
| Haaretz (Le pays)
Obama à Netanyahu et Abbas : Je commence à perdre patience | The Jerusalem Post
« Il est temps d’aller de l’avant », réclame Obama | |
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| Maariv (Le soir) La remontrance | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) Le sommet de la froideur | |
Diplomatie
Obama à Netanyahu et Abbas : Je commence à perdre patience / Barak Ravid et Natacha Mozgovaia – Haaretz
Le président américain, Barack Obama, a indiqué hier au Premier ministre Netanyahu et au président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, lors d’une rencontre tripartite à New York, qu’il n’est pas satisfait de leur attitude au cours des dernières semaines vis-à-vis de la reprise des pourparlers entre Israël et l’Autorité palestinienne. Un haut responsable américain a déclaré hier au Haaretz : « Le président Obama a souligné lors de la rencontre que l’attitude adoptée jusqu’ici lui a fait perdre patience ».
Ce responsable américain a décrit la rencontre comme s’étant déroulée dans une atmosphère professionnelle mais peu chaleureuse. « Netanyahu et Abbas ont exprimé leur opinion et ont posé des questions mais ne s’en sont pas pris l’un à l’autre », a-t-il expliqué.
A cette rencontre de trois-quarts d’heure participaient également le ministre de la Défense, Ehud Barak, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, ainsi que le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, et le conseiller du Premier ministre, Yitzhak Molho. Du côté américain étaient présents la secrétaire d’Etat, Hilary Clinton, l’émissaire spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell, le conseiller pour la sécurité nationale, James Jones, le conseiller du président, Dennis Ross, et le responsable du Proche-Orient à la Maison Blanche, Dan Shapiro.
Une fois les portes de la salle fermées, le président Obama a continué à adresser ses remontrances à MM. Netanyahu et Abbas. « Il y a eu suffisamment de discussions préliminaires, il est temps d’avancer dans le processus », a-t-il dit avant d’ajouter : « Il faut mettre fin à ce conflit, nous en avons l’occasion, mais elle pourrait bien passer ».
Le président Obama a indiqué au cours de la rencontre qu’il souhaite la reprise des pourparlers « sur toutes les questions en suspens », sur la base des pourparlers qui se sont tenus et des accords qui ont été signés depuis le lancement du processus d’Oslo, il y a seize ans. « Nous ne recommencerons pas les négociations à zéro, nous ne jetterons pas à la poubelle ce qui a été fait et n’attendrons pas non plus la formule parfaite qui permettra de parvenir à un accord ».
Toujours selon ce responsable américain, des entretiens entre Israéliens et Palestiniens se tiendront dès cette semaine à New York par le biais d’une médiation américaine, ceci afin de rapprocher les positions et permettre la reprise des pourparlers. D’autres entretiens entre équipes de travail se dérouleront à Washington. Ces entretiens seront menés par Mme Clinton et M. Mitchell.
L’objectif, affirme ce responsable, est la reprise des pourparlers d’ici quelques semaines lors d’une cérémonie d’inauguration officielle. « L’idée d’une rencontre à Sharm el-Sheikh a été évoquée mais rien n’a encore été décidé ».
Dans un discours de quatre minutes face aux caméras, le président Obama a qualifié ses rencontres avec Binyamin Netanyahu et Mahmud Abbas de « franches et productives » et a remercié les deux hommes d’être venus. « Comme je l’ai dit peu après ma prise de fonctions, les Etats-Unis sont engagés en faveur d’une paix longue et globale au Proche-Orient. Cela implique la résolution du conflit israélo-palestinien, avec comme résultat deux Etats », a-t-il déclaré.
« Mais la route est encore longue. Les Palestiniens ont accru leurs efforts dans le domaine de la sécurité mais doivent faire plus pour empêcher l’incitation à la haine et avancer dans les négociations. Les Israéliens ont accordé une plus grande liberté de circulation aux Palestiniens et ont débattu de mesures destinées à restreindre l’activité dans les colonies, mais ils doivent transformer ces débats en actes concrets. Les pays arabes doivent eux prendre des mesures concrètes pour promouvoir la paix », a souligné M. Obama.
« Le temps des pourparlers sur la reprise des pourparlers est révolu. Il est temps d’avancer, de faire preuve de la souplesse, du bon sens et des concessions indispensables pour parvenir à nos objectifs. Les négociations sur un accord permanent doivent commencer et elles doivent commencer bientôt. Plus important encore, il faut donner à ces pourparlers une chance de réussir. Mon message aux deux dirigeants est clair : Malgré tous les obstacles, malgré l’histoire, malgré le manque de confiance, il faut trouver la voie pour aller de l’avant », a conclu le président Obama.
Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a déclaré au Haaretz que, malgré les titres dans la presse évoquant la remontrance adressée à MM. Netanyahu et Abbas, « la fin de la rencontre s’est déroulée dans une meilleure ambiance que son début ». Selon lui, « ceux qui ont participé à la rencontre, après la sorite des journalistes, ont pu voir un président américain décontracté et l’ambiance entre les protagonistes s’est elle aussi détendue ».
Lors d’un point de presse, le Premier ministre Netanyahu a déclaré : « Nous avons eu deux bonnes rencontres, très bonnes même. La tenue même de cette rencontre est importante. Il n’y avait pas eu de contact depuis six mois et cette rencontre permet à des gens qui ont travaillé ensemble ces dernières années de se retrouver. Peut-on dire pour autant que tous les obstacles ont été levés ? non. Mais tout le monde est d’accord sur la nécessité de reprendre le processus de paix au plus tôt, sans conditions préalables. De notre point de vue, la paix repose aujourd’hui sur trois socles : la reconnaissance, la sécurité et les progrès économiques. Il est temps d’avancer aussi sur le plan politique. De même que les Palestiniens nous réclament des choses, nous attendons d’eux qu’ils reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif. Ce n’est pas une condition à la reprise des pourparlers mais c’est une condition nécessaire pour qu’ils se terminent avec succès ».
L’ONU a dit non au ministre égyptien qui avait appelé à brûler des livres en hébreu / Jacky Hougui et Maya Bengal – Maariv
Surprise à Paris : Le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, qui était candidat au poste de directeur général de l’UNESCO, a perdu le poste tant convoité à la candidate bulgare, Irina Bokova.
Hosni, qui partait favori, a été la victime de marchés de dernière minute entre les membres du comité directeur de l’organisation et de la campagne menée contre lui par la délégation américaine.
Farouk Hosni, un peintre âgé de 71 ans, est considéré au Caire comme un des principaux militants contre la normalisation des relations avec Israël. Durant ses vingt-deux ans à la tête du ministère de la Culture, il a fermement refusé de se rendre en Israël, tant que se poursuivrait l’occupation. Il y a un an, il avait déclaré que s’il découvrait des livres en hébreu à la bibliothèque d’Alexandrie, il les brûlerait. Durant l’Intifada, il avait également affirmé qu’Israël n’avait rien apporté à la civilisation humaine.
Des sources ayant suivi de près l’élection ont affirmé hier au Maariv que la campagne israélienne contre Hosni s’est poursuivie à Paris jusqu’à la dernière minute et ce, malgré les instructions du Premier ministre. Des Israéliens n’exerçant pas de fonctions officielles et des représentants d’organisations juives ont tâché de convaincre les membres du comité directeur que la candidat égyptien n’était pas adéquat et les Egyptiens se sont plaint ces derniers jours des efforts déployés par la délégation américaine pour empêcher la victoire de leur candidat. « Deux pays européens qui avaient voté avant-hier pour l’Egyptien ont finalement accordé leur soutien à la candidate bulgare », affirment ces sources.
Ainsi se termine une campagne égyptienne de deux ans dans laquelle s’étaient engagés des dizaines de diplomates et le président Moubarak. Celui-ci avait même demandé au Premier ministre Netanyahu de mettre un terme à la campagne du ministère des Affaires étrangères contre Hosni. Lors de leur rencontre au mois de mai, le Premier ministre avait accédé à la demande du président égyptien.
Depuis cette demande, en Israël on s’était gardé de s’en prendre Farouk Hosni et l’ordre avait été donné de réagir à une défaite de ce dernier avec retenue. Et en effet, hier à Jérusalem on a choisi de féliciter Irina Bokova de sa victoire sans critiquer le candidat égyptien. « Israël est convaincu que sa coopération fructueuse avec l’UNESCO se poursuivra, voire s’approfondira », a déclaré Yossi Lévy, directeur de la communication au ministère des Affaires étrangères.
Israël-Palestiniens
Des soldats ont abattu à un barrage un homme de 23 ans de Jérusalem-est / Anshel Pfeffer – Haaretz
Des soldats ont tué hier Rabia Tawil, un jeune habitant de Jérusalem-est, au barrage situé à proximité de Mevo Beitar. Les autorités militaires enquêtent sur les circonstances de l’incident.
Selon des réservistes en service dans le secteur, Tawil a été abattu après avoir refusé de présenté ses papiers et tenté de forcer un barrage près de Mevo Beitar./.