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REVUE DE PRESSE 02. 2010 07. Juin 2010

REVUE DE PRESSE. Jeudi 24 juin 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
UN PREMIER PAYS ARABE SE JOINT AUX SANCTIONS CONTRE LE RÉGIME IRANIEN
The Jerusalem Post
DES PARLEMENTAIRES AMÉRICAINS DE PREMIER PLAN ESPÈRENT DES SANCTIONS CONTRE L’IRAN AVANT LE 4 JUILLET
Maariv (Le soir)

POUR GUILAD

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
LA FLOTTILLE SYRIENNE

REGIONAL

La flottille de la famille Assad / Itamar Eichner et Ronen Salomon – Yediot Aharonot

Selon des informations parvenues en Israël, des membres de la famille du président Assad seraient impliqués dans la flottille qui doit partir du Liban vers Gaza.

Selon ces informations, les organisateurs de la flottille ont eu du mal à trouver des armateurs prêts à coopérer, ces derniers craignant que les navires soient endommagés. Finalement, c’est la compagnie de navigation syrienne Julia, dont le propriétaire est un cousin du président Assad, qui s’est mobilisée. Une autre compagnie syrienne, Nada, est elle aussi impliquée. Ces deux compagnies sont basées dans le port syrien de Tartous.

Des responsables politiques israéliens craignent que si un affrontement violent fait des victimes lors de l’interception de cette flottille libano-syrienne, cela ne serve de prétexte au Hezbollah pour tirer des missiles vers Israël, ce qui risque d’entraîner la Syrie dans un conflit armé. C’est pourquoi Israël mène une campagne diplomatique active et a décidé d’adresser des messages très fermes à la communauté internationale et, par son intermédiaire, au Liban et à la Syrie. L’objectif : Faire comprendre au monde que derrière cette flottille se cachent le Hezbollah et la Syrie et légitimer une intervention de Tsahal contre le bateau.

Dans les pays occidentaux on comprend le potentiel explosif de cette flottille et plusieurs pays font pression sur le Premier ministre libanais, Saad Hariri, pour que la flottille soit annulée. L’essentiel de cette pression est exercée par les Etats-Unis, l’Union européenne, la France, l’Allemagne et l’Espagne. On a pu voir un exemple de cette pression en fin de semaine dernière quand, au cours d’une rencontre entre le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, et le conseiller diplomatique du président français, Jean-David Levitte, ce dernier a téléphoné à l’ambassadeur de France à Beyrouth à qui il a demandé de transmettre les messages israéliens au Premier ministre Hariri et à ses collaborateurs.

Le Premier ministre Netanyahu a déclaré hier que le véritable but de ces nouvelles flottilles pour Gaza est de provoquer Israël afin de briser le blocus militaire dont l’objectif est d’empêcher la livraison de missiles, de roquettes et d’autres armes au Hamas. « Tous ceux qui veulent réellement livrer des biens à usage civil à la bande de Gaza, de la nourriture, des jouets, ou des médicaments, peuvent le faire par le port d’Ashdod », a déclaré M. Netanyahu au cours de sa rencontre avec le chancelier autrichien, Werner Faymann. « Ces flottilles ne sont pas organisées par ceux qui soutiennent la paix mais par ceux qui s’y opposent, l’Iran et le Hezbollah ».

Les procès prennent la mer / Eli Berdenstein – Maariv

La pression internationale s’accentue contre Israël, à cause des événements de la flottille pour Gaza mais aussi pour d’autres motifs. Les plaintes déposées dans le monde se multiplient ainsi que les mesures de protestation contre Israël.

Hier on a appris qu’une plainte a été déposée auprès d’un tribunal belge contre plusieurs hauts responsables israéliens parmi lesquels le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef de l’opposition, Tzipi Livni, qui sont accusés de crimes de guerre pour leur implication dans l’opération Plomb Durci.

Cette plainte a été déposée par un Belge d’origine palestinienne et plusieurs habitants de la bande de Gaza. Le tribunal devra décider d’ici la fin août s’il engage des procédures contre les responsables israéliens. La plainte se base partiellement sur le rapport Goldstone.

Une trentaine de citoyens grecs ont l’intention de porter plainte contre Israël à Athènes, suite aux événements de la flottille. Cette plainte vise le chef d’état-major et d’autres responsables militaires israéliens qui, selon eux, ont violé la loi internationale. Pour les plaignants, Israël a usé de violence lors de l’assaut contre les bateaux et leur a dérobé des biens. Certains d’entre eux affirment que des ordinateurs leur ont été confisqués et que les sacs qui ont été pris par les autorités israéliennes leur ont été rendus vides.

Entre temps, l’organisation Free Gaza, a annoncé qu’elle compte elle aussi porter plainte contre Israël à la Cour internationale de La Haye.

Cette atmosphère anti-israélienne ne s’arrête pas aux participants à la flottille. En Suède, les dockers ont décidé de boycotter pendant une semaine les navires israéliens et de ne pas en décharger les marchandises. Le syndicat des dockers a annoncé que ce boycott débutera le 29 juin, pour protester contre les événements de la flottille. Le porte-parole du syndicat, a déclaré qu’Israël doit lever le blocus de Gaza.

Le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, s’est rendu au Caire, l’ambassadeur en Egypte l’a appris dans la presse locale / Barak Ravid, Jacky Huri et Natacha Mozgovaya – Haaretz

Le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, s’est rendu en Egypte il y a dix jours sans en informer l’ambassadeur d’Israël en Egypte, Yitzhak Levanon. Celui-ci a eu la surprise de découvrir dans un journal égyptien un article sur les entretiens d’Uzi Arad au Caire.

Au cours de cette visite, qui s’est déroulée le 6 juin, Uzi Arad a rencontré le chef des services de renseignement égyptien, Omar Suleiman, avec lequel il s’est entretenu des événements de la flottille pour Gaza et de l’intention d’Israël de lever le blocus.

Cet événement n’était qu’un des cas qui ont poussé Yitzhak Levanon a adressé un télégramme au ministère des Affaires étrangères dans lequel il met en garde contre le « déséquilibre » qui existe dans les relations israélo-égyptiennes. Selon l’ambassadeur, tandis que l’ambassade d’Egypte en Israël a « librement accès » à tous les ministères israéliens, l’ambassade d’Israël au Caire se heurte à une attitude froide et distante de la part du ministère égyptien des Affaires étrangères.

Yitzhak Levanon affirme dans le télégramme que l’attitude des autorités égyptienne envers les diplomates israéliens « a atteint un niveau indescriptible ». Selon lui, les diplomates israéliens ne peuvent obtenir de rendez-vous avec les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, « qui en outre, essaient de nous dicter qui nous devons rencontrer ».

Par ailleurs, le président égyptien, Hosni Moubarak, a dit hier rejeter les tentatives d’Israël « de se dégager de sa responsabilité vis-à-vis de la bande de Gaza pour la passer à l’Egypte ». Dans un discours devant les membres du parti national démocratique, le président égyptien a affirmé que l’Egypte fait tous les efforts pour lever le blocus de la bande de Gaza. « La question palestinienne est la priorité de notre politique étrangère », a-t-il déclaré.

Un premier pays arabe se joint aux sanctions contre le régime iranien / Yossi Melman – Haaretz

Coup dur pour le programme nucléaire iranien : Les Emirats arabes unis, un des pays qui possède les relations commerciales les plus développées avec le régime iranien, a annoncé un durcissement des sanctions contre l’Iran. De hauts responsables émiratis ont annoncé la fermeture de quarante sociétés locales et internationales qui commercent avec l’Iran dans le secteur militaire. Selon ces hauts responsables, cette décision entre dans le cadre d’une large campagne contre les entreprises et les hommes d’affaires qui violeraient les sanctions contre Téhéran.

Cette décision des Emirats arabes unis, qui servent de base avancée à des sociétés-écrans iraniennes qui cherchent à obtenir des matériaux destinés aux programmes iraniens dans les domaines des missiles et du nucléaire, est un coup dur pour les efforts iraniens. Il s’agit d’un coup d’autant plus dur pour les Gardiens de la Révolution qui sont les principaux exécutants de ces achats.

La nouvelle politique émiratie offre un élan à la dernière résolution des Nations-Unies qui prévoit un quatrième round de sanctions contre l’Iran. Il semble que les Etats-Unis aient exercé en coulisses de fortes pressions sur les Emirats qui ont fini par se ranger au côté des pays occidentaux./.

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