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Révélation du Haaretz : Les liens illicites du député Yariv Levin, représentant de la Knesset à la commission de désignation du Conseiller juridique du gouvernement | The Jerusalem Post
Des responsables du Fatah au Jerusalem Post : Les violences à Jérusalem pourraient mener à une troisième Intifada | |
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| Maariv (Le soir) L’arrestation et l’éloignement | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) L’incitation et l’expulsion | |
Israël-Palestiniens
Le chef du courant nord qui a appelé les Musulmans à se battre pour le mont du Temple et a été éloigné de Jérusalem / Liel Kaiser, Avi Issacharof et Nir Hasson - Haaretz
Le chef du courant nord du Mouvement islamique, le cheikh Raed Salah, a été interpellé hier après avoir appelé au début de la semaine les Musulmans à se rendre en grand nombre sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem afin d’en empêcher l’accès à des groupes de Juifs d’extrême droite. Son interpellation est intervenue à l’issue d’une consultation entre le chef de la police, Dudi Cohen, le procureur général, Moshé Lador et le commandant de la police de Jérusalem, Aharon Franco. Les trois hommes ont décidé que le cheikh Salah serait interrogé suite aux propos qu’il a tenus ces derniers jours, ceux-ci constituant, « une suite prolongée d’incitations à la violence et à la sédition et non un incident ponctuel ». Vers sept heures hier soir, les policiers de la brigade des minorités de la police de Jérusalem sont arrivés dans le quartier de Wadi Joz, à Jérusalem-est, accompagnés de gardes-frontières. Ils ont localisé le cheikh sur le toit d’une maison en compagnie d’une trentaine de personnes, et l’ont arrêté sans qu’il oppose de résistance. Raed Salah a été interrogé par la police qui l’accuse d’incitation à la haine et de sédition avant d’être libéré. Il a cependant été interdit de séjour à Jérusalem pour une durée de trente jours.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen), s’est joint lui aussi aux attaques contre Israël suite aux événements à Jérusalem-est. Dans une interview accordée à la télévision yéménite, M. Abbas a affirmé qu’Israël tente de s’emparer de Jérusalem, et a appelé les pays arabes à l’en empêcher. Il a ajouté que chaque jour, Israël ne cesse d’étendre ses colonies à Jérusalem et de s’en prendre aux Musulmans venant prier à la mosquée d’al-Aqsa. Abou Mazen a également laissé entendre que les pays arabes n’accordaient pas suffisamment d’aide aux Palestiniens pour prévenir la poursuite de la « judaïsation » de Jérusalem.
Quelques heures avant l’arrestation de Raed Salah, plusieurs ministres ont réclamé l’interdiction du mouvement islamique en Israël. Le vice-premier ministre Sylvan Shalom a adressé une lettre au secrétaire du gouvernement, Zvi Hauser, dans laquelle il demande que le gouvernement consacre un débat à ce sujet lors du prochain conseil des ministres. « Les derniers événements à Jérusalem nous obligent à agir vite afin que soit à nouveau respectée la souveraineté israélienne à Jérusalem de manière générale et au mont du Temple en particulier », écrit M. Shalom. Et d’ajouter : « Il faut déclarer illégal le mouvement islamique et arrêter le cheikh Raed Salah et son adjoint, Kamel Hatib ».
Le ministre des Infrastructures, Uzi Landau (Israël Beiténou), a déclaré hier qu’Israël « doit cesser de payer les salaires des imams et des responsables de mosquées qui incitent contre l’Etat d’Israël ». Il a appelé le gouvernement à consacrer un débat aux moyens de mettre fin aux activités de l’Autorité palestinienne à Jérusalem et d’éloigner ses institutions de la ville. Malgré la violence des propos tenus de part et d’autre, sur le terrain la situation reste tendue mais calme. Les deux mille policiers qui avaient été mobilisés pour assurer la sécurité des visiteurs sont restés presque sans travail. Les forces policières qui étaient concentrées depuis le début de la semaine dans les ruelles de la vieille ville et à Jérusalem-est se sont également déployées dans l’ouest de la ville par crainte que des manifestants arabes ne rompent le calme et ne s’en prennent aux milliers de visiteurs qui se trouvent dans la capitale à l’occasion de la fête juive de Soukot. Plus de soixante-dix mille personnes ont participé hier à deux défilés organisés à l’occasion de la fête, et qui se sont déroulés sous haute surveillance.
Un seul incident a été enregistré vers cinq heures du soir lorsque plusieurs dizaines de jeunes Arabes ont jeté des pierres en direction de policiers à Ras el-Amud et ont mis le feu à des planches de bois pour barrer la route. Les policiers les ont dispersés en peu de temps sans faire de blessé.
Malgré le calme relatif, la police de Jérusalem maintiendra demain son état d’alerte. L’accès des fidèles musulmans au mont du Temple sera limité pour la quatrième journée consécutive, et ne sera autorisé qu’aux hommes de plus de cinquante ans et aux femmes de tout âge. Les Juifs et les touristes ne pourront accéder au mont du Temple. Le déploiement policier devrait être renforcé encore davantage à l’approche de la fête juive de Simhat Tora, ce samedi, lorsque de nombreux Juifs se rassembleront devant le Mur occidental.
Une cérémonie de pose de la première pierre devrait se tenir aujourd’hui dans un quartier juif situé près de Jabel Mukaber, à Jérusalem-est. Il s’agit du quartier de Nof Tzion dont 91 logements ont été achevés et sont actuellement en phase de peuplement. La deuxième phase du projet comprendra 105 logements dont la construction a déjà été approuvée. Les travaux devraient commencer d’ici plusieurs semaines. Une troisième phase avec 150 nouveaux logements devrait suivre.
Selon les organisateurs, plusieurs personnalités devraient participer à cette cérémonie dont l’ancien grand-rabbin d’Israël, Israël Meir Lau, et le ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï. Selon eux, la cérémonie a été prévue de longue date, sans lien avec les tensions actuelles, et ne constitue donc pas une provocation.
Diplomatie
Noam Shalit part pour Paris / Goël Béno et Lior Zilberstein – Yediot Aharonot
Noam Shalit, père du soldat enlevé Guilad Shalit, arrivera ce matin à Paris pour une série de rencontres avec les conseillers du président français au palais de l’Elysée, dans le cadre d’une visite qui ne durera qu’un seul jour.
Shalit rencontrera les conseillers les plus proches du président français, Nicolas Sarkozy, ainsi que des journalistes français. Ces entretiens ont été fixés avant l’obtention du dernier signe de vie de Guilad Shalit. Selon Noam Shalit, il ne devrait pas être reçu par le président Sarkozy au cours de cette visite.
Le président français est en contact permanent avec la famille Shalit et a déjà souligné à plusieurs reprises son engagement à agir en faveur de la libération de Guilad, qui, en plus de la nationalité israélienne, possède la nationalité française. Ainsi, M. Sarkozy a téléphoné vendredi dernier aux membres de la famille Shalit après que ceux-ci ont visionné chez eux, à Mitzpé Hila, la vidéo dans laquelle on voit leur fils sur son lieu de détention. Lors de son entretien avec Noam Shalit, le président Sarkozy a voulu encourager la famille et a fait part de son émotion après la réception de la casette.
« Mes pensées vont à votre fils et à vous alors que sa détention inacceptable en captivité le prive de sa liberté depuis plus de trois ans », a écrit le président français à la famille dans une lettre qu’il leur a envoyée à l’occasion du vingt-troisième anniversaire de Guilad, il y a un mois et demi. « Sachez que la France n’a pas oublié Guilad », a-t-il ajouté. « Nous continuerons à agir sans relâche en coopération avec le gouvernement israélien afin d’obtenir sa libération. Soyez sûrs et certains que j’œuvre sans arrêt pour qu’arrive le jour où vous pourrez vous unir avec votre fils ».
Il y a un an environ , la famille Shalit a remis au président français une lettre destinée à Guilad. Lors de sa dernière visite à Damas, M. Sarkozy a fait remettre cette lettre au chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mashal. Une agence de presse syrienne a rapporté avant-hier que deux conseillers du président Sarkozy ont rencontré le président syrien Bachar Assad avec qui ils se sont entretenus des derniers développements au Proche-Orient. Il n’a toutefois pas été indiqué si les trois hommes avaient évoqué le sort de Guilad Shalit.
Par le passé, Noam Shalit s’est déjà rendu en France pour rencontrer le président et ses conseillers. Lors d’une de ses visites précédentes, Shalit a appelé les journalistes français à se mobiliser en faveur de son fils comme ils l’avaient fait pour Ingrid Betancourt./.