Qui a dit que la langue pouvait être un obstacle incontournable ?
Certainement pas le public qui s’est pressé très nombreux, ce mardi 8 décembre, renouant ainsi avec les grandes célébrations littéraires que l’Institut français nous offre depuis son installation au 7 boulevard Rothschild.

Maîtres de cérémonie, Marléna Braester et Rachel Samoul, membres du comité de rédaction de la revue de l’association des écrivains israéliens de langue française sont venus présenter la sixième livraison de la revue « Continuum » numéro d’exception consacré à Tel-Aviv, à Paul Celan et…au dialogue d’un genre inhabituel, pour quelques uns des participants au moins, poètes israéliens parmi les plus prestigieux, venus écouter durant presque deux heures une soirée déroulée en langue française, langue belle au demeurant s’accordaient-ils à dire mais à laquelle ils ne comprenaient goutte !
Raquel Chalfi, Haya Esther, Maya Bejerano, Ronny Someck et Yael Globerman nous ont offert leur poème en langue originale, suivie d’une lecture en traduction française dans un silence, j’allais dire religieux, oui si l’on pense à ces puissants concerts de musique où le moindre raclement de gorge se transforme en offense.

Ces allers retours poétique d’une langue à l’autre donnaient bien cette musique douce à nos existences agitées et par-delà les différences, celles de la langue, celles des cultures la possibilité du dialogue. Rendez vous est pris pour de nombreuses rencontres poétiques qui seront autant de mouvements à écrire pour une nouvelle symphonie tel-avivienne…
Roselyne Déry