07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 03. Octobre 2010

REVUE DE PRESSE. Mardi 26 octobre 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
Lutte contre la bulle immobilière : La Banque d’Israël augmente le coût des prêts immobiliers
The Jerusalem Post
La Banque d’Israël durcit les conditions d’obtention des prêts immobiliers importants
Maariv (Le soir)

Des prêts immobiliers plus chers

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
Israël s’assèche

ISRAEL - PALESTINIENS

Le plan Netanyahu : Trois mois supplémentaires de gel / Ben Caspit – Maariv

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a l’intention d’annoncer un gel supplémentaire de la construction dans les territoires de trois mois, pour permettre la reprise des pourparlers entre Israël et les Palestiniens. Ce gel sera total, sur le modèle de celui qui a pris fin en septembre.

Selon le plan que M. Netanyahu souhaite présenter au président Obama le mois prochain, après ces trois mois de moratoire sera proclamée une période supplémentaire de neuf mois au cours desquels la construction dans les territoires sera modérée et restreinte aux besoins de croissance naturelle. En tout, la période de gel, à des degrés divers, durera une année pendant laquelle Netanyahu pourra mener des négociations avec Abou Mazen pour parvenir à un accord-cadre.

Le Premier ministre élabore ce plan en secret depuis quelques semaines tout en essayant, dans le même temps, d’obtenir un soutien politique au sein du Likoud et auprès des autres partis, une des possibilités étant d’élargir le gouvernement et d’y faire entrer le parti Kadima.

Dans l’entourage de Netanyahu on affirme ces derniers jours que le Premier ministre est décidé et compte bien lancer un véritable processus et faire preuve de leadership. Selon eux, le vote du budget dans les prochaines semaines donnera au Premier ministre deux ans de « paix sociale » et il pourra se consacrer à l’application de son plan pour qu’en janvier les pourparlers reprennent pour une durée limitée d’un an. Netanyahu n’a cependant pas pris de décision définitive et, face aux lourdes pressions dont il fait l’objet, il pourrait changer d’avis à tout moment, en fonction des circonstances politiques ou de la situation dans le domaine de la sécurité.

Le bureau du Premier ministre nous a adressé la réaction suivante : « Ces affirmations sont fausses. Les contacts avec le gouvernement américain se poursuivent afin de relancer les pourparlers de paix mais, contrairement à ce qu’affirment certains médias, aucune décision n’a encore été prise à ce sujet ».

En attendant, les membres de la commission locale de planification et de construction de Jérusalem estiment avoir trouvé le moyen de construire dans le quartier de Pisgat Zéev, situé dans le nord de Jérusalem, au-delà de la « ligne verte », sans provoquer la colère du gouvernement Obama : Ils ont décidé de diviser les 452 logements dont la construction doit être validée en tranches hebdomadaires de 30 logements, pour faire passer la pilule. Hier, ont été approuvés 27 logements, ce qui suffit cependant pour obliger la commission à approuver les autres logements du projet. Ceux-ci seront validés dans les prochaines semaines.

La « loi Shalit » a été suspendue à cause de la « situation sensible » / Mati Tuchfeld – Israël Hayom

Le bureau du Premier ministre a retiré son soutien à la « loi Shalit » qui devait restreindre les droits des prisonniers palestiniens détenus en Israël, car des développements pourraient avoir lieu dans le cadre des négociations sur la libération du soldat enlevé.

Il y a cinq mois, la Knesset a voté en lecture préliminaire une proposition de loi du député Danny Danon du Likoud qui limite les droits des prisonniers palestiniens détenus en Israël. Cette loi a été surnommée « loi Shalit » car son but est de faire pression sur le Hamas et de faire progresser les pourparlers en vue de la libération de Guilad Shalit. Selon la proposition, les prisonniers ne bénéficieront plus du droit de visite, à l’exclusion des visites de représentants de la Croix-Rouge et de leurs avocats.

Face à l’impasse dans laquelle se trouvaient les négociations concernant Guilad Shalit, le Premier ministre avait décidé de soutenir cette proposition de loi qui, suite à cela, a été validée par le comité ministériel de législation en vue de son vote en première lecture.

Mais à présent, le gouvernement souhaite suspendre le processus législatif. Le bureau du Premier ministre s’est adressé à Danny Danon lui demandant de ne pas faire voter sa proposition de loi par la Knesset, car on assiste à des développements dans le dossier Shalit que le vote de la loi risque de compromettre. M. Danon a accédé à la demande et a retiré sa proposition.

Tzipi Livni devant la commission Tirkel : Ehud Barak s’est opposé aux allègements dans la bande de Gaza / Barak Ravid – Haaretz

Le chef de l’opposition, Tzipi Livni, a témoigné hier, à sa propre demande, devant la commission Tirkel qui enquête sur les événements de la flottille pour Gaza. La déposition de Mme Livni était principalement consacrée aux circonstances dans lesquelles a été imposé le blocus de la bande de Gaza et elle a rejeté sur le ministère de la Défense la responsabilité quant aux types d’aliments qu’il était interdit d’importer dans la bande de Gaza.

« J’estimais que la distinction qui était faite entre différents produits alimentaires, certains pouvant être introduits et d’autre pas, était inutile », a déclaré Tzipi Livni qui était à l’époque ministre des Affaires étrangères du gouvernement Olmert. « Les aliments sont des produits humanitaires et je l’ai dit dans le cadre du gouvernement. Je pensais qu’interdire l’importation de spaghettis n’était pas nécessaire, mais ceux qui avaient le dernier mot étaient le ministère de la Défense et le coordonnateur des opérations gouvernementales dans les territoires ».

Ces critiques de Mme Livni visent le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le général Amos Guilad qui assurait à l’époque l’intérim au poste de coordonnateur.

Mme Livni a ajouté que les événements de la flottille auraient pu être évités ou limités si le processus de paix s’était poursuivi sous le gouvernement Netanyahu. « En l’absence de processus de paix et la politique israélienne dans le dossier palestinien n’étant pas définie, un vide s’est créé et la Turquie, voyant là une occasion de faire de la provocation, s’y est engouffrée. Lorsqu’il y avait un processus de paix, nous pouvions dire aux Turcs que de telles opérations nuisent au processus de paix et ils se montraient coopératifs. Sans processus de paix, l’argument israélien est affaibli ».

REGIONAL

La Turquie s’oppose à ce que soient fournies à Israël des informations qui l’avertiraient en cas de tir de missiles iraniens / Barak Ravid – Haaretz

Les relations troublées entre Israël et la Turquie risquent d’avoir des conséquences directes sur la capacité d’Israël à obtenir des informations concernant la menace de missiles iraniens. Dans le cadre des efforts américains destinés à convaincre la Turquie de permettre l’installation sur son sol d’un système de défense antimissile, Ankara a réclamé qu’aucune information en provenance de ce système ne soit fournie à des pays extérieurs à l’OTAN. En clair, Israël ne pourra compter sur ce système.

Les Etats-Unis souhaitent mettre en place ce système de défense dans le cadre d’un champ de protection dont le but principal est de mettre en garde en cas de tir de missiles iraniens. La Turquie s’oppose à l’installation du système sur son territoire et craint que cela ne nuise à ses relations avec l’Iran. En tant que membre de l’OTAN, et face aux critiques dont elle fait l’objet aux Etats-Unis où on affirme qu’elle s’éloigne de l’Occident, la Turquie est néanmoins prête à ce que le système soit mis en place, à condition qu’on ne spécifie pas qu’il sert à défendre contre des missiles iraniens, syriens ou russes.

Par ailleurs, les services de renseignement turcs auraient rompu leurs relations de travail avec le Mossad, suite à la crise entre les deux pays. C’est ce qu’affirmait hier le quotidien turc Sabah. Selon le journal, les deux agences de renseignement, qui entretenaient auparavant des relations étroites, on cessé d’échanger des informations et de mener des opérations conjointes. Le journal indique qu’il s’agit là d’une décision politique prise à Ankara. La véracité de cette information reste à vérifier et de hauts fonctionnaires israéliens ne l’ont ni confirmée ni infirmée./.

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