07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 03. Octobre 2010

REVUE DE PRESSE. Lundi 25 octobre 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
La commission recommandera d’inscrire dans la loi l’allocation aux étudiants des yeshivot tout en encourageant leur intégration dans le monde du travail
The Jerusalem Post
Le ministère des Affaires étrangères élabore des options politiques pour « le jour d’après », lorsque l’Iran aura franchi le pas vers l’arme nucléaire
Maariv (Le soir)

A partir d’aujourd’hui : Les handicapés descendent à nouveau dans la rue

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
Une révolution dans le domaine de l’enseignement

INTERIEUR

Les ministres ont approuvé le classement de Jérusalem en zone prioritaire / Yehonathan Lis et Nir Hasson – Haaretz

Le comité ministériel de législation a approuvé hier une proposition de loi qui prévoit une série de mesures économiques en faveur des habitants de Jérusalem, pour tenter de sortir la ville de sa situation socio-économique difficile. Cette proposition a pour but d’attirer dans la capitale une population jeune et aisée et d’y rendre les prix de l’immobilier plus abordables, afin de permettre aux classes moyennes de s’y installer. La décision d’hier a donné lieu à des critiques car elle ne distingue pas entre l’est et l’ouest de la ville et devrait faciliter aussi la construction sur des sites controversés dans l’est et le nord de la ville.

Selon la proposition de loi, qu’ont déposée une quarantaine de députés d’un éventail de partis qui va de Kadima à l’Union nationale, Jérusalem sera classée en zone prioritaire et bénéficiera de mesures avantageuses dans les domaines de l’éducation, de la culture, de l’emploi, du social, du bâtiment, du logement, de l’industrie, de l’agriculture, du tourisme, de l’intérieur, de l’environnement, de l’intégration des immigrants et des infrastructures. Cette proposition vise aussi à lutter contre la hausse des prix de l’immobilier à Jérusalem qui est, depuis plusieurs années, une des causes du départ de nombreux habitants de la ville.

Le député Ahmed Tibi, du Mouvement arabe du renouveau (Taal), a critiqué cette proposition de loi qui, selon lui, prouve une nouvelle fois que le gouvernement israélien ne veut pas la paix : « Le monde entier doit comprendre que c’est le gouvernement de la colonisation et de l’annexion qui jette de la poudre aux yeux de la communauté internationale. Il n’y a aucune chance de parvenir à un accord avec un tel gouvernement ».

Le président du parti Méretz, Haïm Oron, affirme lui que cette décision a des répercussions politiques importantes : « C’est une décision inutile prise à un moment fort mal choisi et qui ne sert à rien si ce n’est à provoquer des querelles, à nuire à notre position sur la scène internationale et à détériorer nos relations avec les habitants palestiniens de la capitale. L’amélioration de la situation socio-économique fragile de Jérusalem ne passe pas par la judaïsation de l’est de la ville ni par des déclarations nuisibles ».

Le ministre des Communications, Moshé Kahlon, a déclaré quant à lui que cette proposition de loi et le soutien que lui apporte le gouvernement sont « un message clair et sans équivoque qui affirme que Jérusalem ne sera pas divisée et que le gouvernement n’est en aucun cas prêt à évoquer le partage de la ville ». « Tous ceux, chez les Palestiniens ou dans le monde, qui attendent du gouvernement actuel qu’il reconnaisse une quelconque autre souveraineté dans notre capitale font erreur », a ajouté M. Kahlon.

Nahman Shaï du parti Kadima, qui est l’un des députés à l’initiative de cette proposition de loi, a démenti hier que la loi ait pour but de renforcer la colonisation dans l’est de la ville. Il a estimé que le vote de cette loi ne déclenchera pas de crise face aux Palestiniens ou aux Américains. « Les gouvernements israéliens ont tous négligé Jérusalem de manière criminelle. Nulle part ailleurs dans le monde, la capitale est la ville la plus pauvre du pays. Depuis de longues années, les gouvernements successifs affirment que Jérusalem est le cœur de notre nation mais ne sont pas prêts à investir les ressources nécessaires pour la sauver », a déclaré M. Shaï.

Une commission à la rescousse / Maya Bengal, Efrat Zémer-Bronfman, Noam Sharbit et Yossi Grinstein – Maariv

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a ordonné la création d’une commission qui sera présidée par le directeur général de son cabinet, Eyal Gabay, pour examiner les allocations versées aux étudiants des yeshivot [écoles talmudiques] et voir comment on peut les intégrer dans le monde du travail. Au sein de la classe politique tout le monde s’accordait hier à dire que la mise en place de cette commission est destinée à gagner du temps et à éviter une crise au sein de la coalition puisque, d’une part, les ministres travaillistes, Israël Béteinou et le ministre de l’Education, Gideon Saar, s’opposent fermement à ces allocations, tandis que, de l’autre, les partis ultra-orthodoxes ont adressé au Premier ministre un ultimatum. Le parti Yehadout Hatora a en effet fait savoir hier que si les fonds nécessaires ne sont pas alloués d’ici la fin de l’année, il quittera la coalition.

Le comité ministériel de législation a décidé hier de reporter de trois semaines le débat sur le « loi de contournement » de la Cour suprême proposée par le député Moshé Gafni. Celui-ci réclame en effet que l’on continue à accorder un revenu minimum aux étudiants qui ont trois enfants, et qui n’ont pas d’autre revenu ni de voiture. Le Premier ministre Netanyahu a indiqué ne pas avoir l’intention de modifier l’état actuel des choses.

La proposition selon laquelle ces allocations seraient accordées aussi aux étudiants des universités ne satisfait pas les syndicats étudiants, car seuls quelques centaines de ces étudiants répondent aux critères ci-dessus. L’union nationale des étudiants se prépare à protester pour empêcher que soit votée la loi en faveur des étudiants des yeshivot.

Un atterrissage avant enquête / Yoram Yarkoni et Raz Schechnik – Yediot Aharonot

Près d’un an après avoir fui Israël, suite à l’arrestation de la journaliste Anat Kam qui lui avait transmis des documents secrets auxquels elle avait eu accès durant son service militaire, Uri Blau, journaliste au Haaretz, est rentré hier en Israël après être parvenu à un accord avec le parquet.

Selon cet accord, Uri Blau devra se présenter sous quarante-huit heures à la police pour être interrogé en tant que suspect, le chef d’accusation présumé étant « détention de documents secrets ». Le journaliste s’est engagé à permettre au Shabak (services de sécurité intérieure) et à la police de l’interroger et a déclaré ne plus posséder aucun des documents en question.

Au terme de l’enquête, le dossier sera transféré au parquet qui décidera s’il y a lieu d’inculper Uri Blau. Selon l’accord conclu entre le parquet et les avocats du journaliste, la décision concernant l’inculpation sera prise par le conseiller juridique du gouvernement, Yehuda Weinstein, qui procèdera auparavant à l’audition de M. Blau./.

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