
| Haaretz (Le pays) La Ligue arabe a autorisé Mahmud Abbas à passer à des pourparlers directs avec Israël | The Jerusalem Post Israël se félicite du feu vert donné par la Ligue arabe à des pourparlers directs | |||
| Maariv (Le soir)
Ehud Barak : Nous ne prolongerons pas le gel | Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) Le Contrôleur de l’Etat interrogera aussi Netanyahu |
ISRAËL - PALESTINIENS
La Ligue arabe soutient des pourparlers directs avec Israël / Avi Issacharof – Haaretz
Le comité de suivi de l’initiative de paix de la Ligue arabe a approuvé hier le passage à des pourparlers directs entre Israël et l’Autorité palestinienne, tout en laissant au président de l’Autorité, Mahmud Abbas (Abou Mazen), le pouvoir de décider quand ces pourparlers devront commencer. Cette décision est contraire au souhait de Mahmud Abbas qui avait demandé à la Ligue de s’opposer à la tenue de pourparlers directs et de soutenir la poursuite des « pourparlers de proximité ».
Le président du comité de suivi, le Premier ministre qatari Hamad bin Jaber al-Thani, a laissé hier planer une certaine ambigüité autour de ce qui avait été décidé. « Nous nous sommes mis d’accord, mais uniquement sur la mise en place de pourparlers et sur ce qui y sera discuté », a-t-il déclaré au terme de la réunion.
Une heure auparavant, Mahmud Abbas s’est exprimé devant les représentants des différents pays arabes, leur demandant d’approuver la poursuite des pourparlers indirects jusqu’au terme des quatre mois qui leur ont été alloués, c’est-à-dire jusqu’à début septembre, avant de prendre une décision. Mahmud Abbas a expliqué que les pressions qui sont exercées sur lui pour qu’il accepte des pourparlers directs sont les plus fortes qu’il n’ait jamais subies.
Peut-être Mahmud Abbas s’attendait-il à un soutien total de la part des pays arabes qui, ces derniers mois, avait adopté sa position. Mais les événements de cette semaine étaient un signe avant-coureur de ce qui l’attendait hier : la rencontre entre le roi Abdallah de Jordanie et le Premier ministre Netanyahu, celle attendue dimanche du président Pérès avec le président Moubarak et l’annonce égyptienne d’avant-hier selon laquelle les Américains ont fourni des garantie qui permettront la reprise des pourparlers directs. De tout cela on peut appendre que les principaux acteurs de la Ligue arabe ne souhaitent pas d’affrontement diplomatique avec Washington et qu’au contraire, ils veulent apparaître aux yeux du président Obama comme des soldats disciplinés pour tout ce qui a trait aux négociations israélo-palestiniennes.
La principale raison à ce changement de position de la part de la Ligue arabe se trouve semble-t-il dans la suite des propos du Premier ministre qatari. Selon lui, la Ligue arabe est convaincue qu’Israël ne souhaite pas sérieusement la paix et ne cherche qu’à gagner du temps. Mais, a-t-il déclaré, « nous sommes convaincus que le président américain souhaite véritablement parvenir à la paix ». En d’autres termes, le président Obama a fait pression sur les pays arabes afin qu’ils acceptent des pourparlers directs, ce qu’ils ont fait, même au prix d’une légère dispute avec les Palestiniens.
Le Premier ministre Netanyahu : Je suis prêt à entamer des pourparlers directs dans les tout prochains jours / Barak Ravid – Haaretz
Le Premier ministre Binyamin Netanyahu s’est félicité hier de la décision de la Ligue arabe qui a donne son feu vert à la reprise de pourparlers directs entre l’Autorité palestinienne et Israël. « Je suis prêt à entamer des pourparlers directs et francs avec Abou Mazen dans les tout prochains jours. Dans le cadre de pourparlers directs ont pourra parvenir au plus tôt à un accord de paix entre les deux peuples », a déclaré M. Netanyahu.
En Israël on estime cependant que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas, essaiera de retarder autant que possible sa décision concernant le passage à des pourparlers directs. Selon un haut responsable israélien, M. Abbas se rapprochera le plus possible de la fin du gel de la construction dans les colonies pour pouvoir faire pression sur le Premier ministre Netanyahu et obtenir de lui la prolongation du gel ou des mesures équivalentes.
M. Netanyahu et ses conseillers ont eux l’intention de poursuivre leurs contacts avec le gouvernement américain et les autres membres du Quartette à qui ils demanderont de faire pression sur Abou Mazen afin qu’il déclare adopter la décision de la Ligue arabe et accepter l’ouverture de pourparlers directs avec Israël.
De hauts responsables de Kadima : Netanyahu et son entourage sont à l’origine de la fuite concernant la rencontre entre Haïm Ramon et Saëb Erekat / Barak Ravid – Haaretz
Il y a trois jours, le Premier ministre Binyamin Netanyahu déclarait devant la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset que des responsables politiques à gauche tentent de torpiller les pourparlers directs. Hier, la radio publique, Kol Israël, diffusait une interview avec le témoin anonyme d’une conversation au cours de laquelle, a-t-il affirmé, Haïm Ramon, président du conseil national du parti Kadima, aurait tenté de convaincre le chef de l’équipe de négociation palestinienne, Saëb Erekat, de ne pas passer à des pourparlers directs avec Israël.
Selon cet interviewé anonyme, la conversation entre MM. Ramon et Erekat s’est déroulée le 8 juillet dernier à l’hôtel Americain Colony de Jérusalem, alors que lui était assis à la table voisine. Il a refusé de dire s’il a enregistré les propos.
Le témoin affirme que Saëb Erekat a demandé à Haïm Ramon au nom de qui il a demandé à le rencontrer, ce à quoi Ramon aurait répondu que le président Shimon Pérès était à l’origine de leur rencontre. Le palais présidentiel a fermement démenti ces propos, affirmant que le président Pérès a effectivement rencontré Haïm Ramon le 7 juillet mais que jamais il ne lui a demandé de rencontrer Saëb Erekat. « M. Pérès n’a pas besoin de médiateurs et il lui arrive de rencontrer M. Erekat en personne », a fait savoir la porte-parole de la présidence, Ayélet Frisch. Haïm Ramon a lui aussi démenti avoir été envoyé par le président Pérès : « Je rencontre Saëb Erekat au moins une fois par mois. Il ne m’a pas demandé qui m’a envoyé et le président Pérès n’a aucun lien avec cette rencontre », a-t-il déclaré.
Concernant la recommandation qu’il aurait faite de ne pas entamer de pourparlers directs, Haïm Ramon affirme qu’il s’agit là d’une interprétation de ses propos : « Mon analyse politique quant au gouvernement Netanyahu et à sa capacité de parvenir à un accord avec les Palestiniens est claire et nette : Je ne pense pas que Netanyahu veuille un accord de paix ».
Le plan Barak / Ben Caspit – Maariv
« Le gel de la construction dans les territoires ne continuera pas tel qu’il est aujourd’hui, a fortiori s’il n’y a pas de pourparlers directs. Dans un tel cas, les Palestiniens pourront affirmer qu’Israël est responsable de l’échec des pourparlers et attendre que les Américains fassent part l’année prochaine de leurs propositions, par l’intermédiaire du Conseil de sécurité ou par le président Obama », c’est ce qu’a indiqué le ministre de la Défense, Ehud Barak.
Ces propos ont été prononcés par M. Barak en début de semaine devant une cinquantaine de participants à un événement organisé par l’Initiative de Genève et le département des kibboutzim du parti travailliste. Pendant plus d’une heure, le ministre de la Défense y a décrit sa vision du futur accord avec les Palestiniens.
Une roquette Grad a explosé près d’un immeuble d’habitation à Ashkelon / Shmulik Hadad – YNET (site internet du Yediot Aharonot)
Après de longs mois de calme, et au lendemain d’un nouveau pas en direction de la reprise des pourparlers directs, le terrorisme des roquettes frappe de nouveau le cœur de la ville. Une roquette Grad tirée à partir de la bande de Gaza s’est abattue ce matin à Ashkelon, très près d’un immeuble d’habitation. Il n’y a eu, fort heureusement, pas de blessé. Huit personnes ont été prises de panique et ont dû être évacuées vers l’hôpital Barzilaï tout proche.
Les deux premiers étages de l’immeuble, qui ne sont pas occupés et dont destinées à des commerces, ont subi des dégâts. La plupart des vitres y ont été brisées. Plusieurs voitures ainsi que le trottoir ont subi des dommages.
La roquette a été tirée à partir des environs de Beit Hanun, dans le nord de la bande de Gaza. Le maire d’Ashkelon, Benny Ouaknine, s’est rendu là où s’est abattue la roquette et a déclaré : « C’est un incident très grave, un des plus graves depuis l’opération Plomb Durci. C’est sans aucun doute une escalade de la violence ».
INTERIEUR
Netanyahu sous contrôle / Tova Tzimuki et Yuval Karni – Yediot Aharonot
Le Contrôleur de l’Etat, Micha Lindenstrauss, a annoncé qu’il examinerait la responsabilité personnelle de ceux qui, en dehors des soldats, ont pris les décisions dans l’affaire de la flottille turque. Ainsi, le Premier ministre Netanyahu, le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, devraient bientôt être convoqués pour témoigner devant le Contrôleur.
« Nous avons compris que la commission Tirkel traiterait de domaines qui, à notre avis, ne sont pas suffisants et nous avons pensé qu’il fallait examiner aussi la responsabilité personnelle de ceux qui ont été impliqués dans cette affaire, pour voir s’il y a des conclusions à en tirer au niveau individuel et comment les rapports du Contrôleur de l’Etat sont appliqués dans ces domaines sensibles », déclare M. Lindenstrauss dans une interview qui sera diffusée demain sur la deuxième chaîne.
M. Lindenstrauss a d’ores et déjà fait savoir à la commission du contrôle de l’Etat de la Knesset qu’il souhaitait examiner « certains processus concernant la flottille ». Il a cependant indiqué qu’il n’aborderait pas les aspects juridiques de l’opération, dont traite la commission Tirkel, ni les aspects opérationnels militaires, dont a traité le général Eiland. Il abordera les événements de la flottille à partir des rapports de suivi de ces recommandations concernant les processus de prise de décisions au sein du gouvernement, le travail des services de renseignement et la communication gouvernementale.
Avant cela, c’est semble-t-il le 9 août que le Premier ministre Netanyahu deviendra le premier témoin interrogé par la commission Tirkel dans le cadre de l’enquête sur les événements de la flottille et la politique de blocus de la bande de Gaza./.