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ISRAËL - PALESTINIENS
Netanyahu : Une commission d’enquête internationale constituerait un dangereux précédent / Barak Ravid - Haaretz )
Le Premier ministre Binyamin Netanyahu s’oppose à la proposition du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, de créer une commission d’enquête internationale à laquelle participeront des représentants turcs et israéliens. Netanyahu n’a pas officiellement rejeté cette idée mais dans son entourage on précise qu’il examine d’autres possibilités pour enquêter sur l’incident de la flottille. Hier, le « Forum des Sept » s’est réuni pour débattre de cette question, mais la séance s’est terminée autour de 23h00 sans qu’aucune décision ne soit prise. Les débats devraient reprendre aujourd’hui. Il semblerait que Netanyahu et la majorité de membres du Forum des Sept favorisent une commission d’enquête israélienne à laquelle participeront des observateurs américains et d’autres nationalités.
Le cabinet du Premier ministre a indiqué que « le Forum des Sept a débattu des moyens pour faire connaitre au monde la véritable histoire de la flottille au vu des critiques internationales qu’essuie Israël, tout en défendant les soldats de Tsahal contre les interrogatoires ».
Peu avant la réunion des Sept, Netanyahu a reçu un appel téléphonique du président français Nicolas Sarkozy qui lui a demandé d’accepter la proposition du secrétaire général de l’ONU. N. Sarkozy a déclaré à B. Netanyahu qu’Israël doit accepter une enquête « fiable et équitable ». Il a précisé que la France était disposée à participer à une commission d’enquête internationale.
Le cabinet du Premier ministre a fait savoir que Netanyahu s’est également entretenu hier soir avec le vice-président américain Joe Biden, à qui il a souligné qu’« Israël a agi comme l’aurait fait tout autre pays attaqué, décidé à se défendre ».
En effet, l’administration américaine a eu ces dernies jours des échanges avec Israël à propos de la commission d’enquête. Des responsables américains de haut rang estiment que la proposition de Ban Ki-Moon comprend des éléments très positifs. Selon eux, une telle commission pourrait révéler les liens entre le Premier ministre turc Erdogan et l’organisation de l’IHH, permettant à Israël de rétablir son image. « Il faut s’assurer que le mandat de cette commission soit adéquat et que les soldats israéliens ne soient pas interrogés, mais dans l’absolu ce n’est pas une mauvaise d’idée », ont estimé ces responsables américains.
S’exprimant lors d’une réunion des ministres travaillistes, le ministre de la Défense Ehud Barak continuait hier à se montrer réticent à l’idée d’une commission d’enquête. « Il ne faut pas s’empresser », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Est-ce que les Américains mettent en place une commission d’enquête après chaque incident en Afghanistan ? Les Chinois créent-ils des commissions d’enquête ? ». Selon un responsable ayant participé ces derniers jours à une réunion à huis clos avec Barak, ce denier estime qu’il vaudrait mieux patienter. « Dans deux à trois semaines cette affaire aura été oubliée et la pression se dissipera », aurait déclaré Ehud Barak.
« Les yeux d’Israël en Iran sont en danger » / Yossi Yehoshoua, Arié Egozi & les agences de presse – Yediot Aharonot
Dans un article publié hier, le Sunday Times londonien écrit que si Israël s’efforce de rejeter les critiques qu’il essuie suite à l’incident à bord du Marmara, ses forces de sécurité sont très inquiètes pour d’autres raisons.
En effet, selon ce journal britannique, le ministère de la Défense israélien a appris que les Turcs envisageaient de fermer une installation des services de renseignements israéliens située sur le sol turc, non loin de la frontière iranienne.
Si cela se réalise, ont indiqué au journal des sources israéliennes bien informées, « Israël perdra ses yeux et ses oreilles qui visent les profondeurs de l’Iran ». Pour le Sunday Times, cela veut dire que le blocus défaillant de la bande de Gaza aura affaibli la défense israélienne face à une menace beaucoup plus importante, celle d’une bombe atomique iranienne.
Par ailleurs, la Turquie a annoncé que Tsahal ne pourrait plus participer à plusieurs exercices militaires effectués par l’armée turque en collaboration avec des armées étrangères.
L’armée de l’air israélienne souffre également suite à la tension entre les deux pays car elle doit chercher de nouveaux espaces aériens pour s’entrainer en remplacement de l’espace aérien turc. Une des alternatives envisagées serait la Roumanie.
L’envie de tuer dans les yeux / Amir Buhbut – Maariv
Nous avions l’habitude de les voir émerger de l’eau, portant leurs armes avec résolution et prenant d’assaut l’ennemi. Sur toutes les photos officielles gravées dans notre mémoire collective, les combattants du commando marin sont des jeunes costaux et motivés qui ne connaissent pas la peur. Mais hier, nous avons vu les héros du commando comme jamais auparavant. Sur les photos publiées par le quotidien turc populaire Hürriyet, on les voit battus et blessés– résultat d’une rencontre avec des mercenaires armés qui s’est achevée sur un incident diplomatique dont les échos se font toujours entendre, une semaine après.
Les photos qui ont été publiées hier par le quotidien à plus grand tirage de Turquie, intitulées « les pleurs des commandos », ont été prises au cours des premières minutes suivant la descente des soldats israéliens à bord du Marmara. On y voit les quatre premiers combattants arriver sur le bateau, après que leurs armes et leurs gilets aient été arrachés et qu’ils aient été pris en otage. Quelques instants plus tard, leurs camarades qui sont descendus sur le bateau dans un deuxième groupe sont parvenus à les sauver de leurs ravisseurs, alors qu’ils se trouvaient dans la soute du navire./.