
| Haaretz (Le pays) Le convoi maritime est attendu demain à Gaza ; Tsahal se prépare à prendre le contrôle des bateaux | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
ISRAËL - PALESTINIENS
Le convoi maritime est attendu demain à Gaza ; Tsahal se prépare à prendre le contrôle des bateaux / Amos Harel et Avi Issacharof – Haaretz
Tsahal a complété hier ses préparatifs pour faire face au convoi d’aide internationale qui doit tenter aujourd’hui d’accoster à Gaza. Israël a annoncé son intention de stopper le convoi en utilisant, si nécessaire, une force mesurée. Il considère cette initiative de militants de gauche de différents pays et d’organisations islamiques comme une provocation délibérée et injustifiée.
On estime que près de huit cents personnes, à bord d’une dizaine de bateaux participeront au convoi. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Yossi Gal, se sont entretenus hier avec les ministres des Affaires étrangères des pays dont les citoyens participent au convoi ainsi qu’avec des diplomates étrangers. Le message israélien est le suivant : Les militants sont conviés à décharger leur cargaison dans le port d’Ashdod d’où il sera acheminé, après vérification, vers Gaza. S’ils tentent de forcer le blocus, ils seront arrêtés. Il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza, ont affirmé MM. Barak et Gal.
Au sein de l’armée on estime qu’en tout état de cause, un affrontement avec les manifestants à bord des bateaux aura une image négative pour Israël. Malgré cela, les instructions de l’échelon politique sont toujours de stopper le convoi. La réussite de la marine et des autres forces en présence dépendra de leur capacité à agir de manière ordonnée, avec le minimum de violence.
Ouverture partielle / Roni Shaked, Yossi Yehoshua et Yaron Doron – Yediot Aharonot
Des kilomètres de murs de protection, de fils barbelés, de miradors, de postes d’observation et de caméras ainsi que des nouveau barrages : ce sont là les nouveaux dispositifs de sécurité le long de la route 443. Cette route n’est longue que de 14 kilomètres, mais seuls quatre d’entre eux seront accessibles aux Palestiniens à partir de ce matin. Tsahal a respecté la décision de la Cour suprême d’ouvrir la route, mais de la manière la plus minimaliste qui soit.
40 000 véhicules israéliens parcourent chaque jour la route 443, cette voie d’accès secondaire à Jérusalem qui permet de parcourir les vingt kilomètres qui séparent Modiin du nord de la capitale en vingt minutes seulement. La route est commode, mais il y a eu des périodes au cours desquelles le confort était bien cher payé. Au cours des dix dernières années, six personnes ont été tuées sur cette route lors d’attentats terroristes palestiniens.
La route, qui pendant neuf ans a été réservée aux Israéliens, sera ouverte aux véhicules palestiniens ce matin à huit heures, sur ordre de la Cour suprême. 30 millions de shekels ont été investis dans les nouveaux dispositifs de sécurité installés le long des quatre kilomètres ouverts aux Palestiniens.
La section qui a été ouverte relie deux villages, Beit Sira et Beit Ur a-Tahta. Les quatre kilomètres qui les séparent devraient pouvoir être parcourus en cinq ou six minutes, mais les barrages et les restrictions feront de ce parcours un voyage long et fatigant. Le système de routes qui contourne la route 443, lequel a été construit ces dernières années par les autorités militaires pour un coût de 160 millions de shekels, constitue un parcours beaucoup plus long et sinueux, sans autoroute, mais probablement plus rapide. Tout Palestinien qui voudra prendre la route 443 devra subir un contrôle de sécurité approfondi. Le but est semble-t-il de compliquer la vie des automobilistes afin qu’ils comprennent qu’il est préférable pour eux d’utiliser les routes de contournement.
DIPLOMATIE
Bienvenue au club / Lior Zilberstein et Gad Lior – Yediot Aharonot
Le Premier ministre, Binyamin Netanyahu, et son ministre des Finances, Yuval Steinitz, ont savouré avec satisfaction la participation hier d’Israël à sa première réunion comme pays membre de l’organisation économique prestigieuse de l’OCDE.
Bien que la cérémonie au cours de laquelle l’adhésion d’Israël à l’OCDE sera officiellement proclamée ne se tienne que fin juin, les représentants israéliens ainsi que ceux des autres nouveaux membres, le Chili, l’Estonie et la Slovénie, ont été invités à participer hier au forum annuel des ministres des Finances de l’organisation. Accompagné de Yuval Steinitz et du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, Binyamin Ben-Eliezer, M. Netanyahu a été chaleureusement accueilli au siège de l’organisation, à Paris, par le président du forum, le chef d’Etat italien Silvio Berlusconi.
Le ministre Steinitz a même été invité à s’exprimer devant les 33 participants au forum, à qui il a fait part de la situation de l’économie israélienne. « La crise économique n’a fait que pousser Israël à mettre en œuvre des réformes et à adopter un nouveau mode de penser », a-t-il indiqué. Le ministre français des Affaires étrangères a lui exprimé sa satisfaction suite à l’adhésion d’Israël, premier pays au Proche-Orient à rentrer dans l’organisation prestigieuse.
Le Premier ministre Netanyahu a profité de son court séjour à Paris, sous la pluie, pour une rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy. Cette rencontre a duré 45 minutes et était accompagnée d’un déjeuner. Un responsable français a qualifié l’atmosphère de l’entretien de « chaleureuse et amicale », tout en soulignant que l’amitié entre les deux dirigeants ne les a pas empêchés de traiter de sujets difficiles.
Une part importante de la rencontre a été consacrée au nucléaire iranien, et Sarkozy a réaffirmé à Netanyahu son engagement en faveur de sanctions aggravées contre l’Iran, dans un avenir proche. Les deux hommes se sont également entretenus des négociations israélo-palestiniennes, le chef d’Etat français encourageant le Premier ministre israélien à prendre des initiatives pour la promotion du processus. M. Sarkozy a souligné le fait qu’en plus du rôle important que jouent les Etats-Unis dans la région, la France et l’Europe peuvent aussi apporter leur contribution, aussi bien dans le dossier palestinien que dans le syrien. Enfin, les deux dirigeants ont évoqué la situation du soldat franco-israélien Guilad Shalit.
En Israël on s’efforce de modérer la déclaration finale de la conférence sur le nucléaire de New York / Yossi Melman – Haaretz
Le bureau du Premier ministre, le conseil pour la sécurité nationale et le comité de l’énergie atomique font des efforts de dernière minute pour modérer le texte de la déclaration de clôture de la conférence chargée d’examiner le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires qui prendra fin aujourd’hui à New York.
Le dernier texte proposé appelle Israël, l’Inde et le Pakistan à se joindre au traité de non-prolifération (TNP) et devenir « des pays dénucléarisés de manière immédiate et inconditionnelle et à adhérer aux engagements internationaux contre l’obtention d’armes nucléaires ». Israël, l’Inde et le Pakistan, qui sont considérés comme possédant l’arme nucléaire, ne sont pas signataires du TNP et ne participent donc pas à la conférence.
Le projet de déclaration appelle aussi à créer au Proche-Orient une zone dénucléarisée et exempte de toutes armes de destruction massive et à convoquer pour cela une conférence internationale en 2012. Un coordonnateur, directement subordonné au secrétaire général de l’ONU, sera nommé pour promouvoir cette initiative. Ce texte provoque la colère d’Israël et va à l’encontre de sa politique.
La position officielle d’Israël est qu’il ne s’oppose pas à la transformation du Proche-Orient en zone sans armes de destruction massive, mais que cela doit se faire au terme d’un processus au cours duquel le droit d’Israël à exister sera reconnu par tous les pays de la région et après la signature d’accords de paix.
INTERIEUR
« Amir Mahul a tenté de révéler où habite le directeur du Shabak » / Lior El-Haï, Yossi Yehoshua et Israël Moskovitz – Yediot Aharonot
Espionnage aggravé, contact avec un agent étranger et aide à l’ennemi en temps de guerre. Ce sont là les chefs d’accusations dont a été inculpé Amir Mahul hier au tribunal de Haïfa.
Mahul, 52 ans, écrivain et militant bien connu au sein de la communauté arabes, a été arrêté au début du mois et il est depuis interrogé par la police et le Shabak. Selon l’acte d’accusation, c’est en 2008, après la deuxième guerre du Liban, que Mahul a décidé d’aider le Hezbollah dans sa guerre contre Israël.
Selon le parquet, sur les instructions d’un agent du Hezbollah nommé Hassan Jaga, Mahul est parti pour Copenhague où il a rencontré un autre agent de l’organisation. Ce dernier a installé sur l’ordinateur de Mahul un logiciel d’encodage afin que Mahul et ses contacts puissent communiquer sans risque.
Toujours selon l’acte d’accusation, Mahul est rentré en Israël et a ensuite été en contact régulier avec des agents du Hezbollah à qui il a transmis diverses informations. A dix reprises au moins, Mahul aurait envoyé à ces agents des messages codés comprenant des renseignements sur différents sites tels que les installations du Shabak, l’usine d’armement Rafael, les bureaux du Mossad et la base militaire de Nahshonim. Mahul a également essayé, sans succès, de découvrir où habite le directeur du Shabak, Yuval Diskin, et a envoyé un message à ce sujet. Il a également fourni au Hezbollah les noms de six Israéliens susceptibles d’être recrutés par l’organisation.
Selon le parquet, au cours de son interrogatoire, Mahul a avoué les faits qui lui sont reprochés. Au terme de l’audience d’hier, la femme d’Amir Mahul, Janan, a affirmé que ces aveux lui ont été extorqués : « On l’a privé de sommeil pendant trente-six heures. Il dément tout ce dont on l’accuse. Je connais Amir nous sommes mariés depuis vingt ans. Je l’ai accompagné dans son parcours politique et social et il ne se risquerait pas à remettre en cause sa notoriété »./.