Syrie - Sommet de l’OTAN (Newport, 05/09/2014)

Conférence de presse de M. François Hollande, président de la République

Depuis presque quarante-huit heures, nous sommes réunis pour ce Sommet de l’OTAN. Les deux sujets, ceux que l’actualité impose mais que la responsabilité exige de traiter, ce sont l’Ukraine et la situation en Irak-Syrie.

(...)

J’ajoute un mot sur la Syrie. Ce groupe terroriste [Daech] est à la fois en Irak et en Syrie. On ne sait pas d’ailleurs d’où il vient, s’il vient de Syrie ou s’il vient d’Irak. Enfin il a les mêmes intentions. Mais la Syrie est un cas différent.

Il ne peut pas être, pour la France, concevable d’avoir quelque action qui puisse être faite en lien avec le régime de Bachar Al-Assad parce qu’il ne peut pas y avoir de choix entre une dictature de terreur et une terreur qui veut imposer sa dictature.

Nous regarderons donc ce que nous pouvons faire et ce que nous avons déjà fait parce que pour nous, il y a une force qui existe qui est l’opposition démocratique en Syrie et une armée libre qui doit être soutenue.

(...)

Q - Lors de ce sommet, les États-Unis ont appelé à une coalition internationale contre l’État islamique. Vous venez de nous dire que la France prendrait ses responsabilités. Est-ce que cela veut dire que la France va participer à cette coalition ? Et si oui, de quelle manière, avec quels moyens ? Y aura-t-il, par exemple, des frappes aériennes françaises en Irak et en Syrie, même si ce n’est pas en lien avec Bachar Al-Assad, voire des troupes au sol ?

R - Sur la Syrie, nous ne sommes pas engagés dès lors que nous n’avons pas la preuve suffisamment claire que ce que nous ferons ou ce que nous pourrions faire pourrait profiter à Bachar Al-Assad.

Cela n’empêche pas d’agir puisque nous avons déjà agi en aidant l’armée libre de Syrie. Mais là aussi, cela exigera d’autres conditions parce que nous ne sommes pas dans les mêmes situations de droit international.

Dans un cas - l’Irak -, ce sont les autorités que nous considérons comme légitimes d’Irak qui nous appellent ; dans l’autre, qui nous appellerait ? Il peut y avoir l’exercice d’un droit de suite. Cela, c’est un autre fondement possible. Je suis donc très précis parce que je veux que les choses soient bien claires sur ce que nous ferons et sur ce que nous ne ferons pas. (...)./.

(Source : site Internet de la présidence de la République)

Dernière modification, le 09/09/2014

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