Syrie - Attaques indiscriminées contre des civils syriens - Remarques à la presse du représentant permanent de la France auprès des Nations unies (New York, 26/06/2015)


Les attaques indiscriminées dont je faisais état sont hélas le fait de toutes les parties au conflit, mais l’utilisation massive de barils d’explosifs par le régime est responsable d’une grande partie des victimes civiles. Cette méthode de guerre primitive est par nature indiscriminée et inhumaine.

Mesdames, Messieurs

Je dirai quelques mots, si vous en êtes d’accord, en français, Francophonie oblige, et en anglais.

D’abord en français pour nos amis francophones. À l’initiative de l’Espagne et de la France, le Conseil de sécurité était réuni ce matin en format Arria pour discuter d’une question vitale, celle des attaques indiscriminées contre les civils en Syrie.

Ce n’était pas une réunion comme les autres. Nous avons entendu les témoignages poignants et très précis à la fois, de personnalités syriennes qui ont fait le voyage jusqu’à New York et qui vivent au quotidien la réalité insupportable d’attaques sans distinction contre les civils. Après quelques mots de mon collègue et ami Roman je leur laisserai la parole et je voudrais déjà les remercier très chaleureusement : Nadim Houry, Human Rights Watch ; Bassam Alahmad, Violations Documentation Center in Syria ; Raed Saleh, Syria Civil Defense.

Pour tous ceux d’entre vous qui étaient avec nous dans la salle, je le signale au passage. Vous avez remarqué l’affluence de cette Arria, vous avez remarqué aussi la convergence des messages qui ont été passés tout au long de ces interventions. Ce sont des éléments à souligner.

Les attaques indiscriminées dont je faisais état sont hélas le fait de toutes les parties au conflit, mais l’utilisation massive de barils d’explosifs par le régime est responsable d’une grande partie des victimes civiles. Cette méthode de guerre primitive est par nature indiscriminée et inhumaine.
Un an après l’adoption de la résolution 2139, le droit humanitaire international et les droits humains les plus fondamentaux sont encore bafoués tous les jours en Syrie.

Je citerai juste un élément éloquent qui résume tout : le mois de mai 2015 fut le plus meurtrier depuis le début du conflit, autrement dit le mois le plus meurtrier du conflit le plus meurtrier depuis le début du XXIème siècle.

Nous avons le devoir de tout essayer pour mettre fin à cette situation. C’était l’objet de cette Arria dont nous avons pris l’initiative avec nos amis espagnols. Et nos deux pays, avec d’autres bien sûr, vont travailler ensemble pour répondre à cette urgence, celle de la protection des populations civiles en Syrie, le faire d’une manière aussi opérationnelle que possible, et le faire en ayant toujours à l’esprit l’objectif qui est le nôtre : c’est une solution politique en Syrie qui mette un terme à la crise.

Dernière modification, le 30/06/2015

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