07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 08. Mai 2010

REVUE DE PRESSE. Vendredi 4 juin 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
Enquête des commandos marine : Trois combattants ont été pris au cours de l’assaut et séquestrés dans la cale du bateau
The Jerusalem Post
Le Hamas refuse de laisser entrer dans la bande de Gaza l’aide apportée par la flotille
Maariv (Le soir)

Le chef d’état-major à propos des commandos marine : « Ils se sont battus comme des lions »

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
Israël acceptera une enquête internationale

ISRAËL - PALESTINIENS

Netanyahu accuse les dirigeants du monde d’avoir lancé une offensive hypocrite contre Israël dans l’affaire de la flottille pour Gaza / Barak Ravid – Haaretz )

Le conseil des droits de l’homme de l’ONU a décidé hier de créer une commission d’enquête internationale chargée d’examiner les circonstances de l’assaut de la marine israélienne contre la flottille à destination de Gaza. Le gouvernement américain a fait part à Israël d’une proposition selon laquelle le Premier ministre Netanyahu annoncera la mise en place d’une commission israélienne indépendante, tout en acceptant qu’un observateur américain y participe. M. Netanyahu n’a pas encore donné sa réponse à cette proposition américaine, mais il semble qu’il y soit réticent, à cause notamment de l’opposition du ministre de la Défense, Ehud Barak. Dans ses propos d’hier, le Premier ministre s’en est pris à la communauté internationale qu’il a accusée d’hypocrisie.

Le vice-président américain, Joe Biden, s’est rangé hier aux côtés d’Israël en déclarant, dans une interview à la chaîne PBS, qu’Israël avait proposé à plusieurs reprises aux organisateurs de la flottille de décharger leur cargaison dans le port d’Ashdod pour qu’elle soit acheminée, après vérification, vers la bande de Gaza. « Israël a légitimement le droit de dire : Nous ne savons pas ce qu’il y a à bord de ce bateau à destination de gens qui tirent des milliers de roquettes sur notre population civile », a-t-il ajouté.

Le vice-premier ministre, Moshé Yaalon, a déclaré hier, lors d’un meeting, qu’il s’oppose à une commission d’enquête et que, selon lui, il faut se contenter de l’enquête militaire.

Ces deux derniers jours, les conseillers du Premier ministre, Yitzhak Molho et Uzi Arad, étaient à Washington. Mardi, ils étaient à la Maison Blanche en compagnie de l’ambassadeur d’Israël, Michael Oren, pour y rencontrer le conseiller pour la sécurité nationale, James Jones, le conseiller du président, Dennis Ross, et le responsable du Moyen-Orient au sein du conseil pour la sécurité nationale, Dan Shapiro. Un des principaux sujets de ces entretiens a été la nécessité d’une enquête israélienne.

La formule américaine, qu’a évoquée implicitement dès mardi le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, consiste en une commission d’enquête israélienne indépendante à laquelle se joindra un représentant américain qui aura, semble-t-il, le statut d’observateur. Le gouvernement américain estime en effet que la participation d’un représentant américain à l’enquête augmentera la crédibilité de ses conclusions auprès de la communauté internationale.

Selon des responsables israéliens, le Premier ministre Netanyahu ne se hâte pas d’accepter la proposition américaine. Le sujet n’a pas été évoqué dans le détail hier, lors de la réunion du cabinet restreint de sécurité, et au bureau du Premier ministre on affirme qu’il est encore trop tôt pour parler d’une commission d’enquête.

Plusieurs ministres, parmi lesquels des membres du « Forum des sept » et du cabinet restreint de sécurité, ont cependant affirmé hier, lors de conversations privées, qu’il est nécessaire de mettre en place une commission d’enquête le plus rapidement possible. « Si nous ne le faisons pas de notre propre initiative, le monde nous l’imposera », a déclaré un des ces ministres.

Pendant qu’en Israël, la décision concernant une commission d’enquête est en suspens, la communauté internationale, va vite : le conseil des droits de l’homme de l’ONU a décidé hier d’envoyer dans la région une commission d’enquête internationale afin d’examiner les événements. Trente-deux pays ont voté en faveur de cette commission, neuf se sont abstenus et trois – les Etats-Unis, les Pays-Bas et l’Italie- s’y sont opposés. Il s’agit là d’une décision semblable à celle prise par le conseil après l’opération Plomb Durci, lorsqu’il avait créé la commission Goldstone.

Dans la résolution déposée par les pays arabes, le conseil condamne très fermement Israël qui, affirme-t-il, a violé la loi internationale en interceptant les embarcations en pleine mer. La résolution appelle également Israël à lever le blocus de la bande de Gaza et à fournir immédiatement nourriture, carburant et médicaments aux habitants.

Au terme de la réunion du cabinet d’hier, le Premier ministre Netanyahu a fait une déclaration, en hébreu et en anglais, dans laquelle il n’a pas évoqué la possibilité d’une enquête. Au lieu de ça, le Premier ministre s’en est pris à la communauté internationale, qu’il a accusé d’hypocrisie à l’égard d’Israël, et a mis en garde contre la transformation de Gaza en base de missiles iranienne.

Pour M. Netanyahu, Israël a le devoir d’empêcher l’introduction dans la bande de Gaza d’armes qui le menacent et c’est pourquoi, la politique de blocus maritime doit se poursuivre.

La vengeance des députés / Arik Bender – Maariv

La séance d’hier à la Knesset, qui était consacrée à la flottille et à ces conséquences, ressemblait à une prolongation de la bataille qui s’est déroulée sur le pont du Marmara. Pendant presque toute la durée des débats, les députés s’en sont pris à Hanin Zuabi, la députée du parti Balad qui se trouvait à bord du navire intercepté par Tsahal. Au plus fort de l’affrontement, des députés juifs de tous partis ont voulu l’empêcher, physiquement, de prendre la parole. Anastasia Michaéli, du parti Israël Béteinou, s’est même ruée vers la tribune où se trouvait Hanin Zuabi pout tenter de lui arracher le microphone des mains, tout en criant : « Tu es une terroriste, tu ne t’exprimeras pas ici ».

Pas moins de quatorze députés ont été expulsés de la salle au cours d’une des séances les plus agitées qu’ait jamais connues le parlement israélien.

« Nous aurons les mains levées » / Itamar Eichner et agences de presse – Yediot Aharonot

Alors qu’Israël essaie de se remettre des événements violents à bord du Marmara, un nouveau bateau est déjà en route vers Gaza pour briser le blocus. Cette fois-ci, proclament les organisateurs, les choses se passeront autrement.

« Si nous sommes arraisonnés, je suggère à l’équipage du bateau et à ses passagers de rester assis calmement et de lever les mains, pour que les soldats ne puissent pas dire que nous les avons attaqués », a indiqué hier Derek Graham, un des principaux militants à bord du Rachel-Corrie. « Nous sommes engagés dans une mission de paix », a-t-il ajouté.

Parti de Malte lundi, le Rachel-Corrie se trouve à présent à quelques centaines de kilomètres à l’ouest de Gaza, au large de la Lybie, et il devrait gagner les eaux au large de Gaza vendredi ou samedi. Israël est depuis quelques jours en contact avec les autorités irlandaises dans le but de convaincre le Rachel-Corrie d’aller à Ashdod plutôt qu’à Gaza.

Ce bateau porte le nom de l’activiste américaine Rachel Corrie, tuée par un bulldozer de Tsahal alors qu’elle manifestait à Gaza en 2003. A son bord se trouvent quinze militants, pour des Irlandais la plupart, dont Mairead Corrigan, prix Nobel de la paix et célèbre militante pro-palestinienne d’Irlande du Nord, et Denis Halliday, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU.

Le gouvernement irlandais a indiqué qu’il suivait l’affaire de près et attendait d’Israël qu’il laisse passer le bateau. « Nous avons dit à Israël que nous attendions de lui qu’il fasse preuve de retenue, que nous ne souhaitons pas que le bateau soit intercepté dans les eaux internationales ; nous n’aimerions pas voir les événements de cette semaine se reproduire », a déclaré le ministre irlandais des Affaires étrangères./.

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