
| Haaretz (Le pays)
YAAKOV NEEMAN : « IL FAUT RETOURNER AUX SOURCES, QUE LE DROIT DE LA TORAH SOIT LE DROIT APPLICABLE EN ISRAËL » | The Jerusalem Post
LA LOI SUR UN REFERENDUM CONCERNANT LE GOLAN ET JERUSALEM-EST FAIT SON RETOUR | |||
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| Maariv (Le soir) LA LOI SUR LE GOLAN FAIT SON RETOUR À LA KNESSET | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles ) GRIPPE PORCINE : DES SIGNES DE RALENTISSEMENT |
REGIONAL
Plateau du Golan : Le peuple décidera / Maya Bengal, Arik Bender et Adi Hashmonaï – Maariv
Alors même qu’en Israël on se dit prêt à reprendre les négociations avec la Syrie et que les deux pays s’échangent des messages, le gouvernement décide de soutenir une proposition de loi selon laquelle tout retrait du plateau du Golan ou de Jérusalem-est devra être soumis à un référendum. Cette proposition de loi, qui sera soumise dès aujourd’hui à la Knesset, est un signe négatif adressé à la Syrie, qui se rapproche en hésitant de la table de négociation, car cela signifie que le gouvernement israélien aura du mal à renoncer à des territoires, même dans le cadre d’un accord.
Le comité ministériel de législation a rejeté hier l’appel du ministre Dan Meridor contre l’adoption de la proposition de loi. Seul Benny Begin a soutenu la position de Meridor. De fait, cette proposition de loi affaiblit le gouvernement en prévoyant que tout retrait d’un territoire sous pleine souveraineté israélienne devra être soumis à la Knesset puis à référendum sous 180 jours. Un référendum ne sera pas nécessaire si 80 députés vote en faveur du retrait.
Il y a un mois et demi, M. Meridor était parvenu à la dernière minute à empêcher le vote de cette loi, affirmant que celle-ci sera « un poids préjudiciable et inutile pour Israël, qui sera perçu comme faisant obstacle à la signature d’un éventuel accord de paix ». Hier, le comité ministériel a rejeté cette position et ce sera maintenant à la Knesset de se prononcer.
L’Egypte construit un mur d’acier souterrain pour bloquer les tunnels / Avi Issacharof – Haaretz
L’Egypte s’est lancée dans la construction d’un grand mur tout le long de « l’axe Philadelphie », dans l’espoir de résoudre le problème de la contrebande d’armes et de munitions vers la bande de Gaza. Le plan égyptien prévoit que ce mur fera entre neuf et dix kilomètres de longueur et qu’il descendra entre vingt et trente mètres sous terre. Fait d’acier, il devrait résister aux tentatives des trafiquants palestiniens de le percer.
Il s’agit là d’une nouvelle démarche des Egyptiens qui sont parvenus dernièrement à réduire la contrebande entre la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza, même si celle-ci reste importante. Cette volonté égyptienne d’agir est le résultat, entre autres, de pressions américaines pour que le Caire modifie son mode opératoire.
Certains responsables militaires israéliens estiment qu’après la libération de Guilad Shalit dans le cadre d’un échange avec le Hamas, il y aura un réexamen de l’intérêt qu’il y a à maintenir le blocus de la bande de Gaza alors que dans la région de Rafah fonctionnent plusieurs centaines de tunnels par lesquels les Palestiniens obtiennent les marchandises dont l’importation est interdite et restreinte pas Israël.
ISRAËL-PALESTINIENS
En Europe on a divisé Jérusalem, les Etats-Unis ont protesté / Maya Bengal & Gideon Kutz – Maariv
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont publié hier une déclaration qui modère la proposition initiale faite par la Suède de déclarer Jérusalem-est comme capitale du futur Etat palestinien. Malgré cela, ils ont été vivement critiqués par le gouvernement américain.
La Suède, qui assure la présidence de l’UE, a voulu faire adopter une déclaration faisant de Jérusalem-est la capitale de l’Autorité palestinienne. Les ministres des Affaires étrangères européens, menés par la France, s’y sont opposés et ont proposé un texte bien plus modéré, qui a finalement été adopté. « Si l’on parvient à une paix véritable, il faut trouver le moyen, par la négociation, de résoudre la question du statut de Jérusalem comme future capitale des deux Etats », est-il dit dans cette décision.
La décision ne fixe pas les frontières du futur Etat palestinien, même si elle indique que l’UE n’a jamais reconnu l’annexion de Jérusalem-est et ne reconnaîtra aucune modification des frontières de 1967 « hormis celles qui seront convenues par les deux parties ».
A Jérusalem on n’était pas satisfait hier du résultat. « Cette déclaration ignore le principal obstacle à un accord entre Israël et les Palestiniens, le refus de l’Autorité palestinienne de reprendre les négociations. Vu les efforts du gouvernement israélien en ce sens, nous regrettons que l’UE ait choisi d’adopter un texte qui, s’il ne renouvelle rien, ne contribue en rien à cet objectif. Nous pouvons cependant nous féliciter qu’en fin de compte, la voix des pays responsables et sensés de l’Union ait pris le dessus, équilibrant et améliorant le texte », a fait savoir le ministère des Affaires étrangères. « En fin de compte, Israël n’a pas subi de dommages mais cela laisse bien sûr un goût amer », ont déclaré des responsables du bureau du Premier ministre.
La réaction américaine a été même plus claire : « La solution à la question de Jérusalem devra être apportée dans le cadre de négociations directes entre les parties. Nous reconnaissons la déclaration de l’Union européenne mais notre position est claire. C’est un sujet qui concerne l’accord permanent et nous estimons que le meilleur moyen de le traiter est dans le cadre de négociations directes entre les parties », a déclaré Philip Crowley du Département d’Etat américain.
INTERIEUR
Yaakov Nééman : « Il faut retourner aux sources, que le droit de la Torah soit le droit applicable en Israël » / Yaïr Ettinger et Yehonathan Lis – Haaretz
Les propos prononcés avant-hier par le ministre de la Justice, Yaakov Nééman, lors d’une conférence à Jérusalem ont déclenché un tollé au sein de la classe politique et du système judiciaire. « Il faut retourner aux sources, que le droit de la Torah soit le droit applicable en Israël. Et l’établissement de tribunaux rabbiniques chargés du droit des biens est une bonne manière d’instaurer ce droit de la Torah, par étapes, pas à pas ». Durant la journée d’hier, le ministre de la Justice a tenté de calmer les esprits en expliquant que son intention était de dire que face à l’engorgement des tribunaux, il est nécessaire de mettre en place un système parallèle qui traitera d’une partie des dossiers.
Le député travailliste Ofir Pinès, membre de la commission de la législation, des lois constitutionnelles et de la justice de la Knesset, a appelé hier à convoquer M. Nééman pour qu’il explique ses propos devant la commission. « Un ministre de la Justice qui ne croit pas dans le système dont il a la charge doit se demander ce qu’il fait à ce poste », a-t-il déclaré.
Le chef de l’opposition, Tzipi Livni, a elle aussi vivement critiqué les propos de Yaakov Nééman : « L’idée exprimée par Yaakov Nééman doit troubler tous les citoyens qui se préoccupent de l’avenir des valeurs et de la démocratie israélienne »./.