07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2009 06. Juin 2009

Mercredi 24 juin 2009

Les Titres
Haaretz (Le pays)

Netanyahu prêt à reprendre les négociations sur la libération de Guilad Shalit par l’intermédiaire de l’Egypte

The Jerusalem Post

Le maire de Jérusalem à la recherche d’un compromis pour éviter une crise entre laïcs et ultra-othodoxes

Maariv (Le soir)
Shlomo Benizri et Avraham Hirschson Le jour du jugement
Yediot aharonot (Les dernières nouvelles )
Les Etats-Unis à Netanyahu : Il n’y a rien à négocier

Diplomatie

Les Etats-Unis : « Rien ne sert de rencontrer Netanyahu » / Shimon Schiffer – Yediot Aharonot

La controverse persistante entre le Premier ministre Netanyahu et l’administration américaine concernant la construction dans les colonies a entraîné l’annulation de la rencontre entre le Premier ministre et l’émissaire américain, George Mitchell, qui devait se tenir demain à Paris.

Yitzhak Molho, le conseiller spécial du Premier ministre, a eu le week-end dernier des entretiens confidentiels avec des responsables américains pour tenter de surmonter les désaccords qui jettent de l’ombre sur les relations israélo-américaines. Les interlocuteurs de M. Molho lui ont réaffirmé que les Etats-Unis s’opposent à la poursuite de la construction dans les colonies et dans les grands blocs, même pour des raisons de « croissance naturelle ». Dans ce contexte, Molho et les responsables américains sont parvenus à la conclusion qu’une rencontre entre Mitchell et Netanyahu sera inutile et qu’il faut poursuivre les contacts dans le but de trouver un compromis.

Un haut responsable politique affirme que la Maison Blanche a adressé un message très ferme selon lequel : « Quand vous aurez fait vos devoirs concernant l’arrêt de la construction dans les colonies, comme nous vous l’avons demandé, faites-le nous savoir. D’ici là, il est inutile que Mitchell s’envole pour Paris afin de vous rencontrer ».

C’est dans ce contexte qu’il a été décidé de dépêcher le ministre de la Défense, Ehud Barak, pour une visite-éclair de 24 heures à Washington, en début de semaine prochaine, afin d’y rencontrer les responsables américains, dont Mitchell. Barak, qui est considéré comme le médiateur entre le gouvernement Netanyahu et l’administration Obama, devrait proposer une formule qui permettra à Israël de construire des logements et des institutions publiques dans les grands blocs de colonies.

Israël-Palestiniens

Israël a levé plusieurs dizaines de barrages en Cisjordanie / Avi Issacharof et Amos Harel – Haaretz

Ces derniers temps on assiste à un changement spectaculaire de la politique israélienne concernant les barrages en Cisjordanie et ce précisément depuis la prise de fonction du Premier ministre Netanyahu. Ces dernières semaines, Tsahal a levé plusieurs des grands barrages permanents en Cisjordanie, principalement à l’entrée des villes, permettant ainsi aux Palestiniens une circulation presque libre entre les différentes parties de la Cisjordanie. Cette décision des autorités militaires fait suite aux opérations des forces de sécurité palestiniennes contre les infrastructures terroristes du Hamas et du Jihad islamique ainsi qu’aux lourdes pressions américaines pour que les Palestiniens bénéficient de la liberté de circulation là où il n’y a pas de menace à la sécurité.

Selon Tsahal, dans toute la Cisjordanie (à l’exclusion des barrages entre la Cisjordanie et Israël), il existe aujourd’hui seulement seize barrages contrôlés par des soldats, six d’entre eux sont situés dans la vallée du Jourdain et on n’y effectue pas de fouille systématique. En juillet 2008, fonctionnaient en Cisjordanie quarante trois barrages contrôlés par des soldats. En décembre 2008, il n’étaient plus que vingt sept et en avril dernier, vingt trois. Toutefois, selon les chiffres de l’ONU (bureau de coordination des affaires humanitaires OCHA), il existe aujourd’hui à travers la Cisjordanie six cent trente barrages et obstacles.

La décision de lever les barrages a été prise par le commandant militaire de la région centre, le général Gadi Shamni, et le commandant de la division de Cisjordanie, le général Noam Tibon, en collaboration avec le commandant de l’Administration civile, le général Yoav Mordekhaï. Les généraux Mordekhaï et Tibon rencontreront aujourd’hui leurs homologues palestiniens à Bethléem. Le démantèlement des barrages avait commencé sous le gouvernement Olmert mais le rythme était alors beaucoup plus lent. Dernièrement, la Banque mondiale, la communauté internationale et les Etats-Unis ont exigé d’Israël d’agir pour rendre plus aisée la vie des Palestiniens en Cisjordanie.

L’ouverture des barrages s’est faite avec l’autorisation du Premier ministre Netanyahu, du ministre de la Défense, Ehud Barak, et du chef d’état-major, avec l’accord du Shabak. Ces dernières mesures permettent à Israël d’affirmer qu’il respecte ces promesses concernant la liberté de circulation en Cisjordanie, qu’il a mis fin à sa politique de blocus et contribue à la construction de l’économie palestinienne. Un responsable militaire israélien a déclaré au Haaretz : « C’est l’amélioration de la situation dans le domaine de la sécurité qui a permis la levée des barrages. Cette situation s’est améliorée et ce n’est pas seulement grâce à Israël. Quant l’ordre règne, qu’il n’y a pas d’hommes armés dans les rues et que des opérations sont menées pour empêcher les attentats, il n’y a pas besoin de barrages. Nous l’avons dit à chaque fois que nous avons rencontré nos homologues palestiniens ».

Des responsables palestiniens : Il y a une avancée vers un accord concernant Shalit / Jacky Hougui, Amit Cohen, Eli Lévy, Amir Buhbut & Yossi Bar – Maariv

Après les rumeurs déclenchées par une dépêche de l’agence de presse palestinienne Maan selon laquelle Guilad Shalit serait libéré dans les prochaines heures, des responsables palestiniens, proches des milices armées à Gaza, affirment : « Nous ne nous attendons pas à un accord dans les prochaines heures, mais cela ne prendra pas non plus des semaines ». Ces propos optimistes se heurtent cependant à des démentis formels, notamment de la part du Premier ministre, qui se trouve actuellement en Italie.

Tout a commencé avec la libération hier matin d’Aziz Dweik, président du parlement, député du Hamas et un des symboles de l’organisation, après trois ans passés dans une prison israélienne. Dweik avait été arrêté avec d’autres hauts responsables du Hamas après l’enlèvement de Guilad Shalit, mais sa libération intervient alors qu’il a purgé sa peine et sans lien avec un quelconque accord.

Plus tard se sont propagées des rumeurs concernant une avancée soudaine vers un accord. Puis sont venus les démentis et avec eux la déception.

Le Premier ministre a affirmé qu’il n’avait pas d’information concernant le libération de Guilad Shalit. « Il est de notre devoir de ramener Guilad sain et sauf et nous faisons des efforts à tous les niveaux », a-t-il déclaré avant d’ajouter qu’il est préférable de ne pas entrer dans des détails qui risquent de porter atteinte à ces efforts. Les responsables militaires ont eux aussi démenti immédiatement les rumeurs. Les Egyptiens : « Nous avons obtenu un signe de vie de Guilad » / Shimon Schiffer – Yediot Aharonot

Selon des sources égyptiennes, le Caire aurait obtenu « des indications concernant l’état de santé de Guilad Shalit en février-mars de cette année ». Si cette information est exacte, ce serait le premier signe de vie de Shalit depuis un an.

On ignore d’où les Egyptiens auraient obtenu une telle indication mais en février-mars le gouvernement français a été actif dans le dossier Shalit et le président Sarkozy est intervenu. Les Egyptiens pourraient donc avoir obtenu certaines informations suite aux interventions de pays européens.

Hier on a appris que Hagaï Hadas, qui est chargé des négociations pour la libération de Guilad Shalit, se rendra d’ici deux semaines au Caire. Des responsables politiques israéliens soulignent qu’aucune avancée substantielle ne devrait avoir lieu avant la visite de Hagaï Hadas au Caire./.

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