
| Haaretz (Le pays) 6 SOLDATS PORTES DISPARUS DANS LE CRASH D’UN HELICOPTERE EN ROUMANIE | The Jerusalem Post | |||
| Maariv (Le soir)
| Yediot aharonot
(Les dernières nouvelles) |
ISRAEL - PALESTINIENS
Ni loi ni ordre / Roni Shaked – Yediot Aharonot
Les émeutes violentes déclenchées hier par des colons de Yitzhar, en réaction à l’évacuation d’une colonie sauvage dans la région, ont prouvé une nouvelle fois qu’en Samarie règne une autre loi et que celle-ci crée une réalité explosive.
Hier matin, des forces de la police et de Tsahal se sont rendues sur le site de la colonie sauvage de Guivat Ronen, près de Yitzhar et de Har Berakha, où elles ont démoli un préfabriqué érigé sans permission et en violation de l’ordonnance sur le gel de la construction.
Parallèlement, la police a interpellé, à la demande du parquet, le rabbin Yitzhak Shapira de la colonie de Yitzhar, suite à la publication d’un livre dans lequel il affirme qu’il est permis de tuer des non-juifs.
Ces deux événements ont provoqué la colère des colons qui ont cherché à se venger, tout d’abord, en crevant les pneus de deux véhicules de l’armée. Ils se sont ensuite dirigés vers les terres du village de Hawareh et ont tenté de mettre le feu à un champ.
Les manifestants se sont ensuite dirigés vers le village de Burin, une trentaine de colons au visage masqué s’avançant vers l’intérieur du village en jetant des pierres. Les Palestiniens sont alors sortis de leurs maisons et la situation a dégénéré en un affrontement violent. Trois colons ont été blessés, dont un grièvement à la tête, par des jets de pierre. Deux Palestiniens ont été blessés.
Tandis que les forces de l’ordre tentaient de disperser les manifestants, les colons ont mis le feu à des champs et des oliveraies. Les autorités ont alors autorisé la venue de camions de pompiers palestiniens pour combattre le feu. Cette coopération entre pompiers israéliens et palestiniens est le seul événement positif de cette triste journée.
Par crainte de voir cet affrontement s’étendre à d’autres régions de Cisjordanie, le commandant de l’Administration civile de Cisjordanie, le général Yoav Mordekhaï, a téléphoné à des dirigeants Palestiniens et à des responsables des colonies, leur demandant de calmer les esprits.
Les Etats-Unis à Mahmud Abbas : Passez à des pourparlers directs si vous voulez qu’Obama contribue à la création d’un Etat / Avi Issacharof – Haaretz
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmud Abbas (Abou Mazen), doit passer à des pourparlers directs avec Israël s’il souhaite que le président américain, Barack Obama, l’aide à avancer vers la création d’un Etat palestinien. C’est ce qui ressort d’un document palestinien interne que publie l’agence de presse AP. Selon ce document, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, a adressé récemment un message en ce sens à Abou Mazen.
Saëb Erekat, qui dirige l’équipe palestinienne de négociation, a confirmé à l’agence de presse qu’un tel message a effectivement été adressé. Il a ajouté que les Etats-Unis ont menacé de ne plus faire pression sur Israël concernant le gel de la construction dans les colonies, si les Palestiniens refusent des pourparlers directs.
Malgré cela, le comité de suivi de l’initiative de paix de la Ligue arabe, qui se réunira jeudi, devrait prendre une décision selon laquelle l’Autorité palestinienne doit s’abstenir de négocier directement avec Israël.
En Israël on a souvent essayé de comprendre pourquoi Abou Mazen rejette les offres de pourparlers directs. Il semble que la raison à cela soit simple : Il ne croit pas au Premier ministre Binyamin Netanyahu. Mahmud Abbas comprend que si les Palestiniens acceptent de reprendre les pourparlers directs sans que la construction dans les colonies soit totalement stoppée et sans que les pourparlers reprennent là où ils ont été interrompus sous le gouvernement Olmert, ce sera une victoire importante pour Netanyahu, ce qui renforcera sa stature dans le monde et surtout en Israël.
Une autre raison, toute aussi importante, au refus palestinien de pourparlers directs est les critiques dont font l’objet le Fatah et Abou Mazen de la part de rivaux politiques palestiniens. Toute concession palestinienne concernant les colonies déclenchera un déluge de protestations de la part des diverses organisations palestiniennes, voire même de certains membres du Fatah.
Netanyahu : « Des responsables israéliens portent atteinte aux négociations avec les Palestiniens » / Tzvika Brott – Yediot Aharonot
Le Premier ministre Netanyahu est déterminé à entamer des pourparlers directs avec les Palestiniens et hier, il a pointé du doigt ceux qui, selon lui, retardent l’ouverture de ces pourparlers. Sauf qu’on ne sait pas exactement qui il visait.
« Des responsables israéliens essaient de torpiller les négociations entre Israël et les Palestiniens. Et je ne parle pas de mes collègues des partis de droite qui sont membres de la coalition », a-t-il déclaré devant la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset. Le Premier ministre a refusé ensuite de répondre aux députés qui voulaient savoir de qui, précisément, il parlait, mais il a promis que s’il est invité à s’exprimer devant la sous-commission des affaires étrangères et de la défense, où les débats sont généralement tenus secrets, « ce sera très intéressant ». Des membres de la commission ont estimé que le Premier ministre visait de hauts responsables du parti Kadima.
M. Netanyahu a évoqué hier le gel de la construction dans les territoires : « Nous avons voulu permettre aux Palestiniens d’entamer des pourparlers directs. Ils ne l’ont pas fait et ils veulent maintenant que nous prolongions le gel. C’est inacceptable. Nous pouvons entamer des pourparlers dès la semaine prochaine, mais les Palestiniens, tergiversent et cherchent des échappatoires ».
DIPLOMATIE
Pour la première fois : des sanctions sévères contre l’industrie pétrolière iranienne / Yossi Melman – Haaretz
Pour la première fois depuis que la communauté internationale impose des sanctions économiques à l’Iran, ces sanctions concernent les industries pétrolière et gazière, qui sont considérées comme la principale source de revenus de l’économie iranienne. Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont pris hier une mesure importante en élargissant les sanctions au-delà de ce que prévoit le Conseil de sécurité, accentuant ainsi la pression dont fait l’objet l’Iran à cause de son programme nucléaire.
L’Iran a réagi immédiatement à l’adoption de ces nouvelles sanctions européennes en réaffirmant qu’il est prêt à discuter d’un accord sur un échange d’uranium. « L’Iran est prêt à reprendre sans condition les négociations sur un accord d’échange d’uranium », a déclaré hier le représentant iranien auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Ali Ashgar Soltanieh.
La décision prise hier par les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne interdit à tous les membres de l’UE d’exporter vers l’Iran des équipements clés ou des technologies destinées au raffinage de pétrole ou à l’exploration de gisements de gaz naturel. Cette décision prévoit que les navires qui tenteront de contourner ces sanctions et de livrer ce type de matériel à l’Iran seront interceptés et perquisitionnés.
Les ministres de l’UE ont décidé aussi d’interdire aux entreprises européennes et aux gouvernements d’investir dans des secteurs clés de l’économie iranienne. Des restrictions ont également été imposées sur la vente à l’Iran de toute marchandise ou équipement qui auraient une application dans le domaine militaire.
En outre, toute banque européenne qui effectuera un virement de plus de dix mille euros à destination ou à partir de l’Iran devra en informer les banques centrales des Etats de l’UE. Tout virement supérieur à quarante mille euros nécessitera une autorisation préalable. Un autre article de cette décision sans précédent de l’Union européenne interdit tout contact, économique ou autre, avec quarante personnalités iraniennes et cinquante entreprises.
Cette décision européenne a été adoptée au terme de débats et de désaccords entre la France et la Grande-Bretagne, qui réclament des décisions très fermes, et l’Allemagne, qui estime elle que les sanctions ne doivent pas aller trop loin. Même si le volume des échanges commerciaux entre l’Allemagne et l’Iran atteint plusieurs milliards d’euros, ce n’est là qu’un élément marginal dans la balance commerciale allemande.
En imposant des sanctions extrêmement sévères contre l’Iran, l’UE s’est jointe hier aux Etats-Unis. Cette décision aura des conséquences néfastes pour une économie iranienne qui a désespéramment besoin de matériel, de technologie et de nombreux investissements pour développer son industrie gazière et pétrolière, le matériel et la technologie dont dispose l’Iran étant obsolètes. L’Iran doit, par exemple, importer plus de la moitié de ses produits raffinés alors qu’il est un des plus importants exportateurs de pétrole au monde, et ce à cause du manque de raffineries. De même, l’Iran perd presque 15 % de sa production de pétrole brut à cause de fuites dans ses conduits de pétrole abîmés.
Il semble cependant que l’Iran parviendra à surmonter partiellement ces nouvelles sanctions auxquelles ne se joignent ni la Russie ni la Chine. Des entreprises russes risquent de s’engouffrer rapidement dans le vide qui va se créer en vendant des équipements, en offrant des crédits, en développant les gisements de gaz et en bâtissant des raffineries en Iran.
Surprise : La Turquie agit pour stopper les flottilles à destination de Gaza / Itamar Eichner – Yediot Aharonot
A Jérusalem on a été surpris hier d’apprendre que le pays qui, en coulisses, tente de convaincre les Libanais de renoncer à lancer une nouvelle flottille en direction de Gaza n’est autre que la Turquie.
En Israël on estime que c’est le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, qui était la semaine dernière à Damas et à Beyrouth, s’est adressé aux Libanais pour tenter de stopper la flottille qu’ils menacent de lancer depuis plusieurs semaines. Les Turcs, estime-t-on également, auraient compris que le conflit avec Israël leur a nuit en termes d’images et a compliqué les relations d’Ankara avec les Européens et les Américains.
Ces derniers temps on a pu entendre beaucoup moins de déclarations publiques contre Israël de la part des Turcs. Des responsables israéliens affirment que, même s’il n’y a pas d’accord officiel entre les deux pays, on constate un changement d’attitude de la part d’Ankara.
Parallèlement, certaines des décisions prises en Israël peuvent, elles aussi, être vues comme des gestes de bonne volonté réciproques. C’est ainsi que l’on considère en Turquie la décision israélienne de restituer le Marmara ainsi que les autres bateaux de la flottille qui avaient été confisqués par Israël, une demande turque qui, jusqu’à il y a quelques jours, se heurtait à un refus catégorique d’Israël. Des responsables israéliens ajoutent que l’annulation de l’avertissement adressé aux Israéliens voyageant en Turquie est, là aussi, vu à Ankara comme un geste de bonne volonté de la part d’Israël./.