Syrie - Point presse du porte parole du 17 janvier 2014

- Syrie

Q – Est-il vrai que l’une des conditions posées par l’Iran pour participer à Genève II est la libération de généraux et gardiens révolutionnaires prisonniers en Syrie ?

R - Cette réunion n’a qu’un seul objectif : la transition politique et le transfert des pouvoirs à un organe exécutif doté des pleines compétences. Je n’ai pas connaissance d’autres objectifs. L’invitation adressée par le secrétaire général des Nations unies aux Etats participants à la conférence est claire.

Q – Je parle de l’inverse : l’Iran est prêt à venir à condition qu’on lui donne des garanties….

R – Il n’appartient pas à chaque participant à la conférence de poser ses conditions et de fixer un ordre du jour différent de celui qui est établi, au nom de la communauté internationale, par le secrétaire général des Nations unies.

Q - Et si l’Iran ne se prononce pas en faveur de cet objectif ?

R - Il paraît difficile qu’un État participe à une conférence s’il n’en accepte pas l’ordre du jour. Sur le fond, ce n’est pas à la France de décider qui doit participer à la réunion, mais au secrétaire général des Nations unies qui est à l’origine de l’invitation.

Q – Est-ce que la présence annoncée de L. Fabius signifie que la Coalition nationale syrienne sera bien là ?

R – La Coalition nationale syrienne prend ses décisions en toute indépendance. Elle tient une réunion à cette fin en ce moment même. A l’occasion de la réunion ministérielle des pays du groupe des Amis du peuple syrien qui s’est tenue à Paris le 12 janvier, nous avons - avec l’ensemble des pays présents - rappelé notre soutien à la Coalition et marqué notre souhait qu’elle participe à la conférence de Genève-Montreux.

Q - Est-ce que la France à un nom à proposer pour remplacer Al-Assad ?

R – La France n’a jamais indiqué de préférence pour telle ou telle personnalité. Notre position est claire et constante : il n’y aura pas de solution militaire, mais une solution politique. Cela passe par une transition, qui doit être décidée lors de la conférence de Genève-Montreux.

Q – Mais cette transition doit être bien assurée par une personnalité !

R – Il ne revient pas à la France de décider du choix de cette personnalité ou de la proposer. Nous avons reconnu la Coalition nationale syrienne comme représentant légitime du peuple syrien et comme interlocuteur politique. Cette structure, qui regroupe l’ensemble des communautés syriennes et l’opposition modérée, incarne à nos yeux le peuple syrien et son avenir.

Q – Mais, au sein de la Coalition, il y a bien une personnalité qui pourrait être nommée…

R - La France n’est pas appelée à choisir les responsables syriens. Ce n’est bien évidemment pas nous qui choisirons les responsables de la transition et ceux qui incarneront la Syrie de demain. Ce sont les Syriens eux-mêmes qui doivent faire ce choix.

Q – Certains membres de la Coalition ne veulent pas se rendre à Genève. Faites-vous pression pour qu’ils y aillent ?

R – Lors de la réunion du groupe des Amis du peuple syrien le 12 janvier au Quai d’Orsay, nous avons exprimé collectivement le souhait que la Coalition aille à Genève. Nous pensons que c’est elle qui est la mieux à même de préparer la transition. C’est la Coalition qui doit être le cœur de cette conférence.

Dernière modification, le 20/01/2014

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