REVUE DE PRESSE. Lundi 12 juillet 2010

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Les Titres
Haaretz (Le pays)

Obama : Il est possible de parvenir à
la paix entre Israël et les Palestiniens
au cours de mon premier mandat
The Jerusalem Post

Le Premier ministre : La mise en place prendra du temps, même si un accord est conclu rapidement

Maariv (Le soir)

Viva España

Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles)

L’Espagne championne du monde

ISRAELIENS - PALESTINIENS

Des pourparlers directs pourraient s’ouvrir dès le mois prochain / Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Selon de hauts responsables israéliens, les pourparlers directs entre Israël et les Palestiniens devraient s’ouvrir le 1er août.

Selon ces responsables, Israël et les Etats-Unis ont convenu que les pourparlers directs commenceraient le plus rapidement possible. Les Palestiniens sont peu enthousiastes à l’idée d’une reprise immédiate des pourparlers, mais le président américain, Barack Obama exerceraient sur eux de fortes pressions.

L’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, sera en Israël cette semaine pour une nouvelle session dans le cadre des pourparlers de proximité, mais son véritable objectif sera de convaincre les Palestiniens de ne pas perdre de temps. Au bureau du Premier ministre on se refuse à tout commentaire à ce sujet.

Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a déclaré qu’Israël doit élaborer un nouveau plan de négociation avec les Palestiniens qui abandonnerait l’approche des « territoires en échange de la paix » pour adopter le principe d’un « échange de territoires et de populations ». Selon M. Liberman, 70 % des Israéliens sont favorables à une telle idée.

Interviewé sur la radio publique, le ministre des Affaires étrangères a déclaré : « Au sein du gouvernement siègent certaines personnes qui ont peur de prendre de vraies décisions courageuses, mais nous n’avons jamais été plus proches du moment où les dirigeants seront convaincus qu’il faut adopter cette idée. Cela pourrait se faire sous le gouvernement Netanyahu ». Avigdor Liberman propose de soumettre son projet à un référendum puis, une fois celui-ci approuvé, d’en faire part à la communauté internationale et de le proposer dans le cadre des pourparlers.

Yuval Diskin en visite de travail à Ramallah et à Jénine comme coordonnateur des gestes de bonne volonté vis-à-vis des Palestiniens dans le domaine de la sécurité / Amos Harel et Avi Issacharof – Haaretz

Le directeur du Shabak, Yuval Diskin, a passé récemment toute la journée à Jénine à l’invitation des services de sécurité de l’Autorité palestinienne. Il s’agit là de la deuxième visite de Diskin dans les territoires palestiniens au cours des derniers mois, après une première visite à Ramallah. Ces rencontres ont été jusqu’ici tenues secrètes, conformément aux ententes entre Israël et les Palestiniens.

Depuis trois ans, avec l’amélioration des relations entre les services de sécurité israéliens et palestiniens, de hauts responsables du Shabak et de Tsahal, dont Yuval Diskin, se sont rendus à plusieurs reprises dans les territoires palestiniens, surtout à la mukataa de Ramallah, pour y rencontrer les responsables de l’Autorité palestinienne et des services de sécurité palestiniens. Mais ces visites de travail d’une journée entière montrent à quel point les relations se sont renforcées depuis.

Yuval Diskin sert aujourd’hui d’agent de liaison entre le Premier ministre Netanyahu et les dirigeants de l’Autorité palestinienne, parallèlement aux contacts qu’entretiennent avec les Palestiniens le cabinet du ministre de la Défense, Ehud Barak, et le commandement militaire. Il coordonne également pour le Premier ministre les travaux en vue de nouveaux gestes vis-à-vis des Palestiniens dans le domaine de la sécurité. Parmi ces gestes, le transfert du contrôle de plusieurs villes de Cisjordanie aux forces de sécurité palestiniennes, Tsahal s’abstenant d’y pénétrer.

Le bateau libyen : « Notre destination est Gaza » / Amir Buhbut, Amit Cohen, Arik Bender et Yossi Bar – Maariv

La marine israélienne suit le trajet du cargo libyen Almathea qui a quitté la Grèce samedi. Les soldats des commandos marine ont été placés en état d’alerte et se préparent à la possibilité que le navire, avec à son bord 20 000 tonnes de sucre, de riz et d’autre produits alimentaires, mette le cap sur Gaza et non sur el-Arish, comme l’ont annoncé les autorités portuaires grecques.

« Tsahal considère ce navire comme un navire ennemi, puisque nous n’avons pas de relations diplomatiques avec la Libye. Nous nous préparons plus attentivement qu’auparavant et personne ne s’attend, en cas d’assaut, à ce que les commandos soient armés de pistolets de paintball », a déclaré hier un haut responsable militaire.

L’organisation libyenne à l’initiative du convoi continue cependant à affirmer que le navire a pour destination Gaza. « Les informations selon lesquelles le bateau jettera l’ancre à el-Arish sont des rumeurs destinées à nuire au convoi », a déclaré Youssef al-Sawani qui dirige la Fondation Kadhafi pour l’aide et le développement. Selon la chaîne al-Jazira, le ministère grec des Affaires étrangères aurait obtenu de l’ambassadeur libyen des garanties selon lesquelles le bateau accostera à el-Arish, ce que démentent les organisateurs.

INTERIEUR

Tsahal sur la défensive / Yossi Yehoshua – Yediot Aharonot

Tension au sein du commandement de Tsahal où on craint de vives critiques avec la publication aujourd’hui du rapport Eiland sur les événements de la flottille. Ce rapport ne comprend pas de recommandations personnelles, mais les critiques contre les différentes branches de l’armée risquent d’avoir des conséquences pour leurs commandants respectifs et notamment pour le commandant de la marine, l’amiral Eliezer Marom.

Le rapport de cent cinquante pages a été remis hier au chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, et le général de réserve Guiora Eiland en communiquera aujourd’hui les éléments non confidentiels au cours d’une conférence de presse.

Selon de hauts responsables impliqués dans la rédaction du rapport, celui-ci critique vivement l’assaut lancé le mois dernier contre le Marmara et met en avant une série de dysfonctionnements à tous les niveaux du commandement militaire où nul n’est épargné.

Comme il avait été décidé lors de la mise en place de la commission, le rapport ne tire pas de conclusions concernant des personnes spécifiques mais les critiques qui y sont émises visent tous les responsables de l’armée, même s’ils ne sont pas cités par leur nom : du chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, au commandant des commandos marine, le colonel S., en passant par le commandant de la marine, l’amiral Eliezer Marom, le commandant du département des opérations, le général Tal Russo, et le commandant des renseignements militaires, le général Amos Yadlin.

Le rapport met en avant, entre autres, le manque de préparation de l’ensemble des branches des renseignements militaires avant l’arrivée du navire et les déficiences dans l’élaboration des procédures de combat, l’évaluation de la situation et les préparatifs de l’opération./.

Dernière modification, le 12/07/2010

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