Mercredi 25 novembre 2009

| Haaretz (Le pays)
NÉGOCIATIONS SUR GUILAD SHALIT : LES MINISTRES DU CABINET RESTREINT DE SECURITE DEVRAIENT SE REUNIR AUJOURD’HUI | The Jerusalem Post
ISMAÏL HANIYEH ANNULE SON VOYAGE A LA MECQUE ALORS QUE L’ON A DE PLUS EN PLUS ESPOIR DE VOIR UN ACCORD SUR GUILAD SHALIT | |||
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| Maariv (Le soir) LES PRINCIPAUX PRISONNIERS DU HAMAS À MARWAN BARGHUTI : SANS TOI, IL N’Y AURA PAS D’ACCORD | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) CRAINTES D’INFECTION DANS LES HOPITAUX |
ISRAËL-PALESTINIENS
Les prisonniers à Marwan Barghuti : Nous n’accepterons de marché que si tu en fais partie / Ben Caspit, Amit Cohen & Maya Bengal – Maariv
Alors que les médias continuent d’évoquer les prisonniers dont le cas retarde la conclusion d’un accord sur Guilad Shalit, des prisonniers du Hamas de premier plan ont adressé un message au chef du Tanzim emprisonné, Marwan Barghouti : Il n’y aura pas d’accord sans toi.
Barghouti, qui purge actuellement cinq condamnations à perpétuité en Israël, a de son côté adressé un message à la conférence des prisonniers qui se tenait hier à Jéricho : « Il est regrettable que les négociations et les accords sur la libération de prisonniers aient échoué », a-t-il dit avant d’appeler les Palestiniens à boycotter les tribunaux qui font partie, selon lui, du dispositif d’occupation israélien. Il a aussi appelé le peuple palestinien à s’unir et à parvenir à une réconciliation nationale.
Hier une délégation de hauts responsables du Hamas, dirigée par Mahmud a-Zahar et le chef de la branche militaire, Ahmed Jaabri, a rencontré au Caire le médiateur allemand. Etaient également présents des représentants de la direction du Hamas à Damas. Les responsables du Hamas sont ensuite partis pour Damas pour y poursuivre leur concertations. Selon le journal londonien al-Hayat, Ahmed Jaabri, qui mène les négociations face au médiateur, est lui resté au Caire.
Le journal cite une source au Hamas selon laquelle Israël est prêt, pour la première fois, à libérer des prisonniers condamnés à de longues peines de prison. Toutefois, il y a certains prisonniers qu’Israël refuse absolument de libérer, même s’ils sont expulsés vers l’étranger.
Selon les journal, parmi ces prisonniers « non libérables » figurent Ibrahim Hamed et Abdallah Barghouti qui sont responsables de la plupart des attentats-suicides de grande envergure commis durant la deuxième Intifada.
« Les prochaines vingt-quatre heures seront déterminantes quant à la réussite de l’accord. Il y aura des débats, mais on ne pourra éviter de prendre une décision », a déclaré cette source au Hamas.
Selon les médias arabes, la balle se trouve à présent dans le camp du Hamas qui doit décider s’il accepte les conditions israéliennes et l’échange pourrait avoir lieu la semaine prochaine.
Le Premier ministre Netanyahu tentait hier encore de calmer les esprits. « Il n’y a pas encore d’accord et je ne sais pas s’il y en aura un », a-t-il déclaré lors d’une visite au quartier général de la police. Netanyahu a réitéré sa promesse qu’en cas d’accord, il permettrait un débat public et politique au sein du gouvernement. « Nous n’éviterons pas un débat public et n’agirons pas à la dérobée. Nous permettrons aux ministres, et aux Israéliens de manière générale, de débattre du sujet. Pour l’heure cependant, il n’y a pas lieu de décider de ce qui n’a pas été convenu. Il n’y a ni accord ni marché », a-t-il déclaré.
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, Binyamin Ben Eliezer, s’est lui montré optimiste : « Mon sentiment est que nous n’avons jamais été aussi proches de la conclusion de l’affaire Shalit ». a-t-il affirmé. Lors d’une conférence de presse conjointe qu’il a tenue hier avec son homologue allemand, Guido Westerwelle, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a refusé de dire quelle position il adoptera quand l’accord sur Guilad Shalit sera soumis au gouvernement : « Je ne peux m’engager, surtout pas publiquement. Je me prononcerai sur le fond quand je verrai ce qui est en jeu. Chacun des ministres d’Israël Béteinou votera en son âme et conscience. Il s’agit d’une décision qui n’a rien de facile et qui est très personnelle ».
« En tant que commandant d’une armée qui envoie ses soldats effectuer des missions dangereuses, nous faisons tous les efforts pour bien les préparer et les équiper, afin qu’ils rentrent chez eux sains et saufs. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas », a déclaré le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, qui, lors d’une rencontre avec des lycéens à Sdérot, était interrogé sur la politique de l’armée quant à des soldats qui seraient faits prisonniers à l’avenir. « En tant que futures recrues, vous devez savoir que Tsahal n’abandonne pas ses prisonniers et ses blessés. C’est ainsi que nous avons agi par le passé et c’est ce que nous ferons à l’avenir. Il ne sert à rien d’entrer aujourd’hui dans les détails. En tant que commandant de l’armée, celui qui a envoyé Guilad en mission, je vous regarde droit dans les yeux et vous dis que nous ferons tout pour le ramener chez lui et que jusque là, notre mission ne sera pas accomplie ».
Abou Mazen en Argentine : « Obama ne fait rien pour que les négociations de paix avec Israël reprennent » / Avi Issacharof – Haaretz
Le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, s’en est pris hier violemment au président américain, Barack Obama. Abou Mazen, qui effectue depuis deux jours une visite en Argentine, a déclaré à un journal local que le président Obama « ne fait rien actuellement pour que les négociations de paix entre Israël et l’Autorité Palestinienne soient relancées. J’espère qu’il jouera un rôle plus actif à l’avenir ».
« Les Palestiniens attendent des Etats-Unis qu’ils fassent pression sur Israël pour qu’il respecte le droit international et progresse dans l’application de la Feuille de route », a expliqué Abou Mazen. Cette critique explicite intervient sur fond d’avancée dans les contacts en vue de la libération de Guilad Shalit et de paralysie des pourparlers avec Israël. Elle intervient également dans le contexte de la décision du président de l’Autorité palestinienne de quitter prochainement ses fonctions, en particulier si Marwan Barghouti est libéré de prison dans le cadre du marché. Ceci afin de lui permettre de se présenter comme candidat à la présidence de l’Autorité palestinienne lors des prochaines élections./.