
| Haaretz (Le pays) La police recommande d’inculper Ehud Olmert de corruption passive dans l’affaire Holyland | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
INTERIEUR
La police recommande d’inculper Ehud Olmert de corruption passive dans l’affaire Holyland / Tomer Zarhin et Gidi Weitz – Haaretz
La police a fait savoir hier qu’elle recommandait au parquet d’inculper l’ancien Premier ministre, Ehud Olmert, de corruption passive, celui-ci ayant perçu des centaines de milliers de shekels dans l’affaire surnommé « affaire Holyland ». M. Olmert est soupçonné d’avoir en contrepartie favorisé certains promoteurs immobiliers à l’époque où il était maire de Jérusalem et ministre de l’Industrie et du Commerce.
La police recommande d’inculper également de corruption passive la directrice administrative d’Ehud Olmert, Shula Zaken, ainsi que l’ancien maire de Jérusalem, Uri Lupoliansky. Elle recommande aussi d’inculper Hilel Cherney, Avigdor Kelner et Danny Dankner de corruption active dans le but de promouvoir les projets immobiliers menés par leurs sociétés respectives. La police n’a en revanche pas réuni d’éléments à charge contre Uri Messer, l’avocat d’Ehud Olmert.
Selon des détails de l’enquête qui sont parvenus au Haaretz, le principal témoin à charge affirme avoir promis à Ehud Olmert plusieurs appartements dans le projet que prévoyait de construire Avigdor Kelner à Hiriya. Le témoin affirme également avoir fait un don de près de 200 000 shekels de la part d’un des promoteurs du projet Holyland à une des campagnes électorales d’Ehud Olmert. De même, des chèques à hauteur de plusieurs dizaines de milliers de shekels auraient été remis à Mme Zaken.
DIPLOMATIE
Netanyahu est parti en congé dans le nord du pays et a annulé sa rencontre avec le directeur de l’Agence de l’énergie atomique / Yossi Melman et Barak Ravid – Haaretz
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, a entamé hier une visite de deux jours en Israël. A la demande de la Commission israélienne de l’énergie atomique, une rencontre avait été organisée de longue date entre M. Amano et le Premier ministre Netanyahu, mais celle-ci a été annulée il y a quelques jours à cause du départ du Premier ministre en congé dans le nord du pays. Cette annulation est d’autant plus surprenante que M. Netanyahu attache beaucoup d’importance à la lutte contre le projet nucléaire iranien et aux tentatives visant à imposer à Israël le contrôle de ses sites nucléaires.
Le Premier ministre n’est cependant pas le seul à ne pas avoir trouvé le temps de rencontrer le directeur général de l’AIEA. M. Amano ne rencontrera pas non plus le conseiller pour la sécurité nationale, Uzi Arad, qui est pourtant responsable du dossier nucléaire au bureau du Premier ministre, pas plus que le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, le vice-ministre, Danny Ayalon, ou le ministre de la Défense, Ehud Barak.
Yukiya Amano sera reçu par le ministre chargé de la Commission de l’énergie atomique, Dan Meridor, qui l’avait déjà rencontré en mai à Washington. Il rencontrera aussi le président Shimon Pérès ainsi que le ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon.
Yukiya Amano, diplomate japonais expérimenté, a pris ses fonctions en décembre dernier. Il est considéré comme beaucoup plus amical envers Israël que son prédécesseur, Muhammad el-Baradei, avec qui les relations étaient tendues.
Selon la Commission de l’énergie atomique, la visite M. Amano est une visite de travail, à l’invitation du directeur général de la Commission israélienne, Shaul Horev. Le directeur général de l’AIEA a demandé à ce que sa visite se déroule dans la discrétion et c’est pourquoi il ne tiendra pas de conférence de presse. Au-delà de ses rencontres avec les ministres, il visitera la centrale de recherche nucléaire de Nahal Sorek et s’entretiendra avec de hauts fonctionnaires de la Commission de l’énergie atomique et du ministère des Affaires étrangères.
ISRAEL - PALESTINIENS
Les ministres contre la poursuite du gel / Amihaï Attali – Maariv
A la veille de l’ouverture à Washington des pourparlers directs avec les Palestiniens et à un mois de la date à laquelle expirera le gel de la construction en Cisjordanie, il semble que si le Premier ministre Netanyahu veut prolonger le gel, ce sera pour lui une tâche difficile voire impossible. Selon une enquête effectuée par le Maariv, une large majorité des membres du gouvernement sont favorables à la fin du gel et à la reprise du développement normal dans les colonies où des milliers de logements attendent d’être construits.
Nous avons posé aux vingt-neuf ministres la question suivante : Etes-vous pour ou contre la prolongation du gel de la construction en Cisjordanie, selon la formule actuelle ? La réponse est claire : A l’exception de quatre ministres travaillistes, auxquels s’ajoutent Ehud Barak, Gideon Saar et Yaakov Nééman qui ont refusé de répondre, tous les ministres sont favorables à l’arrêt du gel. Le rapport est donc de vingt et un ministres pour l’arrêt du gel face à seulement huit qui sont favorables à sa prorogation ou refusent de se prononcer.
En réalité, le gouvernement n’a jamais voté le gel de la construction. La décision a été débattue et votée tout d’abord par le « Forum des sept » avant d’être approuvée par le cabinet restreint de sécurité. Le Premier ministre Netanyahu craignait en effet que la décision soit rejetée par le conseil des ministres et s’est donc contenté de la faire voter par des forums plus restreints.
Le bureau du Premier ministre a fait savoir hier que, du point de vue du Premier ministre, la suspension de la construction en Cisjordanie, est une mesure sans précédent prise par le gouvernement afin de promouvoir les pourparlers de paix et il s’agit d’une décision limitée dans le temps. De même, a fait savoir le bureau du Premier ministre, l’avenir des colonies sera débattu uniquement dans le cadre des pourparlers directs sur un accord de paix avec les Palestiniens.
Même si, face à l’avancée des pourparlers, le Premier ministre Netanyahu propose de prolonger le gel de la construction, il aura bien du mal à obtenir la majorité, que ce soit au conseil des ministres, au cabinet restreint de sécurité ou au Forum des sept.
En effet, au moins quatre des membres du Forum des sept devraient s’opposer à la prolongation du gel : Avigdor Liberman, Moshé Yaalon, Benny Begin et Eli Yishaï, qui se sont exprimés clairement en ce sens. Les trois autres membres du Forum sont le Premier ministre Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, qui a refusé de nous répondre comme l’a fait aussi le ministre chargé des services de renseignement, Dan Meridor.
Au sein du cabinet restreint de sécurité, dix des quinze ministres devraient s’opposer à la poursuite du gel. Comme on pouvait s’y attendre, les positions des ministres correspondent à celles des partis auxquels ils appartiennent. La plupart des ministres travaillistes sont favorables à la prolongation du gel. Le ministre des Affaires sociales, Yitzhak Herzog, a déclaré qu’il soutiendrait le poursuite du gel, sauf sans certaines régions telles que le Goush Etzion, à condition toutefois que cela ne porte pas atteinte aux pourparlers avec les Palestiniens. Les ministres d’Israël Béteinou souhaitent tous la fin du gel de la construction, idem pour les ministres de Shas et la majorité des ministres du Likoud. Les seuls ministres du Likoud qui ont émis des réserves sont Dan Meridor et Gideon Saar qui n’ont cependant pas fait part de leur position. Le ministre de la Justice, Yaakov Nééman, ne s’est lui non plus pas exprimé. Yossi Péled, a exprimé une position réservée, probablement pour ne pas mettre le Premier ministre dans l’embarras, mais lui aussi souhaite la fin du gel. Michaël Eitan a fait savoir qu’il est favorable à la fin du gel dans les grands blocs de colonies, mais s’oppose à la poursuite de la construction dans les colonies isolées./.