Syrie - Point de presse du porte-parole -

Q - Un rapport d’Amnesty International critique la politique française d’accueil des réfugiés.

R - Nous avons une politique très active d’aide aux réfugiés syriens. Nous aidons les pays frontaliers qui subissent de manière plus massive l’impact de la crise en Syrie, à commencer par le Liban, la Jordanie et la Turquie. En France, nous sommes le premier pays d’accueil des réfugiés, toutes origines confondues, avec près de 60 000 demandes par an. Nous mettons tous les moyens en œuvre pour faciliter l’examen des demandes des Syriens et faciliter leur accueil : le taux de réponses positives est, pour eux, supérieur à 95 %.

Q - Amnesty International parle de 500 Syriens accueillis en France…

R - Entre 2012 et 2013, ce sont 3.700 Syriens ont été accueillis en France : environ 1.700 au titre de l’asile et 2.000 avec un autre statut que celui de réfugié (notamment visas de long séjour ou regroupement familial). En 2013, le nombre de Syriens ayant obtenu une protection aura doublé. Le chiffre de 500, mentionné par Amnesty International, correspond aux réfugiés vulnérables que nous allons accueillir à titre supplémentaire. Ce chiffre a été annoncé par le président de la République.

Q - Avez-vous des informations sur un massacre qui aurait été commis par Al-Nosra à Adra près de Damas ? Quel regard portez-vous sur les revers de l’opposition modérée ?

R - Je n’ai à ce stade pas d’éléments sur l’information dont vous faites état. Nous condamnons toutes violences, d’où qu’elles viennent. Il est urgent de mettre un terme à la répression sanglante du régime et à la violence aveugle. La violence engendre la violence. C’est pour cela que nous souhaitons qu’un processus politique s’engage, pour mettre en place une transition.

Q - Quel regard portez-vous sur les revers de l’opposition modérée ?

R - Nous soutenons la seule opposition modérée structurée et qui rassemble toutes les communautés, la Coalition nationale syrienne. Nous la considérons comme l’interlocuteur politique légitime.

Q - Le deuxième volet du rapport d’inspection de l’OIAC sur le massacre chimique du 21 août a été rendu public hier. Il semble impliquer l’opposition. Quelle est votre réaction ?

R - La position de la France, c’est la condamnation de l’utilisation des armes chimiques, dont nous savons qu’elles étaient détenues par le régime. Grâce à une action très ferme de la France et de la communauté internationale, le démantèlement de cet arsenal a été décidé et est en cours. Toute la lumière devra être faite sur l’utilisation qui en a été faite le 21 août contre les populations civiles. Il n’y aura pas d’impunité : ceux qui ont utilisé ces armes devront en rendre compte.

Dernière modification, le 16/12/2013

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