07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 06. Juillet 2010

REVUE DE PRESSE. Vendredi 9 juillet 2010

Les Titres
Haaretz (Le pays)
Obama : Il est possible de parvenir à la paix entre Israël et les Palestiniens au cours de mon premier mandat
The Jerusalem Post
Le Premier ministre : En ce qui me concerne, nous pouvons parvenir à un accord de paix d’ici la fin 2011
Maariv (Le soir)

Obama : Vous n’avez rien à craindre

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
Aviva Shalit : « Monsieur le Premier ministre, ça suffit »

DIPLOMATIE

Le président Obama : Il n’y aura pas de meilleure occasion pour la paix / Yehonathan Lis – Haaretz

Le président américain, Barack Obama, a accordé hier une interview au journal télévisé de la deuxième chaîne israélienne pour tenter de dissiper la tension qui s’est créée ces derniers mois dans ses relations avec les dirigeants israéliens, pour restaurer la confiance des Israéliens dans la solidité des liens entre les deux pays et pour les convaincre de la nécessité de faire avancer le processus de paix. Au cours de cette interview, M. Obama a complimenté le Premier ministre Netanyahu, estimant que celui-ci est capable de parvenir à un accord avec l’Autorité palestinienne. Il a démenti avoir fait preuve d’hostilité vis-à-vis de Netanyahu lors de leurs précédentes rencontres et a qualifié leur dernier entrevue, avant-hier, d’excellente.

Au cours de cet entretien avec la journaliste Yonith Lévy, diffusé hier, le président Obama a estimé qu’Israël et l’Autorité palestinienne parviendront à un accord de paix avant la fin de son premier mandat. « Je le pense, j’ai eu une entrevue excellente avec le Premier ministre Netanyahu. Je crois que c’est un homme qui comprend que nous sommes face à une occasion qui ne durera pas », a-t-il affirmé.

« Du côté palestinien, je pense que des modérés comme Abou Mazen et Salam Fayyad sont prêts à faire des concessions et à mener des négociations qui peuvent mener à la paix. Mais leur période au pouvoir risque d’être limitée s’ils n’obtiennent pas de résultat en faveur de leur peuple. Il y a une lutte entre les extrémistes et les modérés et il y a le défi démographique auquel Israël devra faire face s’il veut rester un Etat juif et démocratique. Quand on voit ces pressions, on se dit : Nous n’aurons pas de meilleure occasion que celle que nous avons aujourd’hui », a déclaré Obama.

Interrogé à propos de ceux qui critiquent son attitude envers Israël, le président a répliqué : « C’est quelque chose qui s’est manifesté avant même mon élection à la présidence. Ce qui est ironique c’est que mon chef de cabinet à la Maison Blanche s’appelle Rahm Israel Emanuel et que mon principal conseiller politique vient d’une famille de rescapés de la Shoah ».

Le président Obama a établi un lien entre le mouvement de libération des Noirs aux Etats-Unis et les actions entreprises par les Juifs pour créer l’Etat d’Israël, un lien qui, a-t-il affirmé, est le garant de sa reconnaissance, de sa sympathie et de son identification avec l’expérience vécue par les Juifs. « Il est possible que cette suspicion vienne en partie du fait que mon deuxième prénom est Hussein. L’autre raison est que je me suis adressé à la communauté musulmane et que parfois, surtout au Proche-Orient, on a le sentiment que l’ami d’un ennemi est forcément un ennemi. En réalité, si je me suis adressé à la communauté musulmane c’est pour amoindrir l’opposition et les dangers de la part d’un monde musulman hostile à Israël et à l’Occident ».

A la question : « Le Premier ministre israélien est-il capable d’instaurer la paix ? » le président Obama a répondu que non seulement Binyamin Netanyahu est un homme politique intelligent et expérimenté mais que « le fait qu’il ne soit pas considéré comme une ‘colombe’ peut être un avantage car tout accord de paix réussi devra associer les ‘faucons’ et les ‘colombes’ des deux camps. Et de la même manière que le président Nixon a pu se rendre en Chine, grâce à son passé anticommuniste bien connu, je pense que le Premier ministre Netanyahu se trouve dans une position très favorable pour parvenir à cet objectif ».

« Lors de nos entretiens, j’ai eu l’impression que le Premier ministre Netanyahu ne souhaite pas uniquement rester à son poste mais veut être un homme d’Etat et placer son pays sur une voie plus sûre. Les Israéliens devront surmonter cette suspicion légitime et ces peurs plus que légitimes pour créer un changement qui, je le pense, garantira la sécurité d’Israël pour encore soixante ans ».

Netanyahu, à propos de la prolongation du gel : « Nous avons déjà assez fait » / Orly Azoulay et Smadar Péri – Yediot Aharonot

Quelques heures avant son retour en Israël, le Premier ministre Netanyahu s’est exprimé hier devant le Council on Foreign Relations à New York et a adressé un message d’apaisement à ses partenaires de la coalition, affirmant qu’il n’a aucunement l’intention de prolonger le gel de la construction dans les colonies au-delà de septembre.

Mardi, le Premier ministre et le président Obama ont convenu que si des pourparlers directs sont lancés avant septembre ou s’il y a un accord concret sur l’ouverture de tels pourparlers, Israël n’annoncera pas la reprise de la construction pour ne pas provoquer de crise. Toutefois, lorsqu’on a demandé hier au Premier ministre s’il compte prolonger le gel au-delà de septembre, il a laissé entendre que ce n’était pas son intention. « Je crois que nous avons assez fait », a-t-il déclaré avant d’appeler les Palestiniens à entamer des pourparlers directs : « Nous devons cesser de tergiverser et commencer maintenant, dans une, deux semaines ».

A la question : « Les pourparlers peuvent-ils mener à un accord dès 2011 ? », Netanyahu a répondu : « En ce qui me concerne, la réponse est oui, et j’espère qu’Abou Mazen prendra une décision semblable. Je suis prêt à prendre des mesures difficiles pour parvenir à un accord de paix. Si j’ai repris les rênes du pays c’est pour faire quelque chose en tant que Premier ministre et je suis prêt à faires des concessions importantes. Mettez-moi à l’épreuve ». Avant son discours, le Premier ministre a rencontré l’ancien président Bill Clinton à qui il a demandé de contribuer à la libération de Guilad Shalit.

INTERIEUR

Netanyahu rencontrera aujourd’hui la famille Shalit / Eli Lévy, Yossi Eli et Maya Bengal – Maariv

« Ça suffit, quatre ans d’enfer c’est trop ». C’est avec ce cri lancé par Aviva Shalit devant des dizaines de milliers de participants à la marche et de manifestants que s’est achevé le voyage de douze jours et de 210 kilomètres de Mitzpé Hila à Jérusalem et que s’est ouverte la nouvelle étape dans la lutte de la famille Shalit : le séjour dans la tente érigée face à la résidence du Premier ministre. Dès aujourd’hui, à son retour des Etats-Unis, le Premier ministre Netanyahu a l’intention de se rendre sur place et de rencontrer les membres de la famille Shalit.

Cette rencontre se déroulera après qu’hier, lors du rassemblement marquant la fin de la marche, Aviva Shalit a décidé de s’adresser directement au Premier ministre : « Je m’adresse à vous et vous lance un appel très clair : N’abandonnez pas mon fils. Œuvrez avec courage à sa libération. Après quatre ans, il n’y plus d’excuse. N’ignorez pas notre appel et ne nous méprisez pas ».

Trois heures plus tôt, des milliers de personnes se sont jointes à Aviva, Noam et Yoël Shalit pour marcher les derniers kilomètres menant à Jérusalem. Au cours du trajet vers Jérusalem s’est joint au défilé le ministre de l’Intérieur, Eli Yishaï, qui a dit aux manifestants : « Je suis prêt à me rendre n’importe où dans le monde et à parler à n’importe qui, y compris aux membres du Hamas, pour abréger la détention de Guilad. Le fait que Guilad Shalit ne soit pas encore retourné à sa famille, montre que nous n’avons pas fait assez »./.

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