
| Haaretz (Le pays) Le rabbin Eliashiv s’est exprimé contre le rabbins signataires de l’appel à interdire la location d’appartements aux Arabes | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
INTERIEUR
Hilary Clinton expliquera ce soir pourquoi les négociations israélo-palestiniennes ont échoué / Barak Ravid et Natacha Mozgovaya – Haaretz
Lors de son intervention devant le Forum Saban, ce soir à Washington, la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, rendra compte des raisons de l’échec des contacts avec Israël sur la poursuite du gel de la construction dans les colonies. Elle devrait également expliquer comment l’administration américaine entend poursuivre la promotion du processus de paix au Proche-Orient. Hier, Mme Clinton a rencontré Yitzhak Molcho, l’émissaire du Premier ministre Binyamin Netanyahu, à qui elle a présenté les grandes lignes de son discours. Le chef de l’équipe palestinienne de négociation, Saëb Erekat, est arrivé hier lui aussi à Washington, et devrait rencontrer Mme Clinton avant son intervention d’aujourd’hui. Les entretiens de la secrétaire d’Etat avec MM. Erekat et Molcho ont pour objectif de débattre du nouveau canal de négociations que le gouvernement américain va tenter de promouvoir après l’échec des négociations sur le moratoire. Washington espère que lorsque les négociations de proximité reprendront, Netanyahu sera prêt à adopter des positions de fond sérieuses et ne fera pas traîner les choses comme il l’a fait jusqu’aujourd’hui. Selon un haut responsable américain, Washington aimerait que les négociations de proximité portent sur toutes les questions fondamentales d’un accord permanent : les frontières, la sécurité, Jérusalem, les réfugiés, les colonies et l’eau. Mardi prochain, l’émissaire américain Georges Mitchell reviendra dans la région après quatre mois d’absence. Mitchell, qui a derrière lui presque sept cents jours d’échec dans ses tentatives de médiation entre les parties, avait pratiquement disparu de la scène ces derniers temps, et à Washington on estimait que sa démission était imminente. A ce stade il devrait cependant poursuivre ses contacts avec Netanyahu et Abou Mazen.
26 anciens dirigeants européens appellent à prendre des sanctions contre Israël en raison de la construction dans les colonies / Akiva Eldar - Haaretz
Vingt-six personnalités qui comptent parmi les plus importants dirigeants européens de cette dernière décennie appellent à prendre des sanctions contre Israël et à suspendre le rehaussement des relations diplomatiques entre l’UE et Israël, en raison de la politique de construction dans les colonies et du refus israélien de respecter le droit international. Les anciens dirigeants réclament en outre que les pays européens mettent fin à l’importation de marchandises provenant des colonies mais qui sont marquées comme étant des produits d’Israël, en violation de la réglementation de l’Union européenne. « Nous jugeons inacceptable que ces marchandises bénéficient des avantages accordés à Israël dans le cadre de ses accords avec l’Union européenne », écrivent les vingt-six personnalités qui accusent ainsi Israël de se soustraire à son obligation de préciser l’origine des produits des colonies et de violer son accord avec l’UE. Dans cette lettre qui a été adressée hier aux responsables de l’Union européenne et à des gouvernements européens, les anciens Premiers ministres, ministres et présidents d’organisations critiquent la politique israélienne. Parmi eux on trouve Javier Solana, ancien Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne, Richard von Weizsäcker, ancien président allemand, Felipe González, ancien Premier ministre espagnol, Romano Prodi, ancien Premier ministre italien et président de la Commission européenne et Mary Robinson, ancienne présidente irlandaise. « L’Union européenne a toujours affirmé son opposition aux colonies illégales, mais elle n’a pas indiqué quelles seraient les conséquences de cette expansion continue et systématique de la construction israélienne dans les territoires occupés, y compris à Jérusalem-est », écrivent les signataires de la lettre, avant d’ajouter : « Nous avons la conviction que l’Union européenne doit annoncer que tout élargissement et toute amélioration de l’accord d’association avec Israël, ainsi que d’autres accords et plans mutuels, ne seront pas appliqués tant qu’Israël ne gèlera pas la construction dans les colonies ».
INTERIEUR
Le front de l’ultimatum / Maya Bengal – Maariv
La paralysie du processus de paix devient un problème pour le Premier ministre et pour son partenaire, le ministre de la Défense Ehud Barak. Cette fois-ci il ne s’agit pas de pressions américaines mais d’un ultimatum très clair lancé par des responsables du parti travailliste et par Ofer Eïni, le président de la centrale syndicale Histadrout : En l’absence d’avancée du processus dans les semaines à venir, le parti travailliste quittera le gouvernement, affirment M. Eïni et les ministres travaillistes Binyamin Ben Eliezer, Yitzhak Herzog et Avishaï Braverman.
« J’ai soutenu en son temps l’entrée du parti travailliste au gouvernement à cause de la situation économique et j’en suis fier. Aujourd’hui le processus diplomatique traîne et sans processus, le parti travailliste doit quitter le gouvernement. Je le dirai quand il y a aura un débat à ce sujet au sein du parti », a déclaré Ofer Eïni.
Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, Binyamin Ben Eliezer, a même évoqué un calendrier : « Il faut attendre et voir ce qui va se passer dans les prochaines semaines, avec les tentatives américaines d’élaborer un processus qu’ils mèneront ». Des responsables travaillistes évoquent fin janvier comme date limite avant laquelle Netanyahu doit sortir de l’impasse diplomatique.
Le ministre des minorités, Avishaï Braverman, qui est parvenu récemment à réunir le nombre de signatures requis pour obliger Ehud Barak à réunir la convention nationale du parti travailliste pour un débat sur le processus diplomatique, envisage de soumettre à l’approbation de la convention la projet de décision suivante : soit le Premier ministre Netanyahu suspend la construction dans les colonies pour quatre mois supplémentaires durant lesquels seront lancés des pourparlers directs avec les Palestiniens, soit le parti travailliste quitte le gouvernement. Avishaï Braverman et Ofer Eïni se sont rencontrés cette semaine et ont convenu qu’Eïni soutiendrait la proposition de Braverman. Il s’agit là d’une contribution importante car Ofer Eïni bénéfice d’une très large base de soutien parmi les militants travaillistes et les membres de la convention nationale du parti. /.