
| Haaretz (Le pays) LE PRESIDENT DU TECHNION : L’ENSEIGNEMENT DES SCIENCES EN ISRAËL EST EN CHUTE LIBRE | The Jerusalem Post | |||
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| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
DIPLOMATIE
Le relais américain / Itamar Eichner et Roni Shaked – Yediot Aharonot
Les Américains intensifient leur implication dans les négociations israélo-palestiniennes. Au lendemain de la venue de George Mitchell, Dennis Ross, un des artisans de la politique américaine au Proche-Orient, a lui aussi atterri hier en Israël pour deux jours d’entretiens avec les responsables des services de sécurité.
Dennis Ross a été envoyé dans la région par le président Obama et la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, pour comprendre quels sont les besoins d’Israël sur le plan de la sécurité dans le cadre des pourparlers sur un accord permanent. Pour cela, il s’entretiendra avec le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, le directeur du Shabak, Yuval Diskin, et de haut responsables des renseignements militaires. Cette visite, entourée du plus grand secret, à pour but de déterminer les limites qu’Israël n’est pas prêt à franchir et à discuter des dispositifs de sécurité à long terme qui accompagneront tout futur accord de paix.
Il semble que George Mitchell et Dennis Ross se soient partagés le travail, le premier étant chargé des discussions sur les questions fondamentales entre le Premier ministre Netanyahu et Abou Mazen tandis que le second traite des questions de sécurité dans le cadre des négociations.
En attendant, au lendemain de la reprise des pourparlers indirects, des désaccords apparaissent déjà entre le Premier ministre Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, quant aux chances de réussite de ces pourparlers. Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue australien, M. Liberman a déclaré que ces pourparlers ne donneront rien et a mis en garde que la violence risque d’éclater en cas d’échec : « Je n’ai pas changé d’avis, je pense que si on veut réellement parvenir à quelque chose, la seule possibilité est un accord provisoire à long terme », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre Netanyahu a en revanche exprimé son optimisme quant aux chances de réussite des négociations avec les Palestiniens : « J’ai eu hier un très bon entretien avec l’émissaire George Mitchell. Nous avons évoqué les moyens concrets de faire progresser la paix et de parvenir à un accord-cadre entre les Palestiniens et nous. C’est là l’objectif d’Israël et j’espère que les Palestiniens, eux aussi, répondront présents », a déclaré hier le Premier ministre.
Par ailleurs, le comité de suivi de la Ligue arabe se réunira aujourd’hui au Caire pour un compte rendu sur la position américaine concernant la poursuite des négociations. Abou Mazen demandera au comité d’approuver sa décision de ne pas reprendre les pourparlers tant que la construction se poursuivra dans les colonies, y compris à Jérusalem-est. George Mitchell était hier à Ramallah et, au cours de son entretien avec Abou Mazen, a réaffirmé l’engagement du président Obama en faveur de la solution de deux Etats pour deux peuples. M. Mitchell a fait savoir qu’il poursuivrait ses efforts pour résoudre les désaccords entre les deux camps. Les Palestiniens ont quant à eux accusé Israël d’être responsable de l’échec des pourparlers et ont fait part de leur pessimisme quant à la possibilité de parvenir à un accord avec le gouvernement Netanyahu.
INTERIEUR
Pérès contre Netanyahu / Ben Caspit – Maariv
Le président Shimon Pérès perd patience : Lors de deux événements, l’un ouvert à la presse l’autre fermé, il a vivement critiqué ce qui se passe sur la scène politique et, même s’il n’a pas cité le nom du Premier ministre Netanyahu, il était clair que ces reproches étaient dirigés contre lui. En privé, M. Pérès se dit très déçu de Netanyahu et affirme que celui-ci n’a pas respecté ses engagements.
Hier, le président Pérès s’exprimait devant le Collège de sécurité nationale. Au cours de cet événement, qui était fermé à la presse, il a déclaré : « L’absence de négociations est un danger stratégique pour l’Etat d’Israël. L’occasion est en train de se refermer et il nous faut prendre des décisions courageuses. Nous devons relancer le processus, avoir une pensée courageuse… J’ai le sentiment que nous n’avons pas beaucoup de temps, qu’il faut trancher et que cette décision décidera de notre destin. Si cette décision n’est pas prise, nous devront faire face à de graves problèmes. Faire la paix est une nécessité pour notre pays et il ne nous reste plus beaucoup de temps ».
Lors de la conférence de Galilée, M. Pérès a déclaré : « Israël subit une grave campagne de délégitimation, il y a dans notre région une islamisation radicale et l’Iran s’arme. Nous devons nous réveiller maintenant, le temps imparti aux discussions touche à sa fin ».
Des personnes qui se sont entretenues ces derniers jours avec le président Pérès affirment que sa « lune de miel » avec le Premier ministre Netanyahu est terminée. Le président critique vivement l’attitude du Premier ministre et ne cache pas sa déception. M. Pérès considère les derniers développements sur le front diplomatique et la détérioration des relations entre Israël et les Etats-Unis comme très préoccupants et estime que c’est un problème stratégique pour le pays. Selon lui, Netanyahu a promis qu’il mènerait un véritable processus diplomatique, mais n’a pas respecté cette promesse.
Au lieu d’une commission d’enquête, c’est le Contrôleur de l’Etat qui enquêtera sur l’incendie du Carmel / Yehonathan Lis et Tomer Zarhin – Haaretz
Ayant compris qu’il ne parviendrait pas à réunir une majorité en faveur de sa proposition, le président de la commission du contrôle de l’Etat de la Knesset, Yoël Hasson, a décidé hier de reporter le vote sur la mise en place d’une commission d’enquête nationale sur l’incendie du mont Carmel. Selon M. Hasson, le vote aura lieu la semaine prochaine.
Entre temps, le ministre de la Justice, Yaakov Nééman, et le Contrôleur de l’Etat, Micha Lindenstrauss, ont convenu que ce dernier rédigerait un rapport sur l’incendie qui sera remis d’ici quatre mois. Toutefois, au bureau du Contrôleur de l’Etat on refusait hier de s’engager quant à la date de remise du rapport et il pourrait bien être publié à une date ultérieure.
Yoël Hasson a fait part hier de sa colère face aux manœuvres parlementaires que la coalition a effectuées pour s’assurer que la majorité des membres de la commission voterait contre la mise en place d’une commission d’enquête./.