L’Ambassadeur de France en Israël, M. Christophe Bigot, s’est rendu à Sdérot le mercredi 16 septembre 2009. Il s’agit de sa première visite dans cette ville depuis sa prise de fonctions au début du mois.
A cette occasion, l’Ambassadeur a rencontré des représentants de la communauté française de Sdérot et s’est entretenu avec le maire, M. David Bouskilla.
Lors de sa rencontre avec les représentants de la communauté française, Christophe Bigot a confié son émotion d’être de retour à Sdérot, où il s’était déjà rendu à plusieurs reprises lorsqu’il était premier conseiller de l’Ambassade.
L’Ambassadeur a rappelé que lors de ses derniers déplacements à Sdérot, la ville et ses environs étaient les cibles quasi-quotidiennes des tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza et les victimes d’une agression terroriste inacceptable que la France et le Conseil de sécurité avaient vigoureusement condamnée.
« Aujourd’hui, malgré le calme relatif qui règne dans la région – 200 roquettes ont tout de même été tirées depuis le 8 janvier 2009 – j’ai voulu dire à la communauté française de Sdérot que la France ne l’avait pas oubliée, que nous restions présents, à l’écoute de ses problèmes », a-t-il souligné.
A quelques jours de la nouvelle année juive, l’Ambassadeur a formé le vœu que cette année soit celle de la libération de Guilad Shalit, réaffirmant l‘engagement de la France en faveur du soldat franco-israélien. Christophe Bigot a précisé qu’il était en contact étroit avec la famille du soldat, ainsi qu’avec le négociateur israélien, Hagaï Hadas, qu’il a rencontré cette semaine.
Il a également évoqué la reprise des négociations avec les Palestiniens, à la veille de l’Assemblée générale des Nations Unies, en indiquant que la France était persuadée de la nécessité de l’établissement d’un Etat palestinien dans l’intérêt même d’Israël, mais qu’elle connaissait aussi les risques et les sacrifices qu’Israéliens et Palestiniens devaient consentir pour arriver à cette paix. « Les obstacles sont de taille mais il n’y a pas d’alternative. La France a toujours joué au sein de la communauté internationale tout son rôle pour permettre que les négociations aboutissent, et offrir les garanties dont les parties ont besoin », a-t-il conclu./.