Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay (Paris, 28/11/2014)

Processus de paix au Proche-Orient // Il faut sortir d’un face-à-face solitaire entre Israéliens et Palestiniens. Nous sommes engagés au sein de l’Union européenne pour que l’Europe puisse contribuer à une relance du processus de paix. Nous essayons de faire adopter une résolution au conseil de sécurité des Nations unies dans ce même objectif.


Q – Ce matin, le ministre a déclaré devant l’Assemblée qu’il y aurait éventuellement une reconnaissance de l’Etat palestinien mais le tout est de savoir quand et comment. Pouvez-vous nous indiquer quels sont les paramètres pour que cela se produise ?

R – Je précise que le ministre n’a pas dit « éventuellement ». C’est un principe constant de notre politique étrangère que de se fixer comme objectif la reconnaissance de l’Etat palestinien. Je vous renvoie au discours du ministre ce matin à l’Assemblée nationale. Il a indiqué que nous voulions que la reconnaissance de l’Etat de Palestine intervienne dans le cadre d’un règlement global et définitif du conflit, négocié par les deux parties, mais que cela n’avait de sens que si les négociations s’engagent effectivement, si elles avancent et si elles aboutissent. Il faut sortir d’un face-à-face solitaire entre Israéliens et Palestiniens..

Nous sommes engagés au sein de l’Union européenne pour que l’Europe puisse contribuer à une relance du processus de paix. Nous essayons de faire adopter une résolution au conseil de sécurité des Nations unies dans ce même objectif. Des discussions sont engagées et la France y est particulièrement active. Mais si le blocage persiste je vous rappelle ce qu’a dit le ministre devant la représentation nationale : « alors il faudra que la France prenne ses responsabilités, en reconnaissant sans délai l’Etat de Palestine et nous y sommes prêts ».

Dernière modification, le 01/12/2014

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