07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 08. Mai 2010

REVUE DE PRESSE. Mecredi 2 juin 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
Les Etats-Unis favorables à une enquête internationale
The Jerusalem Post
Tsahal soupçonne plusieurs dizaines de passagers du bateau d’être liés aux réseaux du Jihad mondial
Maariv (Le soir)

La moitié des Israéliens pour une commission d’enquête

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
« Netanyahu et Barak ont convenu seuls des détails de l’opération »

ISRAËL - PALESTINIENS

Netanyahu et Barak ont tout décidé entre eux / Shalom Yerushalmi, Eli Berdenstein et Maya Bengal – Maariv)

Une série de dysfonctionnements inimaginables serait à l’origine de la décision politique et opérationnelle en faveur de la prise d’assaut en pleine mer de la flottille. Cette décision a été prise par le seul ministre de la Défense, Ehud Barak, qui l’a faite approuver a posteriori par le Premier ministre, Binyamin Netanyahu. Elle n’a été précédée par aucun débat formel au cabinet restreint de sécurité ni au « Forum des sept » ; naturellement, elle n’a été votée par aucune de ces instances. Les ministres qui voulaient savoir ce qui allait se passer et qui ont exigé d’en débattre ont eu droit à la réponse suivante : « Ce sera décidé entre Netanyahu et Barak. Point barre. »

L’ensemble des sept ministres n’a eu connaissance du plan opérationnel qu’après coup. Certains parmi eux ont découvert les événements à la télévision et ont été, selon leurs propres témoignages, stupéfaits de « voir le niveau d’irresponsabilité et les défaillances tactiques et ce, malgré notre estime pour les soldats qui ont opéré à bord du navire ».

S’il y a eu des consultations entre des responsables au plus haut rang, elles n’ont porté que sur des questions de principe et ont mené à la décision de ne pas permettre à la flottille de parvenir à Gaza, afin de ne pas violer le blocus maritime, ce qui aurait pu mener à la reprise de la circulation maritime vers Gaza, y compris en provenance de pays hostiles.

La décision définitive a été prise par Ehud Barak, et les ministres du gouvernement comme les membres du cabinet ou du Forum des sept sont aujourd’hui en colère contre lui. Plusieurs ministres exigent de Barak de tirer des conclusions personnelles et de donner sa démission dans les plus brefs délais. « Nous avons joué le jeu d’un monde hostile, hypocrite, et tout ça nous est arrivé à cause de la défaillance opérationnelle incroyable d’un ministre de la Défense irresponsable, maladroit, ivre de son pouvoir ». Plusieurs ministres de haut rang ont également adressé de vives critiques au Premier ministre Netanyahu qui, selon eux, aurait laissé à Ehud Barak la gestion de cette opération sans les avoir consultés auparavant.

Les détenus de la flottille seront expulsés / Itamar Eichner et Alex Fishman – Yediot Aharonot

Au terme d’un débat du cabinet restreint de sécurité, avec en arrière-plan un ultimatum sévère lancée par la Turquie, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a décidé d’ordonner l’expulsion du territoire israélien des six cents ressortissants étrangers arrêtés à bord des bateaux de la flottille.

Hier, les autorités turques ont exigé d’Israël de libérer les trois cent cinquante Turcs parmi les six cents détenus étrangers. A cette fin, elles ont envoyé en Israël trois avions militaires et ont demandé que soient rapatriés l’ensemble des blessés, des détenus et des dépouilles mortelles. Lors de la réunion du cabinet, le Premier ministre Netanyahu, le ministre de la Défense Ehud Barak et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman ont préconisé l’expulsion immédiate de la totalité des détenus. Le ministre de la Justice Yaakov Nééman a exprimé ses réserves, estimant qu’il y avait lieu de traduire en justice ceux qui ont participé à l’émeute.

La décision finale a été remise à aujourd’hui. Toutefois, suite aux pressions internationales intensives, notamment de la part de pays amicaux comme la France, l’Italie, l’Allemagne et les Etats-Unis, Netanyahu a convoqué une nouvelle consultation au terme de laquelle il a été décidé qu’il était inutile de différer l’expulsion. Il a été convenu « d’expulser les détenus immédiatement, tout en respectant les procédures juridiques prévues par la loi ».

Les Etats-Unis sont favorables à une enquête internationale / Sayed Kashua – Haaretz

Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a ouvert hier son point de presse par la lecture d’un communiqué dans lequel il déplorait la mort de civils. Sur son visage on pouvait voir l’espoir inutile que cela lui éviterait d’avoir à répondre aux questions des journalistes sur le refus des Etats-Unis de condamner l’assaut des commandos marine contre les bateaux du convoi à destination de Gaza. Des questions concernant l’attitude indulgente de la Maison Blanche face à l’incident meurtrier ont été posées à plusieurs reprises, mais Robert Gibbs s’est contenter de réitérer l’appel lancé hier par le président Obama à « une enquête fiable et transparente ». Au-delà de cela, ce qui inquiète Israël c’est ce qu’il a dit par la suite, que les Etats-Unis acceptent la possibilité que l’enquête « comprenne une participation internationale ».

D’autres propos préoccupants pour Israël ont été ceux du président français, Nicolas Sarkozy, qui a condamné « l’usage disproportionné de la force » par Israël et a réclamé que toute la lumière soit faite « sur les circonstances de cette tragédie, qui souligne l’urgence d’une relance du processus de paix ».

Robert Gibbs a refusé de dire si Israël a violé le droit international en faisant monter des soldats à bord de bateaux navigant dans les eaux internationales ni s’il aurait fallu permettre au bateau transportant l’aide humanitaire de forcer le blocus. Il a cependant confirmé que la visite à Washington du président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen) aurait lieu comme prévu et s’est étonné des appels à son report. Il a ajouté que le Premier ministre Netanyahu « a une invitation ouverte à rencontrer le président Obama ».

Après les déclarations du directeur du Mossad, Meir Dagan, qui a affirmé hier devant la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, qu’Israël risque de devenir pour les Etats-Unis un fardeau plutôt qu’un appui, Robert Gibbs a répliqué : « Nous avons des relations solides et Israël est un allié important. Nous défendons sa sécurité et cela ne changera pas ».

Les responsables américains n’ont pas caché leur frustration face à ce nouvel obstacle sur la voie qui mène aux pourparlers directs entre Israël et les Palestiniens, mais la véritable bataille diplomatique, la plus importante pour Israël, s’est déroulée à New York, au siège des Nations-Unies. C’est là que le Conseil de sécurité s’est réuni en urgence pour une séance au cours de laquelle le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a appelé les pays membres à punir Israël.

« La Turquie veut une déclaration ferme des Nations-Unies suite à cette grave violation du droit international. C’est un acte de piraterie. C’est un assassinat commis par un Etat, c’est injustifiable », a-t-il déclaré. L’ambassadeur adjoint d’Israël à l’ONU, Danny Carmon, a répliqué que les soldats de Tsahal étaient dans une situation de légitime défense suite à l’agression violente des militants qui se trouvaient à bord du navire turc. « Quelle sorte de militants humanitaires sont ces gens qui contournent l’ONU, la Croix-Rouge et les autres organisations internationales légitimes ? », s’est interrogé le représentant israélien. « Quelle sorte de militants pour la paix portent des couteaux, des matraques et des armes pour attaquer des soldats ? La réponse est claire : Ce ne sont pas des militants pour la paix ».

L’ambassadrice d’Israël aux Nations-Unis, Gabriela Shalev, a déclaré hier au Haaretz : « Nous avons connu une dure journée et d’autres journées difficiles nous attendent. Hier, il y a eu vingt-quatre heures de débats au Conseil de sécurité qui se sont terminés par une déclaration de la présidence du Conseil, approuvée par consensus. Ce texte modéré a été adopté grâce aux Américains, car la première proposition était beaucoup plus dure à notre égard ».

Selon Gabriela Shalev, la balle se trouve maintenant à Genève, où se réunira le Conseil des droits de l’homme, un organisme, affirme-t-elle, connu pour sa partialité. « D’après ce que j’ai compris, il vont nommer une commission de vérification des faits, ce que nous ne souhaitons pas. Il se pourrait aussi que le président de l’assemblée générale réunisse cette dernière ».

La moitié des Israéliens sont favorables à une commission d’enquête / sondage TNS-Teleseker – Maariv

Un an après la formation du gouvernement, dans quelle mesure êtes-vous satisfait de l’action de Binyamin Netanyahu ? Très satisfait : 8,4 % ; assez satisfait : 33,4 % ; pas tellement satisfait : 32,7 % ; pas satisfait du tout : 24,1 %

Aurait-il fallu stopper la flottille autrement ? Il fallait agir exactement comme cela a été fait : 31,7 % ; il aurait fallu stopper la flottille autrement : 62,7 % ; sans opinion : 5,6 %

Parmi les acteurs suivants, qui, selon vous, est le principal responsable du résultat de l’opération ? L’armée : 20,8 % ; le ministre de la Défense : 43,4 % ; le Premier ministre : 16,1 % ; sans opinion : 8,4 %

Israël doit-il mettre en place une commission d’enquête pour examiner les dysfonctionnements lors de l’opération ? Oui : 46,7 % ; non : 51,6 % ; sans opinion : 1,7 %

Binyamin Netanyahu doit-il démissionner suite à cet échec ? Oui : 8,1 % ; non : 89,1 % ; sans opinion : 2,8 %

Ehud Barak doit-il démissionner ? Oui : 20,9 % ; non : 74,8 % ; sans opinion : 4,2 %

Tentative à chaud / Yossi Yehoshua, Roni Shaked et Yaron Sasson – Yediot Aharonot

Tension à Gaza : Tandis que Tsahal effectue des opérations préventives pour éviter une escalade dans la bande de Gaza, des organisations terroristes radicales tentent d’attiser les flammes.

Cinq terroristes ont été tués hier lors d’accrochages dans la bande de Gaza. Dans la matinée, deux membres présumés du Jihad islamique ont tenté de s’infiltrer en Israël. Ils ont été repérés lors du franchissement de la clôture frontalières et, une fois sur le territoire israélien, se sont heurtés aux soldats.

Selon l’armée, les deux hommes, qui étaient lourdement armés, ont été tués au cours des échanges de tirs qui ont suivi.

Quelques heures plus tard, trois roquettes Qassam ont été tirées, deux ont atterri dans des zones inhabitées et la troisième du côté palestinien. Il n’y a eu ni blessé ni dégât. Dans l’après-midi, des roquettes RPG ont été tirées vers une patrouille de Tsahal., là aussi sans faire de blessé.

Plus tard, Tsahal a identifié trois terroristes qui s’apprêtaient à tirer des roquettes Qassam. Ils ont été tués dans un raid de l’armée de l’air. Selon les Palestiniens, il s’agissait de trois membres des Comités de résistance populaire.

Selon des sources palestiniennes, le Hamas ne souhaite pas, à l’heure actuelle, détourner l’attention de la flottille et ne participe pas à ces opérations. En Israël on estime toutefois que le Hamas profitera de la crise actuelle pour autoriser divers groupuscules à intensifier leurs activités contre Israël./.

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