
| Haaretz (Le pays) Succès pour le président Obama : L’ONU a approuvé un quatrième round de sanctions contre l’Iran | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
DIPLOMATIE
Douloureuses, mais pas paralysantes / Tzah Yoked et Eli Berdenstein – Maariv )
Après des jours difficiles de condamnations et d’attaques de la part de la communauté internationale, Israël a enfin droit à un peu de satisfaction. Au terme de longs mois de pressions diplomatiques, de débats et de tentatives pour convaincre Téhéran de suspendre son programme nucléaire, douze des quinze membres de Conseil de sécurité ont voté hier en faveur de nouvelles restrictions contre Téhéran. Le Brésil et la Turquie ont voté contre, cette dernière choisissant de s’opposer aux Etats-Unis et de soutenir les Iraniens.
Des interdictions concernant le commerce d’armement, des embargos contre des institutions financières, des restrictions quant au transport de marchandises et la saisie de biens à travers le monde composent ces sanctions, les plus sévères prises jusqu’ici par la communauté internationale pour tenter de stopper le programme nucléaire iranien. Les Américains ont eu beau souligner qu’il s’agit là de sanctions sévères et étendues, en coulisses ont ressentait une certaine déception fasse au compromis obtenu.
Le fil conducteur de la résolution adoptée hier traduit mieux que tout ce compromis des Etats-Unis face à l’insistance des représentants russes, et surtout chinois, qui ont réclamé que ces nouvelles sanctions ne portent pas atteinte à la vie quotidienne des Iraniens ni à l’économie mondiale. C’est pourquoi l’Occident n’a pas pu imposer de restrictions sur le commerce du pétrole et du gaz ni s’en prendre à la banque centrale iranienne.
En n’oubliant pas de féliciter le président Obama pour ce succès diplomatique, le Premier ministre Netanyahu a réagi hier aux sanctions : « La résolution du Conseil de sécurité, menée avec détermination par le président Obama, est un pas positif. Les Etats-Unis ont réuni une majorité remarquable face au refus iranien ». M. Netanyahu a ajouté que les pays du monde doivent prendre conscience de la menace iranienne : « Cette décision signifie à l’Iran que les grandes puissances s’opposent à son programme nucléaire. La communauté internationale doit continuer à faire de la lutte contre cette menace une priorité ».
Le ministère israélien des Affaires étrangères a fait part de sa satisfaction, soulignant l’importance d’appliquer cette résolution « pleinement et immédiatement ». « Cette décision n’est cependant pas suffisante et il faut l’accompagner de mesures supplémentaires significatives », a-t-on ajouté au ministère. « C’est un moment historique. L’histoire jugera les pays en fonction de leur vote : ont-ils défendu des intérêts étroits et cyniques ou ceux de la paix et de la stabilité. Le plus important maintenant c’est de s’assurer de l’application de ces sanctions », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon.
Obama a ouvert une brèche dans le blocus de Gaza / Orly Azoulay – Yediot Aharonot
Lors de sa rencontre hier avec le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, le président américain, Barack Obama, a fait part, pour la première fois, de son point de vue quant à l’avenir du blocus de Gaza.
« La situation dans la bande de Gaza est insupportable. Il faut adopter une nouvelle approche et trouver une nouvelle idée à la place du blocus. Cette situation ne peut durer plus longtemps », a déclaré M. Obama aux journalistes présents dans le bureau ovale de la Maison Blanche. Le président américain a souligné que tout ceci devra ce faire en considérant les besoins israéliens en matière de sécurité : « On ne peut accepter une situation dans laquelle des missiles sont tirés à partir de Gaza vers Israël ».
Qualifiant l’assaut contre la flottille à destination de Gaza d’« événement tragique », le président Obama a appelé à mener une enquête transparente, immédiate et exhaustive. « Nous attendons une enquête qui corresponde aux standards internationaux. Ce qui s’est passé est une tragédie, mais on peut transformer cette tragédie en opportunité ».
L’entretien entre le président américain et le président de l’Autorité palestinienne a duré près de trois quarts d’heure au terme desquels M. Obama a félicité Abou Mazen pour son « excellent travail » tout en soulignant que beaucoup de travail reste à faire pour parvenir à la paix au Proche-Orient. « Il y a des problèmes à court terme et à long terme. Ces derniers seront résolus en fin de compte par la création d’un Etat palestinien vivant en sécurité aux côtés d’Israël ».
M. Obama a indiqué qu’au cours de l’entretien ont été évoquées des idées destinées à permettre l’introduction de plus de marchandises dans la bande de Gaza, à fournir des services à ses habitants et donner de l’élan à la construction et à la création d’entreprises. Le président américain a annoncé l’octroi à l’Autorité palestinienne de 400 millions de dollars supplémentaires à cet effet. Concernant les pourparlers de proximité, M. Obama a dit s’attendre à des avancées significatives dans les prochains mois. L’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, devrait se rendre dans la région la semaine prochaine.
ISRAELIENS - PALESTINIENS
Le ministère des Affaires étrangères avait mis en garde : N’interceptez pas la flottille dans les eaux internationales / Barak Ravid – Haaretz
Dans le cadre des réunions préparatoires qui ont précédé l’arrivée dans la flottille à destination de Gaza, le ministère des Affaires étrangères avait recommandé d’attendre l’entrée des bateaux dans les eaux territoriales israéliennes, à vingt milles des côtes, avant de les intercepter. Selon un haut fonctionnaire, les représentants du ministère ont estimé que, même si les conseillers juridiques autorisent la marine à arraisonner les embarcations dans les eaux internationales, il s’agit là d’une décision qu’Israël aura du mal à défendre sur le plan diplomatique et médiatique.
Les ministres du « Forum des sept » se sont réunis hier matin pour débattre une nouvelle fois de la mise en place d’une commission d’enquête sur les événements de la flottille et d’un allègement du blocus de Gaza. Au terme de la réunion, rien n’a été annoncé quant à la création d’une commission à cause, semble-t-il, d’un désaccord avec le gouvernement américain quant aux compétences et à la composition d’une telle commission. Les Etats-Unis souhaitent en effet que la commission et la représentation internationale au sein de celle-ci soient approuvées par le gouvernement turc qui, de son côté, réclame toujours une commission d’enquête internationale sous l’égide des Nations-Unies.
Le Premier ministre Netanyahu a déclaré hier que la commission d’enquête qui sera mise en place devra aussi clarifier les faits quant aux personnes qui ont attaqué les soldats de Tsahal. « Je veux que toute la vérité soit faite, c’est pourquoi il faudra aussi répondre aux questions qui, jusqu’ici, ont été largement ignorées par la communauté internationale. Il faudra clarifier qui se cache derrière le groupe extrémiste ; qui a financé ses membres ; comment des couteaux, des haches et de nombreuses armes blanches se sont-ils retrouvés à bord ; et puis que faisaient de grosses sommes d’argent sur le bateau et à qui étaient-elles destinées ? Nous nous assurerons que toute la lumière soit faite, car ce sont des choses que le monde doit savoir », a déclaré le Premier ministre./.