Michael Golan, le visionnaire

Retour ce mois-ci sur un parcours original et ambitieux, celui de Michael Boukobza, plus connu sous le nom de Michael Golan.
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Originaire de Paris et diplômé de l’ESCP Europe, Michael Golan débute sa carrière dans les banques Rothschild à Paris et Morgan Stanley à Londres. Il a également été chargé de mission au journal Le Monde pendant 3 mois. Un des grands tournants de sa vie a été sa rencontre avec Xavier Niel, avec qui il travailla pendant plusieurs années en étroite collaboration pour l’opérateur Free (Groupe Iliiad). C’est auprès de lui que Michael Golan a acquis son ambition et son esprit d’initiative. Les années passées chez Free lui ont par ailleurs beaucoup appris sur le secteur de la téléphonie mobile et sur les lois de la concurrence.

Une nouvelle vie

Alors que l’on pensait que Michael Boukobza avait trouvé sa place chez Free, il surprend tout le monde en démissionnant et en partant s’installer à Tel-Aviv. Pourquoi avoir choisi Israël ? « Venir ici fut un choix personnel. J’ai toujours aspiré à faire mon Aliyah et j’ai eu l’occasion de me jeter à l’eau il y a quelques années. J’ai décidé de commencer une nouvelle vie ici. » raconte-il.
C’est ainsi que Michael entame sa carrière en Israël. Il continue dans le secteur de la téléphonie mobile en travaillant neuf mois pour Hot mobile aux cotés de Patrick Drahi, principal actionnaire de l’opérateur français Numericable et de l’opérateur israélien Hot. Puis, avec le soutien financier de Xavier Niel, il crée Golan Telecom, qu’il s’amuse à appeler « la petite cousine de Free ».
Malgré ses semaines chargées, Michael a pris le temps d’apprendre l’hébreu. « J’ai pris des cours à l’Ulpan de Raanana pendant un an. J’ai du mal à me débarrasser de mon accent français mais mon hébreu est très correct aujourd’hui ! ».
L’appellation Golan Telecom n’est pas le fruit du hasard. Michael aime particulièrement cette région, où il vient d’acquérir une exploitation agricole dans le Golan sur laquelle poussent de la vigne, des oliviers et des grenades.

Deux nationalités

Selon lui, avoir une culture franco-israélienne est un avantage. En effet, son expérience française lui a permis d’acquérir un savoir faire. En travaillant en France, il a notamment appris l’importance des lois de la concurrence dans le secteur de la téléphonie mobile. Israël lui permet de mener à bien son projet innovant.
Pour un « outsider » comme Michael Golan, s’attaquer au marché israélien n’a pas été facile. Il a dû faire face à beaucoup d’obstacles car ici, « on n’aime pas beaucoup la concurrence ». Mais une fois l’appel d’offre pour Golan Telecom remporté, il a su s’imposer et gérer sa nouvelle entreprise d’une main de maître. Ce qui motive Michael plus que tout, c’est la sensation de faire avancer les choses en Israël. « Le prix de la nourriture, des logements et le coût de la vie en général est trop élevé, la hausse des prix en Israël ne pourra être résolu qu’en faisant jouer la concurrence. » nous raconte-il.

Une de ses plus grandes motivations est de savoir que d’autres entrepreneurs suivent son exemple : « il m’est arrivé d’entendre que des créateurs d’entreprises se qualifient de « Golan Telecom du Café », par exemple ! C’est très encourageant pour la suite ».
Pour Michael, l’aventure Golan Telecom est donc loin d’être terminée, il envisage de se développer prochainement dans le secteur de la télévison par internet. Affaire à suivre...

Dernière modification, le 09/05/2014

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