07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 05. Août 2010

REVUE DE PRESSE. Lundi 23 août 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
Ehud Barak a tranché : Yoav Galant sera le prochain chef d’état-major
The Jerusalem Post
Le commandant de la région sud, Yoav Galant, a été choisi comme vingtième chef d’état-major de Tsahal
Maariv (Le soir)

Galant, malgré la tempête

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
Tous derrière Galant

ISRAEL - PALESTINIENS

Ehud Barak a tranché : Yoav Galant sera la prochain chef d’état-major / Amos Harel – Haaretz

Le général Yoav Galant sera le prochain chef d’état-major, le vingtième depuis la création de Tsahal. C’est ce qu’a annoncé hier matin le ministre de la Défense, Ehud Barak. Cette nomination sera soumise dimanche prochain au vote du gouvernement. L’annonce de M. Barak a mis fin à plus de deux semaines de tourmente au sein du commandement de l’armée qui ont débuté avec la publication du « document Galant » avant de se poursuivre avec l’annonce de la police selon laquelle ce document est un faux et les révélations concernant les liens entre le bureau du chef d’état-major et ceux qui sont soupçonnés d’avoir falsifié et diffusé le document.

La nomination de Yoav Galant entraînera une série de remaniements au sein de l’état-major. Au moins trois généraux souhaitent quitter l’armée et le chef d’état-major actuel, Gaby Ashkenazi, hésite à avancer son départ prévu pour février 2011. Pendant ce temps, l’enquête sur le document se poursuit et de nouvelles révélations sont attendues.

Yoav Galant, 52 ans, a effectué une large part de sa carrière au sein des commandos marine, une unité qu’il a dirigée. Par la suite, il a commandé la division de Gaza et une division blindée avant de devenir en 2002 officier d’ordonnance du Premier ministre Ariel Sharon puis commandant de la région sud (après le désengagement de Gaza en 2005). Son parcours est riche de postes au sein d’unités combattantes mais il a peu d’expérience à des postes administratifs puisqu’il n’a jamais dirigé un département de l’état-major.

Israël-Palestiniens

Les Palestiniens contredisent Hillary Clinton et posent des conditions préalables / Eli Berdenstein et Amit Cohen – Maariv

Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, a évoqué hier lors du conseil des ministres l’ouverture attendue des pourparlers directs avec les Palestiniens. Il a admis que ces pourparlers et la nécessité de croire en leur réussite représentent un défi : « On peut comprendre pourquoi il existe un certain scepticisme. Pour y arriver, nous avons besoin d’un véritable partenaire. On peut réussir à parvenir à la paix en tendant la main, mais uniquement si quelqu’un de l’autre côté tend lui aussi la main », a-t-il dit aux ministres.

Selon le Premier ministre, « s’il s’avère que nous avons un partenaire sincère et sérieux pour des négociations dans le cadre desquelles les deux camps devront prendre les mesures nécessaires, je suis prêt à parvenir rapidement à un accord de paix historique entre les deux peuples ».

« Cela fait déjà un an et demi que le Premier ministre appelle à entamer des pourparlers directs. Il a fait part de sa satisfaction suite à l’annonce américaine qui précise que les pourparlers se dérouleront sans conditions préalables et a ajouté qu’Israël souhaite des pourparlers sérieux et compréhensifs Parvenir à la paix est un défi difficile, mais possible. Nous nous lançons dans ces pourparlers avec la volonté véritable de parvenir à un accord de paix entre les deux peuples », a fait savoir le bureau du Premier ministre dans un communiqué publié après l’annonce de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, concernant la reprise des pourparlers. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, s’est lui aussi félicité de l’annonce américaine : « Israël veut la paix dans la sécurité. Les deux camps devront prendre des décisions courageuses pour parvenir à un accord », a-t-il déclaré.

Du côté palestinien, le texte de l’invitation à reprendre les pourparlers a provoqué la colère. Selon des responsables palestiniens, Abou Mazen a été furieux d’entendre Hillary Clinton dire que les pourparlers seront menés sans conditions préalables. « Si le gouvernement américain dévie de la déclaration du Quartette, le sommet qui se tiendra début septembre ne sera rien d’autre qu’un dîner de gala », a déclaré Azam al-Ahmed, un des hauts responsables du Fatah. Les Palestiniens ont fait savoir que la direction de l’OLP était divisée concernant la reprise des pourparlers et que la décision a été prise à une toute petite majorité.

De hauts responsables américains auraient téléphoné à Abou Mazen pour l’apaiser et le convaincre de reprendre les pourparlers. Parallèlement, Saëb Erekat, qui dirige l’équipe de négociation palestinienne, a indiqué que les Palestiniens rejettent la demande israélienne de reconnaître Israël comme un Etat juif. « Nous reconnaissons qu’Israël existe dans les frontières de 1967. Vous pouvez l’appeler comme vous le désirez », a déclaré Erakat à la chaîne al-Arabiya, ajoutant que le gouvernement américain n’avait pas fourni aux Palestiniens de garanties concernant la poursuite du gel de la construction dans les colonies. « Ils nous ont dit que si nous acceptons d’entamer des pourparlers directs, il y a de plus fortes chances que le gel soit prolongé ». Saëb Erakat a mis en garde que si la construction reprend fin septembre, cela entrainera l’annulation des pourparlers directs.

REGIONAL

Grâce à la Turquie : La « flottille des femmes » à destination de Gaza est retardée / Eli Berdenstein – Maariv

Chypre ayant annoncé qu’elle ne permettrait par au navire libanais Mariam de faire escale dans un de ses ports avant de faire route pour Gaza, les organisateurs ont décidé de s’adresser à la république turque de Chypre du nord et ont demandé à pouvoir faire escale dans le port de Famagouste. En effet, le Liban étant en état de belligérance avec Israël, le navire, à bord duquel doivent embarquer soixante-dix femmes, ne peut faire route vers la bande de Gaza sous pavillon libanais.

Le gouvernement nord-chypriote a transmis la demande des organisateurs de la flottille à la Turquie qui l’a rejetée et ne permet pas au navire libanais de faire escale à Chypre.

Les Etats-Unis et d’autres pays se sont adressés ces derniers jours à la Turquie, lui demandant de ne pas permettre au navire libanais de jeter l’ancre à Famagouste. Vu la pression diplomatique dont la Turquie fait actuellement l’objet, notamment de la part des Américains, les Turcs ont don décidé de ne pas compliquer la situation et de ne pas permettre au bateau de faire escale, retardant ainsi son départ.

Les organisateurs se sont également adressés au gouvernement grec qui, dans le contexte de l’histoire d’amour que connaissent depuis quelques semaines Israël et la Grèce, a lui aussi refusé de laisser le navire faire escale dans un de ses ports./.

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