07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 05. Août 2010

REVUE DE PRESSE. Jeudi 5 août 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
Un membre de la commission Eiland : Tsahal est responsable des complications face à la flottille, pas l’échelon politique
The Jerusalem Post
Le Premier ministre adresse de sérieuses mises en garde au Liban et au Hamas suite aux attaques
Maariv (Le soir)

La course à l’état-major est ouverte

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
Ehud Barak se hâte de choisir un nouveau chef d’état-major

REGIONAL

Netanyahu menace, la FINUL acquitte Israël / Amir Buhbut et Eli Berdensten – Maariv

Le grave incident à la frontière libanaise a continué hier à secouer la scène diplomatique : Dans un discours enregistré diffusé hier par le bureau du Premier ministre, Binyamin Netanyahu a indiqué au gouvernement libanais qu’Israël le considère comme responsable de la « provocation violente » qui a visé les soldats de Tsahal. « Ne testez pas notre détermination à défendre les citoyens et les soldats d’Israël. Israël a réagi et continuera à réagir fermement à toute attaque », a-t-il déclaré. Auparavant, la FINUL a indiqué que l’arbre que les soldats israéliens ont voulu élaguer se trouvait sur le territoire israélien. Hier soir, les Etats-Unis ont eux aussi soutenu sans réserve la version israélienne des événements.

Dans un communiqué filmé, en hébreu et en anglais, le Premier ministre s’est adressé aux Israéliens ainsi qu’à la communauté internationale. « Ces derniers jours, nous avons été témoins de trois attaques criminelles visant le territoire israélien – à Ashkelon, à Eilat et contre les forces de Tsahal. Je tiens à signifier au Hamas et au gouvernement libanais que ceux qui tirent sur les citoyens israéliens, peu importe d’où, nous les trouverons et les frapperons avec force ».

Hier s’est déroulée une rencontre tripartite entre Tsahal, l’armée libanaise et la FINUL à Naqoura, au Liban-sud. Pendant près de deux heures les représentants des trois parties ont évoqué les premières enquêtes effectuées suite à l’incident. A la fin de cette réunion, le représentant de l’ONU a fait savoir qu’il présenterait son rapport d’enquête d’ici quelques semaines.

Dans l’après-midi, la FINUL a clairement affirmé que les soldats de Tsahal opéraient avant-hier à l’intérieur du territoire israélien lorsque les soldats de l’armée libanaise ont ouvert le feu. « La FINUL indique que les arbres qui ont été arrachés par l’armée israélienne se trouvent au sud de la ligne bleue, du côté israélien », a déclaré le porte-parole de la FINUL. Quelques heures plus tard, Washington a adopté cette version. Interrogé par des journalistes, le porte-parole du Département d’Etat, Philip Crowley, a affirmé que « le tir effectué par des forces armées libanaises était complètement injustifié ».

Il est à noter que M. Crowley a utilisé l’expression « forces armées » et n’a pas mentionné l’armée libanaise. Peut-être pour ne pas mettre en cause le gouvernement libanais ou pour laisser entendre que le Hezbollah est impliqué dans l’incident.

En Iran on affirme : Nous avons obtenu quatre missiles S-300 de la Biélorussie / Yossi Melman – Haaretz

Des responsables iraniens affirment être parvenus à obtenir des missiles sol-air russes de type S-300. C’est ce que rapporte l’agence de presse AP sur la base d’informations publiées par l’agence de presse Fars, proche des milieux conservateurs. Selon ces informations, l’Iran aurait obtenu deux missiles de la Biélorussie et deux autres d’une source inconnue.

La dépêche citée par AP ne figure cependant pas sur le site de l’agence Fars, ni en anglais ni en farsi. Cette dépêche n’indique pas non plus si l’Iran a acquis uniquement quatre missiles ou quatre batteries incluant le radar qui est l’élément le plus important du système. Le but de cette acquisition, si elle a eu lieu, est de faire de la rétro-ingénierie, c’est-à-dire d’étudier les missiles et les systèmes pour les fabriquer soi-même.

INTERIEUR

Tsahal est responsable des complications face à la flottille, pas l’échelon politique / Amos Harel – Haaretz

Un membre de la commission Eiland, qui a examiné l’interception de la flottille turque à destination de Gaza, a déclaré au cours d’une réunion à huis clos que Tsahal est la principale responsable des complications de cette affaire. « On ne peut rejeter la responsabilité sur l’échelon politique. En tant qu’armée, nous avons affirmé que nous en étions capables et que ça marcherait. Or, ça n’a pas marché », a affirmé le général Aviv Kokhavi lors de la présentation du rapport Eiland à la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset.

Une copie du compte rendu de cette réunion est parvenue récemment au Haaretz. Bien qu’on ne sache pas qui a diffusé ce document, il semble que cette fuite est une nouvelle étape de l’affrontement qui oppose l’échelon politique et l’échelon militaire dans l’affaire de la flottille et au cœur duquel on trouve les relations tendues entre le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi.

Le cabinet du ministre de la Défense a annoncé hier qu’Ehud Barak débuterait dans les prochains jours une série d’entretiens avec les candidats à la succession du général Ashkenazi. Cette dernière semaine, M. Barak a déjà rencontré le chef d’état-major adjoint, Benny Ganz, et l’attaché militaire aux Etats-Unis, Gadi Shamni. Les autres candidats au poste sont les généraux qui commandent les trois régions militaires : Gadi Eizencot (nord), Avi Mizrahi (centre) et Yoav Galant (sud).

A ce stade, il est difficile de savoir qui sera choisi par Ehud Barak. Les trois favoris sont les généraux Galant, Ganz et Eizencot, tandis que Mizrahi et Shamni pourraient se contenter du poste de chef d’état-major adjoint.

Une guerre sans fin / Yaron Sasson – Yediot Aharonot

Neuf heures, hier matin. Des dizaines de policiers accompagnés de cinq bulldozers et de pelleteuses ont pénétré dans le village bédouin non-reconnu d’al-Araqib, près de Rahat, pour le démolir. Cela ne s’est pas fait sans heurts.

Cette longue saga a débuté en 1998 lorsque des bédouins se sont installés sur des terres appartenant à l’Etat et y ont établi le village qui n’a jamais été reconnu officiellement. Depuis, les habitants du village ont été évacués par l’Etat à plusieurs reprises mais, à chaque fois, ils y sont revenus tout en menant parallèlement une bataille juridique au terme de laquelle la Cour suprême a ordonné l’évacuation des habitants.

La semaine dernière, la police a démoli les quarante-cinq maisons du village, mais les habitants n’ont pas renoncé. Ils sont revenus sur le site, ont commencé à reconstruire le village et sont parvenus à ériger dix maisons. Suite à cela, la police et les inspecteurs de la Direction des terres sont revenus hier sur les lieux pour évacuer à nouveau le village et démolir ses maisons.

Les forces de l’ordre ont été accueilli par les habitants du village et des manifestants de gauche parmi lesquels le député Taleb a-Sanaa, lui-même bédouin et habitant d’un village tout proche. Certains des manifestants, dont a-Sanaa, ce sont retranchés dans les maisons, refusant d’en sortir. D’autres se sont interposés devant les pelleteuses et les bulldozers pour les empêcher de démolir les maisons.

Très vite, les choses ont dégénéré en un affrontement au cours duquel ont été blessés six manifestants dont Taleb a-Sanaa qui affirme avoir perdu connaissance lorsque les policiers l’ont évacué de force. Il a été emmené à l’hôpital avant d’être libéré une heure plus tard. La police affirme qu’il n’a pas perdu connaissance mais a juste fait un malaise. En attendant, les pelleteuses ont démoli les maisons. Six manifestants ont été arrêtés au cours des affrontements./.

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