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REVUE DE PRESSE 02. 2010 02. Novembre 2010

REVUE DE PRESSE. Mercredi 10 novembre 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
NOUVEL AFFRONTEMENT ENTRE OBAMA ET NETANYAHU AUTOUR DE LA CONSTRUCTION A JERUSALEM
The Jerusalem Post
LE TRIBUNAL OBLIGE TZAHI HANEGBI A QUITTER LA KNESSET
Maariv (Le soir)

TZAHI HANEGBI : JE REVIENDRAI

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles) LA BATAILLE DE JERUSALEM

DIPLOMATIE

Le ton monte / Orly Azoulay et Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Le Premier ministre Netanyahu est à New York, le président Obama effectue une visite en Indonésie. Mais les deux hommes ne laissent pas la distance qui les sépare de chez eux faire obstacle à l’affrontement qui s’est déclenché autour de la décision israélienne de poursuivre la construction à Jérusalem-est.

Dans son discours à Djakarta, le président Obama a déclaré qu’au cours des deux mois qui se sont écoulés depuis la reprise des pourparlers directs, Israël et les Palestiniens ne sont pas parvenus à des avancées. « Je suis inquiet du fait que les deux camps ne font pas l’effort supplémentaire qui est nécessaire pour parvenir à une percée », a dit le président américain qui s’en est pris à la décision israélienne de continuer à construire au-delà de la "ligne verte" : « Des actes comme ceux là sont un obstacle sur le chemin de la paix… De telles mesures risquent de briser la confiance ».

Des responsables israéliens ont réagi hier à l’offensive du président Obama et ont indiqué que les décisions concernant la construction à Jérusalem ont été prises il y a une vingtaine de jours et ne sont aucunement liées à la visite du Premier ministre Netanyahu au Etats-Unis. Le bureau du Premier ministre Netanyahu a publié un communiqué officiel dans lequel il est dit : « Jérusalem n’est pas une colonie, elle est la capitale de l’Etat d’Israël. Israël ne s’est jamais imposé de restrictions quelles qu’elles soient concernant la construction à Jérusalem, y compris pendant les dix mois de suspension de la construction en Judée et Samarie ».

« Israël ne voit aucun lien entre le processus de paix et la politique de planification et de construction à Jérusalem qui n’a pas changé depuis quarante ans. Tous les gouvernements israéliens des quarante dernières années ont construit dans tous les quartiers de la ville. Durant cette période ont été signés les accords de paix avec l’Egypte et la Jordanie et, pendant dix-sept ans, des négociations ont été menées avec les Palestiniens. Ce sont là des faits historiques. Jamais la construction à Jérusalem n’a fait obstacle au processus de paix. Les désaccords qui existent avec les Etats-Unis concernant Jérusalem sont connus de tous. Eux non plus ne sont pas nouveaux et durent depuis quarante ans. Nous espérons pouvoir surmonter ces désaccords et continuer à faire avancer les pourparlers diplomatiques », a ajouté le bureau du Premier ministre.

La réaction de Washington n’a pas tardé. « Il est évident qu’il existe un lien, et c’est pourquoi les deux camps ont la responsabilité de créer les conditions nécessaires à des pourparlers réussis », a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Philip Crowley. « Je pense qu’il était erroné de dire qu’une telle annonce n’a aucune influence sur la position palestinienne. Nous comprenons qu’Israël a sa propre position. Mais de telles annonces, ces jours-ci, vont à l’encontre des efforts que nous faisons pour que les deux camps reprennent les pourparlers directs ».

Demain, le Premier ministre Netanyahu doit rencontrer à New York la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton et l’émissaire pour le Proche-Orient, George Mitchell, qui devrait se rendre dans la région le mois prochain pour de nouveaux pourparlers. Le but affiché du gouvernement américain est de mettre en place un dialogue entre Israël et les Palestiniens sur la question des frontières, l’hypothèse étant qu’une fois les principes du tracé des frontières établis, chacun saura où il peut construire et il n’y aura alors plus besoin de gel de la construction.

INTERIEUR

Le signal a été donné / Maya Bengal – Maariv Même pour un politicien impassible et maître de soi, passer près d’une heure et demie à entendre le verdict des juges est une expérience éprouvante. Mais en fin de compte, ce qui est arrivé hier à Tzahi Hanegbi est un moindre mal. La peine d’infamie qui a été prononcée contre lui ne l’exclut pas du jeu politique et le contraint seulement à quitter provisoirement le terrain.

En effet, le tribunal a permis à Tzahi Hanegbi de se présenter aux prochaines élections et même d’être nommé ministre dans un prochain gouvernement. Il a l’occasion de faire de cette infamie une opportunité. Il a l’intention d’approfondir son influence auprès des militants et des électeurs du parti Kadima et de renforcer son statut au sein du parti. En d’autres termes, Hanegbi a désormais le temps de lancer sa campagne et de préparer son retour.

L’infamie prononcée contre Tzahi Hanegbi est aussi un coup dur pour le Premier ministre Netanyahu qui espérait de lui qu’il accélère l’entrée de Kadima au gouvernement. Une telle entrée est encore possible, mais moins probable. Politiquement, Hanegbi n’a pas intérêt aujourd’hui à ce que Kadima rejoigne un gouvernement dans lequel il ne peut être nommé ministre.

Tzahi Hanegbi a promis hier que, même en dehors de la Knesset, il continuera à servir d’intermédiaire entre le Premier ministre et Kadima. Néanmoins, Hanegbi veut passer le moins de temps possible en dehors de la Knesset et c’est pourquoi, malgré ses bonne relations avec le Premier ministre, il pourrait souhaiter raccourcir la vie du gouvernement actuel.

Il y a quelques semaines, Tzipi Livni est parvenue à un cessez-le-feu avec son rival Shaul Mofaz. Hier, Tzahi Hanegbi a lâché une bombe en désignant Shaul Mofaz comme son successeur à la présidence de la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset. Mofaz, on le sait, n’a pas renoncé à prendre la tête de Kadima. Or Livni (comme Hanegbi d’ailleurs) sait que la nomination de Mofaz à un poste aussi prestigieux et fédérateur risque de l’aider grandement à atteindre son objectif. C’est pourquoi elle insiste pour que Kadima obtienne la commission de l’économie et restitue au Likoud celle des affaires étrangères et de la défense.

On peut aussi interpréter les choses autrement : comme le début d’une alliance politique entre Hanegbi et Mofaz. Une telle alliance risque de bouleverser les choses au sein du parti et Tzipi Livni a du souci à se faire./.

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