément à « une stratégie et un projet » visant à modifier l’équilibre démographique à Jérusalem et à « couper Jérusalem-est de la Cisjordanie ». Le rapport, qui a été présenté il y a quelques jours lors d’une réunion fermée à Bruxelles, ajoute que le gouvernement et la mairie aident des organisations de droite telles que Atéret Cohanim ou Elad à prendre le contrôle du secteur de la « ville sainte ».
Au ministère des Affaires étrangères on craignait que ce rapport ne soit dévoilé dans les médias et ne nuise gravement à Israël auprès de l’opinion publique européenne. De hauts responsables du ministère indiquaient hier que la présentation de ce rapport a fait « très mauvaise impression » et a aidé la Suède à promouvoir son initiative concernant le statut de Jérusalem qui serait déclarée capitale de la Palestine.
Le rapport affirme entre autres que les Palestiniens sont victimes de discrimination de la part de la mairie de Jérusalem, que ce soit dans le domaine des permis de construire, des services de santé, de la propreté ou de l’éducation.