
| Haaretz (Le pays) Netanyahu compte annoncer la mise en place d’une commission de vérification présidée par un ancien magistrat de la Cour suprême | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
ISRAEL - PALESTINIENS
Israël et les Etats-Unis se sont mis d’accord : la commission sera présidée par un magistrat de la Cour suprême / Amos Harel et Barak Ravid – Haaretz )
Israël et les Etats-Unis sont parvenus hier à s’entendre sur la nature de la commission qui devra examiner les événements de l’interception de la flottille d’aide à destination de Gaza. Cette commission de vérification des événements sera présidée par un ancien magistrat de la Cour suprême. Le bureau du Premier ministre se serait adressé au juge Yaakov Tirkel et lui aurait proposé de prendre la tête de la commission. Sauf report de dernière minute, le Premier ministre Netanyahu devrait annoncer aujourd’hui officiellement la mise en place de la commission, sa composition et ses compétences.
Cette commission sera une commission de vérification nommée par le gouvernement. Elle ne sera ni une commission d’enquête gouvernementale, comme défini par la loi fondamentale sur le gouvernement, ni une commission d’enquête nationale. Les autres membres de la commission seront des juristes, spécialistes de droit international, ainsi que deux observateurs étrangers, un Américain et un Européen.
Le travail de la commission portera sur les aspects légaux de l’opération israélienne, sur le plan du droit international. La légalité du blocus de la bande de Gaza sera examinée, ainsi que celle de l’interception de la flottille en dehors des eaux territoriales israéliennes et de l’assaut lui-même. La commission vérifiera notamment si les avertissements adressés par Israël, les options offertes au participants à la flottille et le déchargement de la cargaison dans le port d’Ashdod sont conformes aux règles du droit international. De même, elle examinera si l’utilisation de la force par les soldats de Tsahal était justifiée et proportionnée. Le Premier ministre, les ministres du Forum des sept et le haut commandement militaire, et notamment le chef d’état-major et le commandant de la marine, devraient témoigner devant la commission.
Parallèlement, l’équipe d’experts militaires dirigée par le général de réserve Guiora Eiland effectuera elle aussi son enquête. Cette équipe, nommée par le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, a commencé son travail avant-hier.
Les pourparlers entre Israël et le gouvernement américain sur la mise en place de la commission, qui durent depuis quatre jours, se sont poursuivis hier jusque tard dans la nuit. Les Américains ont semble-t-il insisté pour que la commission soit présidée par un magistrat de la Cour suprême, ce qui renforce sa crédibilité.
Par ailleurs, la deuxième chaîne de télévision israélienne a affirmé hier que le vice-premier ministre, Moshé Yaalon, qui, le Premier ministre Netanyahu se trouvant à l’étranger, assurait l’intérim à la tête du gouvernement lors de l’assaut contre la flottille, n’aurait pas été informé de l’heure d’arrivée de la flottille ni du déclenchement de l’opération militaire.
Le bureau du Premier ministre a démenti hier cette information, affirmant que M. Yaalon a été informé de tous les détails avant, pendant et après l’opération par les officiers d’ordonnance du bureau du Premier ministre.
Le commando les a attrapés, Netanyahu les a libérés / Itamar Eichner et Ronen Bergman – Yediot Aharonot
Parmi les terroristes déguisés en « militants pacifistes » qui se trouvaient à bord du Marmara figuraient semble-t-il deux activistes de premier plan : Amin Abou Rashid, un des hauts responsables du réseau de collecte de fonds du Hamas, et Yasser Muhammad Sabag, un agent syrien qui a servi d’officier de liaison pour les renseignements iraniens dans les Balkans. De hauts responsables des services de renseignement ont réagi avec colère à la libération des deux hommes et appellent à enquêter sur cette affaire.
« Je ne sais pas pourquoi Abou Rashid a été libéré. Ou il y a eu un raté lors de l’identification et les services n’ont pas su qui ils avaient entre les mains, ou bien on savait qui on venait d’arrêter et, malgré cela, on a décidé de le libérer. Je ne sais pas quelle est la pire hypothèse des deux », a déclaré hier un haut responsable des services de renseignements.
Israël mène des contacts sur l’allègement du blocus de Gaza et envisage l’ouverture d’un point de passage supplémentaire / Amos Harel et Avi Issacharof – Haaretz
Israël, l’Egypte, les membres du Quartette et l’Autorité palestinienne mènent ces derniers jours des contacts intensifs pour tenter de parvenir à de nouveaux aménagements concernant les points de passage vers la bande de Gaza, pour remplacer le blocus actuel mis en place par Israël et l’Egypte. Les responsables militaires israéliens estiment que ce nouveau dispositif nécessitera l’ouverture partielle d’au moins un point de passage supplémentaire, afin de permettre l’entrée de marchandises dans la bande de Gaza. Pour la première fois depuis deux ans, on envisage sérieusement le redéploiement de policiers de l’Autorité palestinienne aux points de passage.
Ces contacts sur un allègement du blocus avaient commencé avant l’imbroglio diplomatique causé par l’assaut contre la flottille à destination de Gaza, mais se sont nettement intensifiés depuis. La semaine dernière, l’Egypte a ouvert le poste-frontière de Rafah, mais on ignore toujours s’il s’agit d’une ouverture temporaire ou permanente.
Les détails du nouveau dispositif n’ont pas encore été élaborés et plusieurs options sont à l’étude, telles que le déploiement de forces étrangères qui seront placées sous l’égide de l’ONU, de l’Union européenne, voire même des Etats-Unis.
Parallèlement, les responsables de services de coordination et de liaison de l’Autorité palestinienne ont rencontré lundi dernier leurs homologues israéliens pour débattre de l’introduction de marchandises supplémentaires dans la bande de Gaza et de l’ouverture d’un point de passage supplémentaire pour les marchandises./.