LES FILMS DU CYCLE
1974, UNE PARTIE DE CAMPAGNE
2002, 90 min, 35mm couleur
1974, Valery Giscard d’Estaing, alors ministre de l’économie et des finances, se lance dans une campagne « à l’Américaine ». Raymond Depardon suit le fringant candidat à la présidentielle. Il est partout : dans sa DS, dans son hélicoptère, dans les réunions avec son équipe de campagne, dans ses meetings, dans son bureau quand Giscard attend seul les résultats du second tour. Raymond Depardon capte des instants rares et historiques de la classe politique Française.
REPORTERS
1981, 90 min, 35 mm couleur.
Raymond Depardon tourne au sein de l‘agence photographique Gamma dont il est l’un des fondateurs. Il filme le monde d’où il vient : celui des photographes de presse, des paparazzi, avec son côté laborieux, ingrat, cynique, avec ses codes, ses règles, son humour et ses audaces. De longues heures de planque pour voler une photo à Caroline de Monaco ou Richard Gere, une visite de Chirac aux petits commerçants, une soirée Cartier place Vendôme, la conférence de presse de Coluche… A travers la vie de ces photographes mus par des passions différentes mais tous tendus vers la même quête de l’image la plus symbolique d’un instant,Raymond Depardon capte aussi une vie politique et mondaine saisissante.
LES ANNEES DECLIC
1984, 65 min, 35mm n&b
Il a tout fait, traqué les vedettes comme les paparazzis, traversé le Tchad pour interviewer Mme Claustre, filmé la campagne de Giscard d’Estaing, la naissance du journal Le Matin de Paris, Raymond Depardon est depuis longtemps un des plus grands reporters photographes.
L’œil fixé sur ses souvenirs, c’est-à-dire sur ses photos, il nous raconte vingt ans de sa vie.
PROFILS PAYSANS : L’APPROCHE
2000, 90 min, 35mm couleur
Raymond Depardon entreprend un long voyage cinématographique sur dix ans pour suivre l’évolution de la vie agricole en moyenne montagne. Dans ce premier chapitre, nous ouvrons les portes de plusieurs exploitations familiales composées de jeunes agriculteurs de retraités célibataires et de couples modestes. Raymond Depardon nous parle de son approche de ces petites fermes situées dans les régions de Lozère, Haute-Saône, Ardèche et Haute-Loire. Un cinéma envisagé avant tout comme un art du temps, de la patience et de l’enregistrement des traces laissées par les humains.
PROFILS PAYSANS : LE QUOTIDIEN
2004, 90 min , 35mm couleur
Dans Le quotidien, deuxième chapitre de la trilogie profils paysans, nous retrouvons quatre ans plus tard les mêmes agriculteurs de moyenne montagne, les fermes se transformant en résidences secondaires, de rares jeunes reprenant des exploitations avec des cultures nouvelles.
Ici encore, Raymond Depardon saisie la vie et filme sans le moindre effet des personnages pudiques : Marcel le taiseux, Paul le solitaire, la digne Marcelle ou Alain le jeune homme à marier. Si le filme touche autant, c’est précisément parce qu’il saisit le temps qui s’enfuit et offre au regard l’image de ce qu’on ignore tout en croyant le connaître.
QUOI DE NEUF AU GARET ?
2005, 10 min, 35mm couleur
Paysan, son père l’était. Son frère aussi. Raymond Depardon vient de là ; de la ferme du Garet aujourd’hui mise en vente. En dix minutes, le cinéaste reporter rend hommage à cette maison, ces granges, ces étables qui l’ont vu grandir, ainsi qu’à ses parents.
Quelques plans fixes des bâtiments et une interview de Jean son frère agriculteur à la retraite. Pas très à l’aise, l’un comme l’autre. Tout le charme est là !
DELITS FLAGRANTS
1994, 95 min, 35mm couleur
Raymond Depardon filme l’itinéraire procédural de personnes arrêtées en flagrants délits, depuis leur arrivée au dépôt de la Préfecture de police jusqu’à l’entretien avec le substitut du procureur, ou l’avocat commis d’office. Devant la caméra, dans une série de séquences montrant un face à face, se dévoilent les situations, d’ordinaire en huit clos, de la petite délinquance. Après cet entretien, la personne déférée sera soit libérée avec une convocation pour une audience ultérieure soit fera l’objet d’une procédure de comparution immédiate.
10e CHAMBRE, INSTANTS D’AUDIENCES
2005, 95 min, 35mm couleur
Dix ans après Délits flagrants, Raymond Depardon interroge à nouveau le fonctionnement de la machine judiciaire. Pendant 3 mois, de mai à juillet 2003, il a l’autorisation exceptionnelle de filmer les audiences de la 10ème chambre du Tribunal Correctionnel de Paris. De la simple convocation pour conduite en état d’ivresse aux déférés de la nuit, nous plongeons dans le quotidien d’un tribunal : douze affaires, douze histoires d’hommes et de femmes qui se sont un jour retrouvé face à la justice. En les filmant avec une extrême pudeur, Raymond Depardon réussit un chef d’œuvre d’observation plein d’humanité.
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