
| Haaretz (Le pays) Netanyahu a décidé : Une commission de vérification à laquelle participeront des observateurs étrangers | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
ISRAEL - PALESTINIENS
Commission Tirkel : la composition / Eli Berdenstein – Maariv)
Le Premier ministre a annoncé hier, peu avant minuit, la création d’une commission d’enquête publique et indépendante, présidée par l’ancien magistrat de la Cour suprême Yaakov Tirkel, qui sera chargée d’examiner les événements de la flottille. A cette commission, dont les membres ont un âge moyen de 76 ans, participeront deux observateurs étrangers, un Canadien et un Britannique. La décision du Premier ministre sera votée aujourd’hui par le gouvernement.
En plus du juge Tirkel, 75 ans, les membres de la commission seront le professeur de droit international Shabtaï Rosen, 93 ans, lauréat du prix d’Israël et du prix de La Haye de droit international, ainsi que le général Amos Horev, 86 ans, ancien président du Technion. En plus des trois membres israéliens, il a été décidé de nommer deux observateurs étrangers, reconnus pour leur expertise en droit militaire et dans le domaine des droits de l’homme. Il s’agit du Nord-Irlandais Lord William David Trimble, 66 ans, prix Nobel de la paix, et du juriste Ken Watkin, ancien procureur général militaire du Canada, qui s’est convertit au judaïsme en 2007.
Le communiqué publié hier soir par le bureau du Premier ministre ne détaille pas quelles seront les compétences de ces observateurs, une question qui a retardé la mise en place de la commission. Auront-ils accès à toutes les informations qui seront fournies et la commission ou pas ? En tout cas, note le communiqué, ils « prendront part aux débats et aux consultations ».
Le conseiller juridique du gouvernement a fait savoir que les dépositions faites devant la commission ne pourront servir de preuve dans d’éventuelles procédures judiciaires qui seraient engagées contre un des participants aux événements.
La commission examinera notamment les questions suivantes : les circonstances qui ont mené au blocus de la bande de Gaza et la conformité de ce blocus aux règles du droit international. La commission vérifiera aussi si les actions entreprises par Israël le 31 mai pour appliquer le blocus sont conformes au droit international.
De même, la commission examinera qui étaient les participants à la flottille, qui les a envoyés et comment ils ont agi face aux soldats.
La commission pourra convoquer comme témoins le Premier ministre, le ministre de la Défense, les autres ministres ou le chef d’état-major.
A la demande du Premier ministre, la commission n’interrogera cependant pas les soldats et officiers de Tsahal. Pour examiner les aspects militaires de l’opération, elle devra demander les documents nécessaires à l’armée et pourra obtenir les conclusions des enquêtes qui ont été menées par le général Guiora Eiland à la demande du chef d’état-major.
DIPLOMATIE
En Europe on cherche à imposer des sanctions supplémentaires à l’Iran / Barak Ravid – Haaretz
La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne lanceront cette semaine une démarche diplomatique visant à imposer à l’Iran des sanctions européennes indépendantes d’ici le 26 juillet. Ces sanctions comprendront une interdiction d’investir dans des compagnies pétrolières ou gazières iraniennes ou de leur vendre du matériel et des restrictions quant aux escales que pourront effectuer les navires iraniens dans les ports de l’Union européenne.
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se réuniront aujourd’hui à Luxembourg pour débattre des événements de la flottille à destination de Gaza mais aussi du dossier iranien. Au cours de cette réunion sera présenté un projet de résolution visant à imposer des sanctions européennes contre l’Iran qui s’ajouteront au quatrième round de sanctions voté la semaine dernière parle Conseil de sécurité des Nations-Unies. Une telle décision devra être prise à l’unanimité des vingt-sept pays membres.
Selon des diplomates européens, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, devrait souligner lors de la réunion d’aujourd’hui la nécessité d’approuver les sanctions européennes contre l’Iran dès la prochaine réunion du conseil, le 26 juillet prochain, avant les vacances estivales. Cette position de Bernard Kouchner est soutenue pas les ministres britannique, allemand, italien, néerlandais et danois.
Jeudi se réuniront à Bruxelles les dirigeants de l’Union européenne et les sanctions européennes contre l’Iran seront là aussi au centre des débats. Le président français, Nicolas Sarkozy, qui a fait pression pour que le Conseil de sécurité adopte une quatrième résolution de sanctions contre Téhéran, de même que la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre britannique, David Cameron, souligneront eux aussi la nécessité d’approuver les sanctions supplémentaires d’ici fin juillet.
Selon des diplomates européens, plusieurs pays de l’UE, et notamment la Suède, s’opposent à de nouvelles sanctions contre l’Iran. Le ministre suédois des Affaires étrangères est considéré à Paris, Berlin et Londres comme un frein aux efforts visant à stopper le programme nucléaire iranien.
La Suède s’oppose à des sanctions contre le secteur iranien de l’énergie car des entreprises suédoises fournissent à l’industrie pétrolière iranienne des machines et des pièces de rechange. De même, Malte, la Grèce et Chypre s’opposent à des sanctions qui empêcheraient les navires iraniens de faire escale dans les ports de l’UE.
Les ministres des Affaires étrangères des vingt-sept évoqueront aussi aujourd’hui les démarches visant à lever le blocus de la bande de Gaza. La France, la Grande-Bretagne, l’Espagne et l’Italie souhaitent promouvoir la réouverture du poste-frontière de Rafah grâce à la présence d’observateurs européens, conformément à l’accord de 2005, développer l’activité du point de passage de Karni et permettre à des navires d’accéder directement à Gaza, après un contrôle effectué à Chypre par les Européens. Le Premier ministre Netanyahu a déclaré hier, lors d’une réunion des ministres du Likoud, qu’il est favorable à l’allègement du blocus de la bande de Gaza, mais qu’il n’acceptera pas la levée du blocus maritime.
Le dilemme du prisonnier / Eldad Beck – Yediot Aharonot
L’arrestation en Pologne de l’Israélien connu sous le nom d’Uri Brodetzki et qui, selon l’Allemagne, serait impliqué dans l’élimination du haut responsable du Hamas à Dubaï est un véritable casse-tête pour les dirigeants polonais.
Des responsables polonais ont avoué hier que, pour préserver les relations avec Israël, le gouvernement polonais préférerait expulser Brodetzki vers Israël et ne pas l’extrader vers l’Allemagne, mais que Varsovie craint que cela nuise à ses relations avec Berlin et avec les autorités judiciaires des autres pays européens.
Brodetzki a été arrêté au début du mois à l’aéroport de Varsovie sur la base d’un mandat d’arrêt lancé par le parquet allemand qui le soupçonne d’avoir, en juin 2009, aidé un agent du Mossad à falsifier un passeport allemand. Selon la police de Dubaï, ce passeport a été utilisé par l’agent lors de l’assassinat du haut responsable du Hamas Mahmud Mabhuh, en janvier dernier.
Pour l’heure la détention de Brodetzky a été prolongée de quarante jours, en attendant qu’une décision soit prise à son sujet par le procureur général polonais.
Le parquet allemand réclame que Brodetzky soit extradé pour être inculpé de complicité de contrefaçon de passeport et d’activité dans le cadre d’un service de renseignement étranger sur le territoire allemand. Un haut responsable allemand a tenu à souligner hier que le gouvernement n’état pas impliqué dans le mandat d’arrêt prononcé contre l’Israélien. Selon lui, le gouvernement allemand ne cherche pas à mettre Israël dans l’embarras ou à exercer une quelconque pression politique, l’enquête ayant été confiée au parquet fédéral allemand qui effectue son travail en toute indépendance./.