
| Haaretz (Le pays) DIX ANS PLUS TARD : IL N’Y A PLUS D’ACTIVITES RECHERCHES PAR LES SERVICES DE SECURITE ISRAELIENS EN SAMARIE | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
700 PERSONNES S’INFILTRENT EN ISRAËL DEPUIS L’EGYPTE PAR SEMAINE |
DIPLOMATIE
Netanyahu a demandé à Biden : Une menace militaire réelle contre l’Iran / Yoav Tzur, Eli Berdenstein & Adi Hashmonaï – Maariv Le Premier ministre Binyamin Netanyahu, actuellement en visite aux Etats-Unis, veut faire passer l’attention du dossier palestinien au dossier iranien. Hier il a rencontré le vice-président américain, Joe Biden, et lui a demandé de menacer Téhéran d’une offensive militaire afin de stopper son programme nucléaire.
La rencontre entre les deux hommes a duré plus d’une heure et demie et a été qualifiée de « bonne », ce qui n’a pas empêché Netanyahu de tenir des propos fermes concernant l’Iran. « Le seul moyen de s’assurer que l’Iran n’obtiendra pas l’arme nucléaire est de créer une véritable menace d’opération militaire à son encontre. Les sanctions économiques pèsent sur l’Iran, mais rien n’indique que le régime des ayatollahs ait l’intention de cesser son programme nucléaire à cause d’elles. La seule fois où le régime iranien a interrompu son programme nucléaire était en 2003, quand ils estimaient qu’une opération américaine était probable. Paradoxalement, seule une véritable menace militaire contre l’Iran peut empêcher le recours à l’usage de la force », a indiqué Netanyahu et Joe Biden. Le vice-président américain a quant à lui réaffirmé l’engagement inconditionnel des Etats-Unis envers la sécurité d’Israël.
Netanyahu devrait rencontrer la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton jeudi et s’entretenir avec elle des moyens de relancer le processus diplomatique.
A New York, il rencontrera Ban Ki-Moon et lui annoncera qu’Israël a l’intention de se retirer unilatéralement de la partie nord du village de Rajar, et ce afin de respecter pleinement la résolution 1701 du conseil de sécurité. Le Premier ministre informe le secrétaire général de l’ONU de son intention de soumettre cette décision au cabinet restreint de sécurité dès son retour en Israël.
Cette décision semble avoir été prise en concertation avec la FINUL et l’ONU, sans que le gouvernement libanais ne prenne part à cet accord. Israël pourrait continuer à fournir les services aux habitants qui continueront à détenir des cartes d’identité israéliennes. La sécurité sera cependant assurée par la FINUL et non par Tsahal.
ISRAËL-PALESTINIENS
Dix ans plus tard : il n’y a plus d’activités recherchés par les services de sécurité israéliens en Samarie / Amos Harel & Avi Issacharof – Haaretz
La liste des activistes palestiniens recherchés par le Shabak et par Tsahal en Samarie s’est vidée. Pour la première fois depuis l’éclatement de la deuxième Intifada, il y a une dizaine d’années, la liste des hommes recherchés dans la partie nord de la Cisjordanie est vide. Ceci constitue une preuve de plus de l’amélioration de la situation sécuritaire en Cisjordanie et de la coordination qui ne cesse de se renforcer entre services de sécurité israéliens et ceux de l’Autorité Palestinienne.
En Samarie – notamment dans les villes de Naplouse et de Jénine, mais également à Tulkarem et à Qalqilyah – étaient installés les réseaux terroristes les plus meurtriers à l’époque de la deuxième Intifada. Le réseau du Hamas en Samarie, dont le siège se situait à Naplouse, se trouvait à la tête de la liste, mais le Jihad islamique et les cellules locales des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, branche militaire du Fatah, avaient eux aussi fait de nombreuses victimes israéliennes, civiles comme militaires. Il aura fallu la construction de la barrière de sécurité, les arrestations et les interrogatoires de milliers de suspects de terrorisme et le déploiement d’efforts continus par les services de sécurité pour que soit freinée cette vague de terrorisme qui avait pour centre la Samarie.
Le dernier attentat meurtrier provenant de Samarie, perpétré par le Jihad islamique de Jénine, a eu lieu en avril 2006, faisant 9 victimes israéliennes civiles dans un restaurant tel-avivien. C’était la dernière opération d’envergure effectuée par les réseaux terroristes de Samarie. La plupart de leurs dirigeants ont été arrêtés et des dizaines de leur membres ont été éliminés par Tsahal et le Shabak.
Toutefois, il existe une autre raison significative pour le tarissement de la liste d’hommes recherchés : la coordination renforcée avec les services palestiniens. Ceux-ci ont entrepris des actions fermes contre les organisations terroristes en Cisjordanie, notamment à partir de juin 2007, date à laquelle le Hamas a achevé sa prise de contrôle de la bande de Gaza et en a expulsé les dirigeants du Fatah. Suite à cela, l’Autorité Palestinienne a arrêté des dizaines de membres du Hamas et du Jihad en Samarie. Parallèlement, elle a mis en place, en concertation avec Israël, un dispositif permettant d’effectuer des « arrestations préventives » d’hommes recherchés et, par la suite, a régularisé la libération de centaines de membres du Fatah qui se sont engagés à ne plus combattre Israël.
INTERIEUR
A Rahat, la mosquée illégale a été démolie, puis reconstruite juste après / Gadi Golan, Itzik Saban et Daniel Sirioti - Israël Hayom
700 policiers dotés de moyens de dispersion de manifestations et de vision nocturne se sont rendus avant-hier au petit matin dans la ville bédouine de Rahat (dans le Néguev) pour assurer la sécurité des personnels de l’Administration des terres d’Israël qui démolissaient une mosquée bâtie il y a six mois sur l’espace public et qualifiée d’illégale par le tribunal. En quelques heures, la mosquée a été entièrement démolie, mais dès le matin de nombreux habitants ont entrepris sa reconstruction.
A peine quelques instants après l’arrivée des policiers dans la ville, les esprits se sont échauffés lorsque le personnel de l’Administration des terres d’Israël a commencé à sortir de la mosquée des livres de Coran et autres objets sacrés. Sur ordre du chef de la préfecture de police de la région Sud, les policiers ont dispersé les émeutiers avec des gaz lacrymogènes. « La police ne permettra pas la violation de l’Etat de droit, tout en respectant au maximum les sentiments des croyants musulmans », a déclaré le chef de la préfecture Sud.
Le chef du courant nord du mouvement islamique à Rahat a déclaré après la démolition que la mosquée sera reconstruite : « que la police le veuille ou pas nous allons reconstruire notre maison de culte », a-t-il indiqué.
Au début, la mairie de Rahat n’approuvait pas la construction de cette mosquée et avait même émis une ordonnance de démolition qu’elle avait ensuite annulée. Suite à la démolition, le maire a décrété une grève générale : « l’Etat ne peut pas faire ici ce qu’il veut, c’est moi le maire et c’est moi qui décide ce qui sera construit sur le territoire de cette ville », a-t-il déclaré. Le Hamas a condamné la destruction de la mosquée et a appelé les habitants à se soulever contre « les forces d’occupation de la Palestine »./.