
| Haaretz (Le pays) Le chef d’état-major a nommé une commission pour examiner l’incident de la flotille, qui sera présidée par le général de réserve Giora Eïland | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
DIPLOMATIE
Netanyahu attend un feu vert américain pour la création d’une commission d’examen / Barak Ravid, Anshill Pfeffer et Yehonathan Liss - Haaretz )
Le chef d’état-major Gaby Ashkenazi a donné hier l’ordre de former une équipe d’experts pour vérifier le fonctionnement de Tsahal dans l’affaire de la prise d’assaut de la flottille. Le général de réserve Giora Eïland, ancien chef du département de la planification au sein de l’état-major et ancien président du conseil national de sécurité, dirigera cette équipe, qui devra remettre son compte-rendu au chef d’état-major d’ici quatre semaines.
Parallèlement, Israël attend le feu vert des Etats-Unis et d’autres acteurs internationaux pour la création d’une commission d’examen israélienne selon le modèle qui a été décidé par le Forum des Sept lors des débats qui se sont déroulés ces derniers jours. Cette commission devrait comprendre des juristes israéliens de premier rang ainsi que deux observateurs étrangers, dont un Américain.
Selon les critères arrêtés par le Forum des sept, cette commission examinera, entre autres, la légalité du blocus de Gaza, la légalité du blocus maritime et celle de l’opération de Tsahal pour arraisonner le Marmara. On vérifiera notamment si au cours de cette opération on n’a pas fait un usage disproportionné de la force faisant des victimes parmi les manifestants. Certains processus de prise de décision des échelons politique et militaire seront également étudiés.
Un haut responsable diplomatique à Jérusalem a expliqué que si Washington n’approuve pas le caractère et le mandat de cette commission, « sa mise en place sera inutile ».
Le Forum des Sept a décidé que cette commission n’interrogerait pas les soldats ou les officiers qui ont pris part à l’arraisonnement. En revanche, seront convoqués le Premier ministre, le ministre de la Défense, les autres membres du Forum des Sept et des responsables militaires de haut rang comme le chef d’Etat major ou le commandant de la marine.
La flottille iranienne / Smadar Péri & Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Est-ce qu’à la fin de la semaine prochaine ce seront des bateaux iraniens qui partiront vers la bande de Gaza pour briser le blocus israélien ? Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé hier que son pays se préparait à l’envoi de sa propre flottille vers Gaza pour pourvoir les Palestiniens en matériel médical.
L’Iran entend envoyer deux bateaux qui se joindront à d’autres bateaux en provenance de pays islamistes. Le porte-parole du ministère iranien a refusé de révéler l’identité de ces autres pays « avant d’achever les préparatifs ».
De hauts responsables des gardes révolutionnaires ont fait part de leur volonté d’accompagner les bateaux de cette flottille, mais les dirigeants du Hamas à Gaza ont eux exprimé leur opposition à cette idée.
En Israël, on suit avec inquiétude les informations qui proviennent d’Iran et on essaie de collecter des renseignements sur l’objectif de cette flottille.
Etreinte iranienne / Smadar Péri & Itamar Eichner – Yediot Aharonot
Pas de meilleur prétexte qu’une crise israélo-turque pour que le président iranien, Mahmud Ahmadinejad, embrasse chaleureusement ses amis d’Ankara. En effet, la première journée de la conférence régionale à Istanbul ressemblait à un concours de diffamations anti-israéliennes entre les différents leaders.
Avant que le président iranien ait atterri à Istanbul, son homologue Bachar Assad et le Premier ministre turc Rajeb Teyyip Erdogan avaient déjà formé un front uni contre Israël. « Israël va payer cher l’assaut du Marmara », a déclaré Erdogan lors d’une conférence de presse conjointe avec Bachar Assad. Ce dernier n’a pas tardé pour ajouter du sien : « Il s’agit d’un crime ignoble commis par les soldats de Tsahal, qui ont suivi l’ordre de leur gouvernement ». Assad a profité de cette occasion pour exprimer ses condoléances aux « martyrs turcs ».
En effet, tant le Premier ministre turc que le présidant syrien ont apporté aux dizaines de millions de téléspectateurs à travers le monde arabe le message qu’ils attendaient. « Nous savons bien que les passagers du bateau turc n’avaient pas le droit de porter des armes : ils n’avaient même pas de couteaux. Ce qui s’est passé sur le bateau et qui a mené à la mort de neuf citoyens turcs n’était pas une erreur commise par les soldats israéliens mais plutôt les instructions du gouvernement israélien », a déclaré Assad./.