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01. 2010 05. ISRAEL / FRANCE / MONDE 01. DECLARATIONS OFFICIELLES

QUAY D’ORSAY. "Evidemment, la France condamne l’assassinat à Dubaï"

Point presse du 19 février 2010. Au point-presse de ce jour, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes a répondu aux questions suivantes :




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1 / SITUATION AU NIGER

"La France condamne toute prise de pouvoir par des voies non-constitutionnelles. La France soutient pleinement la position et les efforts de la CEDEAO et de l’Union africaine. Elle appelle tous les acteurs à faire preuve de responsabilité dans l’intérêt de leur pays et du peuple nigérien. Elle engage tous les acteurs nigériens, y compris les forces armées, à trouver par le dialogue et dans les meilleurs délais une solution à la crise constitutionnelle.



Sur ce dossier, je voudrais rappeler qu’en ce qui concerne la sécurité de nos compatriotes qui habitent dans ce pays, leur nombre est évalué à 1500 personnes, beaucoup résidant a Niamey, notre ambassade s’est immédiatement mobilisée pour leur donner des recommandations et des conseils de prudence, en leur recommandant pendant que les affrontements se déroulaient aux abords du palais résidentiel de rester chez eux, de ne pas prendre de risques inutiles. La situation semble se calmer mais nous recommandons toujours de la prudence et d’éviter les déplacements en ville qui ne seraient pas indispensables."



Avez-vous des informations sur le sort du président ?



"Non, je n’en ai pas."



Le secrétariat d’état américain a supposé que le président Tanja l’avait un peu cherché, quelle est votre opinion a ce sujet ?



"Nous ne voulons pas rentrer dans l’interprétation. Ce qui nous mobilise aujourd’hui c’est l’avenir et c’est également l’attente des Nigériens. L’avenir pour nous c’est un exercice collectif de responsabilité par tous ceux qui sont acteurs de cette situation et en particulier à travers le dialogue dans les meilleurs délais, pour trouver une solution et ramener le fonctionnement des institutions normales dans le cadre constitutionnel. Il y va de l’intérêt du pays, des Nigériens."



2 / IRAN / RAPPORT DE L’AIEA



Quelle est la réaction de la France suite au rapport de l’AIEA sur l’Iran ?



"Ce rapport confirme avec précision les très graves préoccupations de la communauté internationale. Il montre combien il est urgent d’agir avec détermination pour répondre à l’absence de coopération de l’Iran.



Le rapport décrit la poursuite des activités d’enrichissement de l’Iran, en violation des résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l’AIEA. Il constate que non seulement l’Iran continue à accumuler une quantité toujours plus importante d’uranium enrichi, mais également que, sans fin civile crédible, il a entrepris de l’enrichir à des taux plus élevés, et qu’il a construit le site clandestin d’enrichissement à Qom en toute illégalité ; il rapporte en détail l’absence de coopération de Téhéran avec l’Agence sur des sujets aussi importants que des activités dont l’Agence précise explicitement qu’elles peuvent être liées à la conception et la fabrication d’une charge nucléaire pour des missiles.



Au vu de ce bilan inquiétant, le directeur général appelle instamment l’Iran à coopérer, pour dissiper les doutes de la communauté internationale sur la finalité de son programme. Nous ne pouvons que nous joindre à cet appel pressant de l’Agence.



L’Iran a refusé ces derniers mois toutes les offres de dialogue et de coopération des Six. Avec nos partenaires, nous n’avons aujourd’hui d’autre choix, au vu de ce constat, que de rechercher l’adoption dans les prochaines semaines de nouvelles mesures par le Conseil de sécurité des Nations unies."



3 / ASSASSINAT D’UN CADRE DU HAMAS A DUBAI



Concernant l’attentat de Dubaï et l’implication d’un détenteur de passeport français, que pouvez-vous nous dire ?



"Je me suis déjà exprimé hier sur le sujet. Le passeport en question est un faux. Le chargé d’affaires de l’ambassade d’Israël en France était dans nos murs hier et il a été reçu par le directeur de notre direction Afrique du Nord Moyen-Orient. Nous lui avons demandé des éclaircissements et lui avons exprimé notre profonde préoccupation quant à l’utilisation malveillante et frauduleuse de documents administratifs officiels français."



Quelle suite sera donnée à cette affaire ?



"La suite donnée à cette affaire prendra place dans le cadre de l’enquête menée par les autorités de Dubaï, avec lesquelles nous sommes en relation."



Pourquoi est-ce le chargé d’affaires et non l’ambassadeur qui a été reçu ?



"Il faudrait le demander aux Israéliens. Je crois savoir que l’ambassadeur d’Israël était en déplacement."



A propos du nom sur le passeport, est-ce que cet homme existe ? dans le cas britannique, c’est l’identité de personnes qui a été volée…



"Le passeport est un faux, nous sommes dans une situation différente de celle des Britanniques."



La France condamne t-elle cet assassinat ? Ne pouvez-vous pas émettre une condamnation nette et ferme indépendamment de cette histoire de passeport ?



"La France condamne bien entendu cet assassinat."



D’après la presse israélienne, les autorités israéliennes auraient informé les Britanniques que quelque chose se passerait à Dubaï. La France avait-elle également été informée ?



"Je ne sais pas et je n’ai pas vu ces informations dans la presse."



Les autorités émiriennes qui ont été entraînées par les autorités françaises sur cette histoire de passeports certifient que les passeports utilisés partout sont des vrais passeports. Alors quelle est votre réponse ?



"En ce qui concerne le passeport français, c’est un faux."



Le ministre des Affaires étrangères allemand a également condamné cette affaire, puisqu’il y a un passeport allemand. Y a-t-il une concertation entre la France et l’Allemagne ou la Grande Bretagne à ce sujet ?



"On se parle tout le temps, sur tous les sujets."



Quand vous parlez de coopération avec les autorités locales, cela veut dire quoi concrètement ? il y a des enquêteurs français sur le terrain ?



"Dans le cadre de notre coopération dans le domaine policier nous avons des canaux de communication ouverts."



Vous cherchez à remonter la piste pour savoir d’où vient ce faux passeport ?



"Bien sûr."



Que fait-on d’un point de vue diplomatique quand un autre Etat émet un passeport soit complètement fabriqué, soit maquillé ?



"En général, oui on proteste, mais il faut que tout cela soit avéré, nous verrons ce que dira l’enquête menée à Dubaï."



4 / ISRAEL / MANIFESTATIONS PACIFIQUES A BILIN



Quel commentaire avez-vous sur l’attitude des autorités israéliennes vis-à-vis des manifestants pacifistes à Bilin qui protestent contre le mur de séparation ?



"Nous tenons à manifester notre solidarité en ce cinquième anniversaire des manifestations pacifiques de Bilin. Elle montre que le choix de la non-violence est la seule manière possible de progresser vers la paix. Nous appelons Israël à respecter le droit de manifester pacifiquement et à libérer les responsables palestiniens de la campagne de Bilin. S’agissant du mur de séparation, notre position n’a pas changé. Nous appelons Israël à démanteler les portions de la barrière construite en Cisjordanie. La décision des autorités israéliennes consécutive à un arrêt de la Cour suprême de modifier le tracé du mur à proximité du village est un pas dans la bonne direction."



5 / VENTE D’UN MISTRAL A LA RUSSIE



Un texte dans le Figaro de ce matin indique que la vente d’un Mistral à la Russie pourrait être conclue lors de la visite du Président russe en France. Avez-vous des informations ?



" A ce jour, la Russie a exprimé auprès de trois pays européens, dont la France, son souhait d’acquérir un BPC. Ce souhait a été accueilli positivement sur le principe, mais son examen et les discussions se poursuivent pour préciser le contenu des attentes russes et la réponse des autorités françaises. Le Secrétaire général de l’OTAN a dit récemment "qu’il ne fallait pas voir en la Russie un rival". Son porte-parole a confirmé le 10 février qu’en "ce qui concerne la possibilité de la vente de bateaux de type Mistral, M. Rasmussen ne considère pas la Russie comme une menace". Mme Albright, en visite à Moscou pour évoquer le nouveau concept stratégique de l’OTAN, a indiqué que l’OTAN et la Russie "doivent être partenaires et qu’ils doivent agir de concert". La France partage ce point de vue. Si la Russie n’est pas une menace, s’il ne faut pas voir en elle un rival, il n’y a pas de raison de ne pas lui vendre des produits non soumis à des restrictions internationales d’exportations."



6 / FRANCE / RUSSIE



Dans le Monde d’hier il y avait une tribune signée par des défenseurs des droits de l’Homme. Ils appellent les dirigeants européens et notamment la France à défendre la liberté d’expression en Russie. Je vous cite la dernière phrase : "les dirigeants européens doivent prendre position pour la liberté d’expression et défendre les médias alternatifs qu la font vivre. Ses mêmes dirigeants doivent montrer qu’on n’occupe pas impunément au 21eme siècle des territoires étrangers." Comment réagissez-vous à cet appel ?



"Bernard Kouchner s’est exprimé à de nombreuses reprises sur le sujet. Nous en parlons souvent avec les autorités russes, nous travaillons ensemble, et nous leur signalons quand une question liée aux droits de l’Homme se pose. Le respect des droits de l’Homme en Russie comme partout ailleurs est une préoccupation constante pour le ministère des Affaires étrangères et européennes. Nous sommes attentifs partout et dans un double esprit de responsabilité.



La responsabilité signifie d’abord qu’il faut être très vigilant et toujours dénoncer lorsqu’il y a quelque chose qui ne va pas. C’est ce que nous faisons très régulièrement. L’autre principe de responsabilité est d’essayer d’être efficace dans l’action. Ce n’est pas seulement dire que la France condamne ou est préoccupée. C’est d’essayer véritablement d’améliorer les choses sur le terrain, c’est-à-dire de maintenir un dialogue avec les personnes qui sont concernées, améliorer les choses, c’est-à-dire faire de la coopération dans le domaine de la justice, dans le domaine du débat d’idée avec nos partenaires russes. Notre travail dans le domaine des droits de l’Homme est un travail en profondeur. Il y a le déclaratoire public, qui est important dans le mode de fonctionnement des relations internationales. Il y a également la coopération, beaucoup moins visible, mais qui produit aussi des résultats. Nous travaillons dans ces deux directions.



Dans le cadre du Conseil de l’Europe, nous sommes aussi particulièrement actifs, particulièrement attentifs à ces questions-là."



7 / HAÏTI / ADOPTIONS



Des familles, des associations s’inquiètent d’un ralentissement ou d’un éventuel gel des transferts vers la France. Est-ce que ces inquiétudes sont fondées ?



"Non. Ces inquiétudes ne sont pas fondées. D’abord parce que, dans le cadre de notre action dans le domaine des adoptions, nous sommes bien conscients de l’attente des parents adoptifs. Nous nous attachons à ce que le rapatriement des enfants soit préparé et organisé d’une manière qui permette, tant dans l’intérêt des enfants que dans celui des familles, une arrivée et une intégration sereine et véritablement réussie. Les décisions sont prises dans l’intérêt de l’enfant mais également dans l’intérêt de la famille d’adoption qui va l’accueillir.



Deuxièmement, s’agissant des enfants dont un certain nombre de familles attendent le retour, nous continuons à travailler sur ce dossier avec la double préoccupation que je viens de rappeler. Nous le faisons en nous mobilisant sur plusieurs aspects : le premier est bien sûr de faire en sorte que notre ambassade sur place s’assure de la sécurité physique des enfants. D’autre part, et par un travail très patient, qui mobilise beaucoup de personnes dans cette maison, nous mettons tout en œuvre pour que la sécurité juridique de l’enfant soit assurée. Troisièmement, nous le faisons également avec le souci d’une étroite coopération avec les autorités haïtiennes. Quatrièmement, nous souhaitons le faire d’une manière qui permette que, entre le départ d’un enfant de Port-au-Prince et son arrivée à Paris, il y ait un itinéraire permettant d’éviter d’ajouter du traumatisme au traumatisme. C’est pour cette raison que nous travaillons avec toute une chaîne de personnel d’accompagnement dans ces transferts. C’est pour cela que nous le faisons en prenant énormément de précautions pour la sécurité physique des enfants, pour la sécurité psychologique, pour la sécurité juridique des enfants."



Est-ce que cela signifie que parmi les enfants déjà arrivés en France, des difficultés ont déjà été signalées ?



"Je ne suis pas véritablement en mesure de l’affirmer. Notre préoccupation a toujours été, depuis le début, de mettre en tête de priorité l’intérêt des enfants et de décliner cet intérêt des enfants sur trois sécurités : la sécurité physique, la sécurité psychologique et la sécurité juridique. C’est absolument indispensable. Ce sont les principes qui ont guidé notre action. Une action que nous poursuivons, sur le terrain, auprès des crèches, des orphelinats, etc., en liaison avec les autorités haïtiennes, que nous poursuivons dans les procédures de transfert d’Haïti vers la France via la Martinique ou la Guadeloupe et que nous poursuivons également ici dans le cadre d’un dialogue permanent que le service de l’adoption international maintient avec chacune des familles concernées."



8 / REFORME DU RESEAU CULTUREL



Est-ce que les centres culturels français vont s’appeler les instituts "Victor Hugo" ?



"La réforme du réseau culturel menée par Bernard Kouchner doit créer, sous forme d’établissement public, une agence culturelle extérieure. Le nom de cette agence sera également donné aux 143 centres culturels français qui, à l’étranger, constitueront ses relais. L’objectif est que la France dispose, pour sa diplomatie d’influence, de la marque unique qui jusqu’à aujourd’hui lui fait défaut.



Le projet de loi créant cette agence culturelle extérieure est actuellement à l’examen au Sénat. Il doit ensuite être examiné par l’Assemblée nationale. Le texte sur lequel le Sénat se prononcera prévoit que cette agence portera le nom de Victor Hugo. Le vote définitif de ce texte doit avoir lieu le 22 février prochain en séance publique. Ce sera ensuite aux députés de se prononcer."



"Cette réforme est véritablement majeure parce qu’elle va donner de la cohérence à notre dispositif. Le deuxième objectif à atteindre est plus d’efficacité. Troisièmement, il s’agit d’obtenir plus de lisibilité et de visibilité de notre dispositif. Nous sommes le pays qui pratique la diplomatie culturelle depuis des dizaines d’années. Effectivement, nous avions vu au fil du temps que les institutions, les structures sur place étaient un peu multipliées, superposées, empilées, etc. D’un point de vue extérieur, cela donne une impression de grande dispersion, d’absence de visibilité de notre dispositif.



Deuxième objectif, nous allons rationaliser tout cela, tant sur le terrain qu’ici, en France, avec un interlocuteur unique de toutes ces structures de diplomatie culturelle qui sont sur le terrain. Naturellement au niveau du travail des équipes, cela va apporter beaucoup plus de synergie, beaucoup plus d’efficacité. Cela nous permettra véritablement d’avoir, sur le terrain, partout dans le monde, une plus grande cohérence et une meilleure gouvernance."



9 / VISITE DU PREMIER MINISTRE EN JORDANIE (21 FEVRIER)



"Le Premier ministre, François Fillon, se rend en Jordanie le 21 février. Il sera accompagné de trois ministres, Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’industrie et de l’emploi, et de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la communication, et Henri de Raincourt, ministre des relations avec le Parlement. La délégation sera également composée de plusieurs parlementaires et de représentants des institutions et des milieux des affaires et de la culture. Au cours de sa visite, il aura notamment des entretiens avec le Roi Abdallah II de Jordanie, et avec son homologue, le Premier ministre et ministre de la Défense, Samir Rifaï.



Cette visite s’inscrit dans le prolongement de la visite en France du Roi Abdallah II, le 8 décembre dernier. Plusieurs accords seront signés dans les domaines économique, de l’enseignement supérieur, culturel, de la sécurité civile et environnemental. Cette visite du Premier ministre permettra de réaffirmer l’intérêt que nous portons au développement de nos relations économiques bilatérales.



Cette visite permettra aussi au Premier ministre d’évoquer avec le Roi Abdallah II et avec son homologue, Samir Rifaï, l’ensemble des dossiers régionaux, les perspectives du processus de paix."



11 / VISITE EN FRANCE DE MAHMOUD ABBAS (21-22 FEVRIER)



"Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, sera reçu à Paris les 21 et 22 février. Il s’entretiendra avec le président de la République, le Premier ministre et avec Bernard Kouchner.



Cette visite sera l’occasion de lui renouveler le plein soutien de la France et nos encouragements à poursuivre ses efforts de paix. Seront envisagées avec lui les modalités d’une reprise des négociations en vue de la création d’un Etat palestinien viable, moderne, indépendant et démocratique, vivant en paix aux côtés d’Israël dans des frontières sûres et reconnues, sur la base des résolutions du Conseil de sécurité Nations unies et de l’initiative arabe de paix. Seront également abordés le suivi de la Conférence internationale des donateurs pour l’Etat palestinien (Paris, 17 décembre 2007), la réconciliation nationale palestinienne, la situation humanitaire dans la bande de Gaza, et les évolutions politiques de la région.



Cette visite sera par ailleurs l’occasion de faire un point sur notre excellente coopération bilatérale, qui a donné lieu à la signature à la fin de l’année dernière du document cadre de partenariat France - Territoires palestiniens. Les avancées du projet de zone industrielle de Bethléem et de réhabilitation de l’hôpital al-Quds feront l’objet d’une attention particulière.



A cet égard, nous avons pu observer, et c’était notamment l’objet du dîner que Bernard Kouchner avait eu avec Mme Ashton, avec le Premier ministre palestinien, avec Tony Blair, le ministre des Affaires étrangères norvégien et M. Moratinos, il y a trois semaines. Il s’agissait de faire le point à mi-parcours. Nous avions observé d’abord que la mobilisation des financement pour les projets de développement palestinien était allée beaucoup plus vite que ce que nous pouvions initialement penser. Deuxièmement, nous avions observé que la partie palestinienne avait fait des efforts considérables en matière de développement économique, d’amélioration de la gouvernance. En fait, à cette réponse de la communauté internationale et des bailleurs de fonds, il y avait véritablement eu de réels efforts accomplis par les Palestiniens au cours des deux dernières années."



Où va-t-il rencontrer Bernard Kouchner ?



"Au Quai d’Orsay."



Cette visite a été programmée. Est-ce qu’elle a un but ?



"Nous recevons M.Abbas à Paris pour la deuxième fois en quelques mois. Nous le recevons avec beaucoup d’attentes, d’amitié, avec l’intention de l’encourager dans ses efforts, avec la préoccupation de lui faire passer des messages pour qu’il continue à travailler dans la bonne direction."



Si vous l’avez invité, c’est parce qu’il y a un projet pour faire avancer la paix. S’il s’est invité, c’est pour vous dire qu’il a entrepris de nouvelles démarches pour lesquelles il souhaite l’appui de la France.



"Il s’agit d’une occasion pour les uns et pour les autres de faire le point sur le processus de paix sur les efforts qui sont en cours pour essayer de le faire démarrer. Ce sera une occasion pour nous, pour lui manifester combien nous apprécions son engagement, l’action qu’il mène, combien nous sommes heureux de l’accueillir ici, de le rencontrer et combien nous sommes engagés dans la recherche du moyen de faire redémarrer le processus de paix."



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