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INTERIEUR
Affaire Galant : Le conseiller juridique du gouvernement a ordonné de suspendre le processus de nomination du chef d’état-major / Amos Harel – Haaretz
Le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, a donné l’ordre de reporter la décision concernant la nomination du prochain chef d’état-major jusqu’à ce que se termine l’enquête dans l’affaire du « document Galant ». A la demande du Premier ministre Binyamin Netanyahu et du ministre de la Défense, Ehud Barak, M. Weinstein a ordonné hier l’ouverture d’une enquête dans cette affaire. Ehud Barak, qui souhaite nommer au plus tôt un nouveau chef d’état-major, a lui déclaré : « L’enquête peut et doit être complétée rapidement ». En attendant, Eyal Arad, le conseiller en communication dont le logo figure en tête du document dévoilé vendredi par la deuxième chaîne, a porté plainte auprès de la police pour contrefaçon.
Le « document Galant » décrit notamment un plan stratégique visant à provoquer un conflit entre le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef d’état-major , Gaby Ashkenazi, et à faire en sorte que le commandant militaire de la région sud, le général Yoav Galant, soit nommé comme prochain chef d’état-major. Comme Eyal Arad, le général Galant dément être lié de quelque manière que ce soit à ce document qu’il affirme être un faux destiné à empêcher ou à retarder sa nomination. Hier, il a adressé une lettre au général Ashkenazi dans laquelle il affirme n’avoir été impliqué d’aucune façon dans la rédaction du document.
Si l’enquête révèle que ce document est bien un faux, il faudra alors établir qui est à l’origine de cette contrefaçon et qui l’a fourni à la deuxième chaîne. Pour l’heure la chaîne de télévision refuse de remettre le document à la police et affirme qu’elle doit protéger ses sources.
Si, au contraire, il s’avère que le document décrit un plan véritable, cela posera de sérieuses questions quant à l’implication de conseillers extérieurs dans la nomination au sein de l’armée et quant aux manœuvres qui sont mises en œuvre pour influencer le processus de décision. En tout état de cause, cette affaire révèle les fossés qui se sont creusés au sein du commandement supérieur de l’armée.
REGIONAL
Cinq mois dans une prison libyenne / Eli Berdenstein – Maariv
Un citoyen israélien qui était détenu depuis cinq mois en Libye a été libéré hier au terme de longues négociations. Hier, il a quitté Tripoli pour Vienne à bord du jet privé du milliardaire autrichien Martin Schlaff et aujourd’hui, il partira pour Israël.
Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a usé de ses relations avec Martin Schlaff pour obtenir la libération de cet Israélien. Au terme de négociations difficiles, Israël a autorisé le gouvernement libyen à ériger vingt bâtiments préfabriqués dans la bande de Gaza et a permis au navire libyen ayant jeté l’ancre en Egypte de transférer sa cargaison vers la bande de Gaza, en échange de quoi les autorités libyennes ont libéré le citoyen israélien.
Rafaël (Rafram) Chaddad, un photographe âgé de 32 ans, s’était rendu en Libye à la demande du centre Or Shalom pour la préservation du patrimoine juif de Libye, pour photographier les biens ayant appartenus à la communauté juive. Chaddad, qui est né en Tunisie et est détenteur d’un passeport tunisien, a franchi la frontière entre la Tunisie et la Libye en mars. A une reprise au moins, les services de sécurité libyens l’ont mis en garde et l’ont enjoint à cesser de photographier, mais Chaddad a poursuivi sa mission avant d’être finalement arrêté.
Sa famille s’est alors adressée au ministère des Affaires étrangères qui a tenté de faire intervenir de hauts responsables italiens et français, et notamment le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, et le président français, Nicolas Sarkozy. Le gouvernement américain a lui aussi été impliqué et des responsables israéliens sont même parvenus à approcher la présidence tunisienne, mais sans résultat.
Face à l’échec des ces efforts, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a alors décidé de faire appel à ses amis, le milliardaire Martin Schlaff et d’autres personnalités d’Europe de l’est qui ont des liens directs ou indirects avec les dirigeants libyens. Le ministre turc des Affaires étrangères contre le nucléaire iranien / Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Dans le contexte de tension qui règne entre Israël et la Turquie, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a surpris en s’exprimant contre le projet nucléaire iranien.
Selon un compte-rendu confidentiel qui a été communiqué à de hauts responsables israéliens, M. Davutoglu a affirmé, lors d’un entretien avec son homologue allemand, Guido Westerwelle, que si Téhéran ne cesse pas sa course à l’arme nucléaire, les relations entre les deux pays s’en ressentiront. « Nous ne voulons pas d’un Iran nucléaire et nous prendrons des mesures pour l’empêcher. Nous avons fait part à Téhéran de notre position », a déclaré A. Davutoglu.
M. Westerwelle a quant à lui eu l’impression que la Turquie n’est pas moins inquiète que les pays du Golfe du danger que poserait le nucléaire iranien et que la « lune de miel » turco-iranienne risque de ne pas durer. Il a également estimé que la Turquie souhaite rétablir ses relations avec Israël, mais attend des gestes de la part d’Israël pour corriger l’atteinte à l’honneur national turc causée par les événements de la flottille vers Gaza.