
| Haaretz (Le pays)
Malgré l’accord, plusieurs dizaines d’élèves éthiopiens n’ont pas été admis dans les écoles de Pétah-Tikva | The Jerusalem Post
Netanyahu a promis qu’il n’y aura pas de gel de la colonisation, affirme Yossi Péled | |
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| Maariv (Le soir) Yaakov Nééman contre les manifestants à Jérusalem | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) « Les pirates du Mossad » | |
Israël-Palestiniens
« Concernant le gel de la construction, je suis du même avis que vous, mais il faut agir intelligemment » / Haïm Levinson – Haaretz
« En fin de compte, nous souhaitons tous la même chose. Mais il faut agir intelligemment », a dit le Premier ministre Netanyahu aux maires de colonies de Cisjordanie qui, le mois dernier, lui ont asséné de vives critiques quant à son attitude vis-à-vis des colonies et sont allés jusqu’à lui faire savoir qu’ils n’hésiteraient pas à agir contre lui.
La rencontre s’est déroulée au mois d’août dans le bureau du directeur général du bureau du Premier ministre, Eyal Gabay, en présence du conseiller du Premier ministre pour la colonisation, Uzi Kéren, et du directeur des affaires économiques du bureau du Premier ministre, Amir Barkan. Etaient présents les maires Benny Kashriel de Maalé Adoumim, Ron Nahman d’Ariel et Moshé Rozenbaum de Beit El ainsi que le président du conseil régional Gush Etzion, Shaul Goldstein, tous les quatre membres du comité central du Likoud. Au cours de la rencontre, Binyamin Netanyahu est venu dans le bureau de son directeur général pour écouter les arguments des maires.
Selon le procès-verbal de la rencontre diffusé par le directeur général du bureau du Premier ministre, les maires ont eu des mots durs à l’encontre de la politique menée par le Premier ministre et à l’encontre des responsables de la communication au sein de son bureau. Ils ont également menacé d’agir contre lui. « Les maires du Judée et Samarie se sentent aujourd’hui humiliés. Avec le gouvernement précédent, on pouvait encore construire entre les maisons, maintenant même cela est impossible », a accusé Benny Kashriel.
Plus sévère encore était le maire de Beit El, Moshé Rozenbaum : « Nous avons le sentiment d’être face à un mur. Les habitants sont extrêmement déçus et prêts à se battre. L’agitation est grandissante. Nous attendons du Premier ministre un message positif et des actes ».
Après avoir écouté ces propos, M. Netanyahu a déclaré : « En fin de compte, nous souhaitons tous la même chose, mais il faut agir intelligemment. Je rencontrerai de manière ordonnée les représentants des élus de Judée et Samarie ». Le Premier ministre a ensuite chargé son équipe d’organiser une telle rencontre. A l’heure qu’il est, aucune rencontre entre les élus, le Premier ministre et le ministre des Finances n’a été fixée.
Le ministre sans portefeuille Yossi Péled a déclaré hier : « Je reviens de Berlin, où j’ai accompagné le Premier ministre dans sa visite, et je l’ai personnellement entendu dire : Jérusalem est la capitale d’Israël et les Juifs y vivront, c’est ainsi. De même, je l’ai entendu dire qu’il n’y a pas d’accord concernant un gel de la construction en Cisjordanie. Tout le monde désire la paix, et tout le monde a raison de la désirer, mais cette paix, qui est si importante pour nous, n’est pas un but mais un moyen. Notre but est de garantir l’existence de l’Etat juif pour l’éternité ».
Le conseiller s’est rendu secrètement en Jordanie / Shimon Schiffer – Yediot Aharonot
Le conseiller du Premier ministre pour la sécurité nationale, Uzi Arad, a effectué en début de semaine une visite confidentielle en Jordanie pour tenter de convaincre le roi de faire pression sur les Palestiniens afin qu’ils acceptent de rencontrer le Premier ministre Netanyahu.
Selon les informations parvenues en Israël, le roi Abdallah de Jordanie a fait part ces derniers jours de sa vive inquiétude face à l’impasse dans laquelle se trouvent depuis longtemps les négociations israélo-palestiniennes. Lors de ses rencontres avec des dirigeants étrangers, le roi a affirmé que le créneau pour la reprise des pourparlers est en train de se refermer. Le souverain jordanien estime qu’il faut imposer au gouvernement Netanyahu un gel de la construction dans les colonies, sans quoi les pourparlers ne reprendront pas. Si on ne parvient pas à un accord, craint le roi Abdallah, cela aura aussi des répercussions sur l’avenir de la Jordanie.
Selon de hauts responsables politiques, Uzi Arad a été envoyé en Jordanie pour rassurer le souverain. Il a assuré les Jordaniens que le Premier ministre Netanyahu est bien conscient de la situation particulière dans laquelle se trouve la Jordanie et que, contrairement aux Palestiniens, il est prêt à reprendre les pourparlers. Par ailleurs, on a appris que Me Yitzhak Molho et le général Mike Herzog, conseillers respectifs de Binyamin Netanyahu et d’Ehud Barak, devraient rencontrer cette semaine George Mitchell afin d’élaborer les ententes qui permettront une reprise des pourparlers dans la région.
Intérieur
Ehud Barak : « Arrêtons de pleurnicher » / Shimon Iffergan & Eli Lévy – Maariv
Les propos du ministre de la Défense, Ehud Barak, qui était hier dans le sud du pays et a déclaré, évoquant la libération de Guilad Shalit, qu’un soldat fait prisonnier « ne sera pas libéré à n’importe quel prix », ont provoqué un tollé au sein de la famille Shalit et des militants du comité pour sa libération. « La famille Shalit attend moins de paroles, moins de déclarations et plus d’actes », a déclaré Noam Shalit, le père du soldat enlevé.
Dans le cadre de son déplacement dans le sud du pays, Ehud Barak a visité l’école Nofei Habessor, non loin de la bande de Gaza. Un des élèves a demandé au ministre de la Défense si l’Etat se porte garant de sa vie lorsqu’il effectuera son service militaire. Barak, visiblement mal à l’aise, a répondu : « L’Etat ne peut se porter garant de votre vie quand vous êtes à l’armée. Israël se trouve dans une région où il n’y a pas de pitié pour les faibles.
« Une société au sein de laquelle on ne serait pas capable de risquer sa vie voire, si nécessaire, de la sacrifier, ne peut pas perdurer ni survivre. Nous ne sommes pas en Europe occidentale, ni en Amérique du nord mais dans une région où celui qui n’est pas fort et sûr de lui, qui recule face aux Qassam, aux enlèvements, aux cimetières militaires, ne peut survivre. On ne peut rien vous promettre, mais quand vous serez au sein d’une unité combattante, vous ferez partie d’un groupe de gens qui, comme vous, sont prêts à risquer leur vie, à vous venir en aide et derrière vous, vous aurez un pays qui fera tout son possible, mais pas à n’importe quel prix et pas par tous les moyens ».
Dans l’entourage de la famille Shalit on affirmait hier que la famille avait été très blessée par les propos d’Ehud Barak, ce qui l’a poussée à sortir du silence qu’elle s’était imposée.
Gideon Saar : Nous n’imposerons pas l’hymne aux Arabes / Jacky Huri – Haaretz Le ministre de l’Education, Gideon Saar, a tenté hier d’apaiser les craintes de la communauté arabe face à son programme pour le renforcement des valeurs sionistes dans les écoles. « Je n’ai aucunement l’intention de ‘judaïser’ qui que ce soit et personne n’a pu m’entendre dire que je veux imposer l’hymne national dans les écoles arabes. Nous sommes bien conscients de la sensibilité de cette question », a déclaré M. Saar.
« Notre but est d’améliorer le système éducatif dans le secteur arabe et d’agir pour réduire les écarts. Cela se traduit par des budgets pour la construction de salles de classe et l’ajout d’heures de cours spécifiquement destinées au système éducatif arabe ».
Le ministre de l’Education s’exprimait lors d’une conférence de presse à Shefaram au terme d’une visite dans une école de la ville en compagnie du Premier ministre Netanyahu.
M. Saar a évoqué la suppression du terme « naqba » des manuels scolaires, indiquant qu’il ne s’agit pas d’une tentative d’estomper ou de modifier l’histoire. Il a toutefois souligné qu’il n’y a pas lieu d’utiliser le terme de naqba, qui signifie catastrophe, pour décrire la création de l’Etat d’Israël. Ces propos du ministre de l’Education font suite aux vives critiques de la part des dirigeants du « Comité de suivi » de la communauté arabe qui ont menacé de désobéissance si on imposait aux écoles arabes l’introduction de valeurs sionistes et militaires./.