07. PUBLICATIONS
REVUE DE PRESSE 02. 2010 06. Juillet 2010

Revue de presse. Vendredi 2 juillet

Les Titres
Haaretz (Le pays)
NETANYAHU TRACE UNE LIGNE ROUGE : « IL Y A UN PRIX QUE NOUS NE PAYERONS PAS EN ECHANGE DE GUILAD »
The Jerusalem Post
ISRAËL SE PREPAPRE A UN EVENTUEL TRANSFERT DES POINTS DE PASSAGE DE GAZA SOUS CONTROLE DE L’AUTORITE PALESTINIENNE
Maariv (Le soir)

LA LIGNE ROUGE DE NETANYAHU

Yediot aharonot (Les dernières nouvelles)
LA FAMILLE SHALIT : « NE LE TUEZ PAS » NETANYHAU : « PAS A TOUT PRIX »

ISRAELIENS - PALESTINIENS

« Netanyahu donne ses lignes rouges : « Il y a un prix que nous ne payerons pas en échange de Guilad » / Fadi Adayat, Barak Ravid & Jacky Houri – Haaretz

Le Premier ministre Binyamin Netanyahu a prononcé hier un discours spécial sur l’état des contacts en vue de la libération du soldat kidnappé Gulad Shalit et, pour la première fois, a présenté en détail ses positions à l’égard d’un éventuel marché. Alors que les membres de la famille Shalit poursuivaient leur marche pour la libération de Guilad pour le 5ème jour consécutif, le Premier ministre a tenu à souligner qu’en ce qui le concerne, le marché ne serait pas réalisé « à tout prix ». Le grand-père de Guilad, Tzvi Shalit, a réagi en disant que les propos du Premier ministre constituaient « une peine de mort » pour son petit-fils.

« En somme, la proposition du médiateur allemand, que nous avons acceptée, prévoit la libération de 1 000 terroristes », a déclaré M. Netanyahu. « C’est un prix que je suis prêt à payer pour permettre le retour chez lui de Guilad. J’ai donné mon accord à ce marché, et il est réalisable dans l’immédiat. Toutefois, il y a des prix que je ne suis pas prêt à payer et qui ne sont pas compris dans la proposition dont il est question. A ce stade, nous n’avons pas reçu de réponse de la part du Hamas à la proposition du médiateur, et ces dernirs jours, certains de ses porte-paroles ont même durci leurs revendications ».

A l’issue de son intervention, le Premier ministre a ajouté qu’ « en commettant un acte hâtif, une erreur d’appréciation, nous risquons de répéter les erreurs du passé et nous exposer à un très grand danger ».

Il a donné comme exemple les 1150 terroristes libérés dans le cadre du marché Jibril, en 1985. Selon lui, « presque la moitié ont repris leurs activités terroristes et ont tué depuis plusieurs dizaines d’Israéliens ». Le Hamas a rejeté du tout au tout les propos de Netanyahu, affirmant que la principale question dans le cadre des négociations sur Shalit n’est pas le nombre de prisonniers mais leur qualité.

Les membres de la famille Shalit ont exprimé leurs « regrets pour le fait qu’au terme de quatre ans pendant lesquels Guilad a croupi dans une cellule sombre du Hamas, tout ce que le Premier ministre d’Israël parvient à faire c’est de recycler la conférence de presse de son prédécesseur, Ehud Olmert, datant de mars 2009 ».

REGIONAL

La Syrie perfectionne son dispositif de défense aérienne : Elle aurait reçu d’Iran un système de radar moderne / Amos Harel – Haaretz

Selon le Wall Street Journal, l’Iran aurait transféré à la Syrie, il y plus d’un an, un système de radar moderne qui devrait renforcer le dispositif syrien de défense aérienne, servir d’appui aux activités du Hezbollah dans le sud-Liban mais aussi, pourrait torpiller un éventuel raid israélien en Iran. Le journal américain se base sur des sources israéliennes et américaines. L’Iran et la Syrie ont démenti cette information.

Le journal rapporte que ce radar aurait été transféré à la mi-2009 en violation des sanctions prises en 2007 contre l’Iran par le conseil de sécurité et qui lui interdisaient la vente ou le transfert d’armement. Le journal cite une réaction du porte-parolat de Tsahal selon laquelle « l’Iran contribue au développement des renseignements syriens et à leurs capacités en matière de détection aérienne. Des représentants iraniens séjournent en Syrie et le transfert du radar n’est qu’un des aspects de la coopération entre les deux pays ». Le porte-parole de l’ambassade syrienne à Washington a qualifié cette allégation d’« exercice classique de la propagande israélienne », soutenant qu’en le faisant Israël cherche à détourner l’attention de l’opinion de « ses crimes à Gaza et dans les territoires occupés ».

INTERIEUR

Négociations de réconciliation / Eli Berdenstein & Maya Bengal – Maariv

La rencontre confidentielle tenue avant-hier à Bruxelles entre le ministre l’Industrie et du Commerce Binyamin Ben Eliezer et le ministre turc des Affaires étrangères a créé une véritable crise de confiance entre le Premier ministre Binyamin Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

Ce matin, une rencontre de réconciliation entre les deux hommes aura lieu, au cours de laquelle Lieberman devrait demander à Netanyhau des explications sur sa décision de ne pas l’avoir tenu au courant de la rencontre à Bruxelles, ce qu’il considère comme une grave atteinte à la confiance entre les deux hommes.

Par ailleurs, on a appris que la rencontre entre Ben Eliezer et le ministre turc a pu avoir lieu grâce à une implication américaine et par le biais d’un homme d’affaires israélien proche à la fois des autorités turques et de Ben Eliezer. Ce sont les Américains qui auraient exercé des pressions sur la Turquie pour qu’elle approuve une rencontre avec un officiel israélien.

Des responsables du ministère israélien des Affaires étrangères ont exprimé leur étonnement face à la conduite de Netanyahu. Selon eux, « si le Premier ministre en avait informé Lieberman celui-ci n’aurait jamais torpillé cette rencontre, même s’il ne l’approuvait pas ».

On estime que suite à cet incident, Liberman parviendra à de nouvelles ententes avec Netanyahu concernant son implication dans le processus diplomatique, et exigera de jouer un rôle dans le cadre une troïka israélienne pour la prise de décisions (Netanyahu, Barak, Liberman).

Ce matin, le Premier ministre devrait assurer à Lieberman qu’il s’agit d’une erreur qui ne se reproduira plus. Pour l’heure, Lieberman a déclaré n’avoir pas l’intention de provoquer une crise de coalition et de quitter le gouvernement./.

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