07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 06. Juillet 2010

REVUE DE PRESSE. Mercredi 21 juillet 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
Les médecins s’opposent à une loi qui les obligerait à révéler les sommes qu’ils reçoivent des laboratoires pharmaceutiques
The Jerusalem Post
La visite du Premier ministre grec traduit un réchauffement des relations
Maariv (Le soir)

Mise en garde à ceux qui abandonnent des blessés après un accident

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
La Turquie n’est plus dangereuse

INTERIEUR

On peut revenir en Turquie / Itamar Eichner – Yediot Aharonot

Malgré la tension entre les deux pays, le Bureau de lutte antiterroriste a annulé hier l’avertissement publié il y a un mois et demi (après les événements de la flottille pour Gaza, à l’adresse des Israéliens qui souhaiteraient se rendre en Turquie. Le Bureau ouvre ainsi la voie à un retour des touristes israéliens dans les hôtels d’Antalya, dès cet été.

« Vu l’accalmie en Turquie et l’absence de grandes manifestations contre Israël, il a été décidé d’annuler l’avertissement publié après les événements de la flottille, lorsqu’on craignait que des Israéliens ne soient pris à partie. Nous recommandons cependant aux Israéliens qui se trouvent en Turquie de s’éloigner de toute manifestation et de ne pas se laisser entraîner dans des discussions politiques avec la population locale », a fait savoir le bureau de lutte antiterroriste.

La décision a été prise au terme d’une réunion de représentants de tous les services concernés : les services de renseignement, le ministère de la Défense, le Mossad, le Shabak et Tsahal. L’ensemble des participants à cette réunion étaient d’accord pour dire qu’il n’y a aucune raison de laisser l’avertissement en vigueur, même si les relations entre les gouvernements restent tendues.

Le général Elkana Harnof, du Bureau de lutte antiterroriste a indiqué que celui-ci n’agit pas sur la base de considérations politiques et se contente d’analyser les informations fournies par les services de renseignement et les menaces éventuelles : « Les Israéliens ne sont aujourd’hui pas menacés, cela fait un mois et demi déjà qu’il n’y a plus de manifestations. Si nous avons attendu jusqu’ici, c’est parce que nous craignions que d’autres flottilles prennent la mer. Cela n’a pas été le cas et c’est pourquoi, de notre point de vue, rien n’empêche de se rendre en Turquie. Bien entendu, les recommandations que nous faisons à l’ensemble des voyageurs israéliens dans le monde restent de rigueur : Ne pas se faire remarquer, ne pas parler hébreu dans des endroits sensibles et ne pas afficher le fait qu’ils sont Israéliens ».

L’annulation de cet avertissement reflète aussi le fait que les services de sécurité israéliens et turcs continuent à entretenir d’étroites relations. Les services de renseignement israéliens savent que les Turcs agissent en coulisses contre d’éventuelles cellules d’al-Qaïda ou du Hezbollah et qu’ils feront tout leur possible pour empêcher que des touristes israéliens soient visés.

Ce qui est particulièrement intéressant dans cette décision du Bureau de lutte antiterroriste c’est que, pour la première fois, celui-ci devance l’échelon politique. En effet, ce sont généralement les responsables politiques qui encouragent un retour à la normale tandis que le Bureau hésite. Cette fois-ci, l’annulation de l’avertissement pourrait bien ouvrir la voie à un retour progressif des touristes israéliens en Turquie.

Par ailleurs, on a appris que la reprise des vols entre les deux pays a été évoquée lors de la rencontre entre le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, Binyamin Ben-Eliezer, et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu à Bruxelles. Les deux hommes ont convenu que pour rétablir les relations entre les deux pays, il est nécessaire que les touristes israéliens reviennent à Antalya.

ISRAELIENS - PALESTINIENS

Netanyahu : Je suis prêt à prendre des risques politiques pour parvenir à un accord avec l’Autorité palestinienne / Barak Ravid – Haaretz

Les contacts au niveau international en faveur de l’ouverture de pourparlers directs entre Israël et l’Autorité palestinienne ont beau faire du surplace on espère cependant , à Jérusalem et à Washington, que la conférence de la Ligue arabe du 29 juillet convaincra le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen d’accepter le passage à des négociations directs. Entre temps, Israël se prépare à la fin du gel de la construction dans les colonies, fin septembre. Les ministres du « Forum des sept » sont partagés à ce sujet tandis que le Premier ministre Netanyahu reste vague.

M. Netanyahu a indiqué à la ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Catherine Ashton, que si des pourparlers directs sont lancés, il souhaite progresser rapidement car il estime que l’on peut parvenir à un accord en un an et que cet accord peut être appliqué progressivement en quelques années. « Je suis prêt à prendre des risques politiques pour parvenir à un accord, à condition que je n’aie pas à prendre de risques concernant la sécurité », a-t-il affirmé.

Netanyahu fait tout pour écarter la question de la poursuite du gel de la construction dans les colonies. Il n’exprime pas de position claire à ce sujet ne voulant pas nuire aux tentatives qui visent à mettre en place des pourparlers directs. Lorsqu’on lui pose la question, il répond que le gel n’a pas donné les résultats escomptés, c’est-à dire, le lancement de ces pourparlers directs, mais il ne dit pas clairement si le gel prendra fin.

Les désaccords concernant la poursuite du gel sont présents aussi au sein du « Forum des sept ». Interrogé par la radio de l’armée, Galeï Tsahal, le ministre chargé des services de renseignement, Dan Meridor, a déclaré que fin septembre on se posera la question : où construire et où ne pas construire. « Mon opinion est qu’il ne faut pas construire là où sera l’Etat palestinien, mais qu’il faut construire dans les endroits qui devraient revenir à Israël, dans les grands blocs de colonies et le long de la barrière. Le gouvernement devra en débattre », a-t-il déclaré.

Cette position de Dan Meridor est semblable à celle du ministre de la Défense, Ehud Barak, qui souhaite parvenir à un accord avec les Américains sur la poursuite du gel. En revanche, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, le vice-premier ministre, Moshé Yaalon, le ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï et le ministre sans portefeuille Benny Begin s’opposent à toute forme de prolongation du gel./.

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